Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

dimanche 12 novembre 2017

Repérages forestiers

Petits repérages matinaux, beaucoup de terriers trouvés, certains abandonnés, d'autres peut-être pas ? Des couches d'herbivores, aussi.


Et quelques amoureux de la nature en 4*4 que je semble avoir dérangés en les devançant...

mercredi 1 novembre 2017

Sauvegarde du sauvage

On en apprend parfois de bien bonnes. Y parait que les écologistes organisent des lâchers de vipères par hélicoptère. Y parait... mais y parait vraiment : la rumeur fait le serpent de mer et resurgit tous les quatre matins. C'est du sérieux. Apparemment, en Slovaquie, ils équipent les vipères de petits parachutes pour leur faciliter l'atterrissage. Et l'on comprend que l'extrémisme de ces gens de l'Est ne mène à rien.

Écologistes s'apprêtant à lâcher des vipères 


Enfin voilà. Pas relâché ce week-end la moindre vipère, mais appris à manipuler et contenir les serpents et autres bestioles sauvages et donc à ce (juste) titre détestées et combattues par l'homme moderne et raisonnable. Le premier bison sauvage aperçu en Allemagne depuis deux siècles ? PAN!


Contrairement à l'homme rationnel, je pense qu'on pense avec les pieds. Ce qui accable ces abrutis de serpents qui s'en sont débarrassés, de leurs pieds. Regardez-moi ce serpent des blés : a-t-il seulement l'air de connaître Voltaire ou Bernard-Henri Lévy?

Serpent des blés
Evidemment pas! Au moins a-t-il l'avantage d'être américain, et donc tout à la fois spécialiste des droits de l'homme, de la science et de la modernité. D'autres sont beaucoup plus balourds, moins fins, moins subtils, on sent qu'on a besoin de leur apprendre la démocratie à coup d'agent orange, enfin y a un truc qui va pas : le python birman est de ceux-là. 25 kg le machin! Faut pouvoir le porter.


Python birman

Je passe sur les tortues, varans et caïmans, qui sont de véritables antiquités qui ne comprendraient vraiment rien à rien.

Tortue alligator

Tortue serpentine

Caïman

Varan


Et puis il y a les oiseaux. Il a déjà assez été répété que les oiseaux sont des cons. Ils ont des pieds ils s'en servent pas. Et c'est par les pattes, par les tarses qu'il faut les attraper. D'abord la buse : c'est tout de même impressionnant. Mais quand vient le Grand-Duc, on en arrive à devenir aristocratolâtre. Majesté! Impressionnante bestiole. Il a des cutters monstrueux au bout des doigts. Et pourtant quelle fragilité. Il suffit que ses plumes soient un tantinet abîmées, qu'il fasse donc du bruit en volant, et il n'attrapera plus jamais personne pour se nourrir. Il n'a jamais appris avec les philosophes à aller se nourrir à Auchan.

Triple buse


Grand-Duc d'Europe

Ne m'attrape pas si tu peux


Pour sauvegarde de la faune sauvage :

UFCS - Le Tichodrome

dimanche 15 octobre 2017

Le chapeau de Napoléon


Ah! l'automne... Et paf! quelques grammes de néo-romantisme pour le prix de 3 kg de débouche-évier : 



Pécloz

Ces choses-là ayant été dites, l'automne reste la saison des couleurs et des amoureux de la nature. Ceux de la semaine dernière. Mais encore de cette semaine! qui rivalisent de gentilles affiches pour nous souhaiter une belle journée nature. Le Ricard, sans doute, est naturel, mais je suis plus dubitatif pour les 4*4 et les fusils. Enfin, si on parvient à éviter les balles, la journée s'annonce belle.

Trélod
Magnifique
Trélod, Arcalod, Tré-le-Mollard, Mont de la Coche, Encerclement

Jamais parcouru le vallon d'Arclusaz... Souvent préféré aller au Pécloz, ou vers Orgeval. Innovation pour aujourd'hui. La randonnée est longue (3h30 annoncées pour le Col d'Arclusaz) mais débonnaire, d'abord en forêt arlequin, puis dans le vallon où les vaches sont encore bien. 

Arrivée dans le vallon



Les accès Est pour la Croix semblent bien raides, mais appellent! ce sera pour une autre fois. D'autres qui appellent : la Pointe des Arlicots, et le Grand Parra qui a l'air bien bien ardu! 



Secteur Arlicots - Grand Parra
Arrivés au Col, je grimpe vite fait sur le Chapeau de Napoléon. Un faucon profite des falaises. Belle vue sur les Aiguilles d'Arves et la Meije. La Grande Casse dépasse. Le fond du Grésivaudan est embrumé. 

Dent d'Arclusaz
Vers les Aiguilles d'Arves
Sur le Chapeau de Napoléon
Col d'Arclusaz

Il fait chaud. Et hop! le saucisson au Beaufort fabriqué en Corrèze. Pourquoi pas? Tout est permis. Pour m'en remettre, je prend la sente qui mène vers les crêtes en direction de la Croix, pour repérage. Je m'arrête parce que sinon je finis là-haut. Et là, on rentre.



Falaises jusqu'à la combe de Savoie

Le vallon


Encore des gentianes

dimanche 8 octobre 2017

Le Rocher des griffes de l'Ours

Elle était où la montagne ? Ce matin encore, j'ai bien cru la rater, avec la pluie au réveil. Je pars quand même, et le temps de m'affairer à droite à gauche, le ciel se dégage et donne même un ciel tout bleu. Regonflé !

Bellecombe - automne



Je mange tôt, et pars pour Pré Orcel, c'est juste à côté et on est vite là-haut. Au début de la piste forestière, des amoureux de la nature sont à deux doigts de me balancer dans le fossé. Enfin des amoureux de la nature : je n'en sais rien !... je devine subodore imagine! Monstrueux pick-up, rempli de cages dans lesquelles sont enfermés des chiens les uns sur les autres, ça ne peut être que ça ! En plus, ils avaient des gilets orange, c'est à ça qu'on les reconnaît !... ils mettent ça pour éviter que d'autres amoureux de la nature ne leur tirent dessus. L'amour vache, sans doute.




Enfin bref, je suis content, je ne risque pas de prendre une balle. Y en a un autre qu'il est tout content et il gambade et il fanfaronne sur la piste, c'est le chevreuil tout beau tout jeune, et qui finit par dévaler la pente. En voilà toujours un qui ne finira pas dans la panse expansée de son amoureux... du moins pas aujourd'hui.

Sur le sangle inférieur, aiguille effilée

Là-haut le sangle des belles ombres, au pied des falaises

Ce pensant, j'arrive à Pré Orcel à 12h30. Tout le chemin durant, ce n'était qu'une farandole de couleurs. Et paf !... le rouge. Et bim !... le jaune. Tout y passe. Les fayards on fire ! Les hêtres en feu.

Mont Blanc

Être en feu ! Qu'il s'anéantisse celui qui ne connaît pas cette flamme. Quelle inspiration ces montagnes si différentes au fil des saisons ! Ça me fait presque autant de bien qu'une chanson de comment s'appelle ? Vianney ? Disons plutôt ceci :



Ça fait longtemps que je n'ai pas avalé le moindre dénivelé. Je n'arrête pas de me dire d'y aller doucement et c'est pourquoi je fonce. Même pas eu le temps de voir la cabane de l'Allier, pan ! le sentier vers le Col des belles ombres.

Rocher des Griffes de l'Ours

Pourquoi tant de haine?

Là, je m'arrête. Le Mont Blanc est superbe : terminées les brumes estivales qui donnent une mélasse indigeste. La lumière redevient belle, et le Blanc lave plus blanc. Bon... je voulais voir des animaux. Mais le sangle inférieur, vers le Rocher aux griffes d'ours, m'appelle avec la force de l'inconnu.


Sur le Rocher - Belledonne

Alors c'est parti. Personne ! Plaisir de ne croiser personne. Personne mais le sangle est emprunté : par des bipèdes, mais aussi par toutes sortes de quadrupèdes. Des herbivores en veux-tu en voilà, mais, ce qui m'intéresse davantage, du renard et du mustélidé. Ce n'est pas la bonne heure, mais j'espère quand même...

Falaises

Sur le Rocher - vers les Bauges

Je vais prendre le dessert au rocher des griffes de l'ours : sacrées griffes le bonhomme ! Vue sur Chapa, Belledonne est aux prises avec les cumulus, le Mont Blanc s'efface, et les falaises dans mon dos sont superbes. Des voix sur le sangle des belles ombres, au-dessus.

Allez : retour, on passe là-dedans

Sieste vraiment méritée? n'aurait-il pas refusé au moins 2 offres du Pôle Emploi?

Vers 14h, je finis par repartir, en m'offrant une petite pause ayant aperçu un chamois qui lui ne se serait jamais privé de la prendre. Et je dévale ! Ça me manquait...

samedi 7 octobre 2017

Aux châtaignes en Forêt de Vallin

Ce matin, c'est ramassage des châtaignes dans l'agréable petite forêt de Vallin. Parait qu'elle est magnétique, mystique, sacrée, qu'on y croise des druides des elfes des trucs et des bidules. 






Surtout vu des champignons, et des châtaignes des petites et des grandes. Entendu la buse, aussi.


Étang de Vallin
Sans traîner car il fait froid, même quand les brumes matinales se dissipent pour et par les rayons du Soleil. M'enfin ce beau temps invite à la promenade... à demain!

Châtaignier : feuilles simples et non pas composées comme le marronnier