Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

dimanche 6 mars 2016

Etoiles jaunes sur fond noir&blanc

Etoile jaune
Et voici le Temps des pseudo-narcisses. Aucune de ces fleurs ne s'est jamais plainte d'avoir été dénommée avec autant de dédain. Ces plantes doivent avoir le sens de l'humilité. Et de la résistance! piétinées, guillotinées à tour de bras, déportées jusque dans les jardins des riverains, véritables nazis botaniques... Elles sont toujours là! 

Étang du Perthuis

Ce ne sont certes pas quelques giboulées ni centimètres de neige-polystyrène qui vont les défriser. Elles percent la neige et puis voilà. Les jonquilles remontent à la plus haute Antiquité disait Alexandre Vialatte. La preuve : même la Modernité la plus démocratique (et son lot de : quads motorisés, commerces de l'eau du ruisseau et de l'air des forêts, cantates humanistes et lumineuses) ne parvient pas à en venir à bout. 

En pleine giboulée

Il y a un zèbre qui risque de voir le bout, c'est le Mugabe. Cet olibrius semble menacer le monde démocratique sus-cité de faire profiter son peuple zimbabwéen de la manne diamantaire. S'il va au bout de son raisonnement, il va au bout de sa vie également. Ça se passe comme ça, en Occident démocratique et humaniste. 

5 minutes plus tard

Les seuls zèbres que nous rencontrons sont ceux formés par les ombres portées des arbres sur la neige. Bandes noires et blanches alternées, ou l'inverse, si vous y tenez. C'est joli, d'autant plus avec ces tâches jaunes ici, là et ailleurs, protégées pour quelques jours par la neige et le vent qui découragent les faucheurs.

Le Pilat et son sombre destin

Qui?
Les faucheurs, mais pas un groupe de randonneurs goguenards, qui rentre au bercail. C'est que même les oiseaux ont bien du mal à faire bonne figure, car ce Mars-là leur fait la guerre.


Ces quelques 9 kilomètres offrent une pause bienvenue, avant de reprendre le tumulte de la semaine... Pour le salaire à vie, la semaine de 21 heures, et j'en passe... Loi Travail! Sic transit gloria mundi, amen.
Un  peu de ciel bleu

jeudi 3 mars 2016

Le mois de mars en mars, étonnant non?

Mois de mars amerrissage
Cette année, le mois de mars a eu lieu l'année dernière. C'est comme ça. En décembre, nous étions déjà en mars. Noël au Soleil, en observant les jonquilles sur le point d'éclore. Primo Vere. Le mois de mars a également eu lieu en janvier, et en février. Belle lurette qu'on peut compter fleurette. Les abeilles étaient déjà de sortie. 

Mouette rieuse
Mouette rieuse

Logiquement, en mars, nous n'aurions pas du avoir le mois de mars. Mais si! mars ça repart! Les giboulées s'en vont s'en viennent. Logique et naturel.

On ne dérange pas les cygnes!

Alors justement, envie d'une courte échappatoire dans la nature, cet après-midi. Opération martin-pêcheur!... dans les bras perdus du Rhône. De drôles d'oiseaux sont là, suspects. Je les laisse pour aller voir les vrais oiseaux, les cons! 

Et pas la peine de faire l'autruche...

Cormoran
Les premiers à se manifester sont les mouettes et/ou goélands, allez savoir! Deux d'entre eux ou elles viennent défier 2 cygnes. Et puis les cormorans font acte d'omniprésence, ainsi qu'un pauvre hère, un pauvre héron que je dérange, par quatre fois. Y a-t-il un con de héron qui va comprendre que s'enfuir dans la direction où se dirige la menace, ça ne mène à rien? Et puis voilà la tête de la menace! Enfin, ne nous énervons pas. 


Mésange charbonnière
Je fais le tour de l'île, et je reviens. Dans le fief du martin-pêcheur. Il est là! Flamboyant dans la lumière qui décline (une giboulée s'annonce). Magnifique juste sous mon nez. Il me voit venir et s'enfuit. Déluge! Tempête! Eau glacée verticale horizontale, tout fout le camp. Ah! ils font moins les malins les oiseaux là! C'qu'est embêtant dans les oiseaux c'est les becs!... 


Bernie - le pauvre canari par soulpatrol

Cormoran
Mais c'est le mois de mars, et la giboulée laisse place à l'éclaircie. Les oiseaux ne sont pas des stars de cinéma et attendent donc que la pluie cesse pour chanter et danser. Les revoilà. Et en particulier le martin-pêcheur, que j'ai attendu de longues minutes. Il va, vient, à droite, à gauche, repart, mais ne reviendra jamais aussi près qu'il ne l'était à mon arrivée. Tant pis... 

Le voilà!
La Flèche

Le temps de deux-trois giboulées et éclaircies, je prends la route, transi de froid, après un dernier regard sur les bras inondés joliment baignés d'une lumière vespérale. Quasiment un poème cet article.

Lônes

dimanche 28 février 2016

Virée au pays du Lynx - le Grand Crêt

A la recherche du Soleil et en fuite des embouteillages. C'était le Vercors sud la semaine dernière, c'est le Jura cette fois-ci. Chez le lynx! Les lynx décimé-e-s, femmes et enfants d'abord, d'ailleurs, depuis 6 mois. En Allemagne, on en réintroduit, mais en France, il disparaît des Vosges et risque du subir le même sort dans le Jura. C'est la catastrophe. En attendant, depuis Bellegarde et jusqu'à Lélex par les routes sinuant dans le Massif, impossible de ne pas repenser à celui observé il y a deux ans...

Pourquoi poursuivre plus loin?
Arrivée à cette moche station de Lélex, arrêt sur le parking déserté avant le village. Un peu de neige, trop peu pour les raquettes jusqu'au refuge du Ratou, mais au-delà, elles sont chaussables, surtout histoire de ne pas les avoir portées jusques ici pour rien. 


Le parcours forestier est bien agréable, et contraste avec le passage en contrebas de la piste de ski où dévale une bise glaciale et les premiers skieurs. On grimpe et on atteint le Soleil plus qu'il ne nous atteint. Et ça monte en skis de randonnée. 


Lièvre variable


Voici le replat, sous le Grand Crêt, où le paysage est féerique, et enfin quelques traces d'animaux... dont un lièvre variable remarquable. Un dernier petit mur à gravir et voilà la crête.


Au-dessus du Jura, un petit voile nuageux, et dès ce matin sur les Alpes, des nuages plus gros, doublés d'une brume épaisse. Je ne sais pas trop quelle sera la vue - elle est grandiose. Du Valais aux Bauges... Les sommets jouent avec les nuages, et par-delà une mer de brume au-dessus de Genevois, et des vallées dans leur ensemble. 

Sous le Crêt

C'est magnifique mais le vent rend la situation intenable. Aller-retour au sommet, et pique-nique abrités par un arbre givré et parfait paravent. En face du Mont Blanc. Ouais.




Et voilà le temps de redescendre, dans cette neige très agréable à dévaler. Ravitaillement à la station, en comté, morbier et autres diableries locales. Et voilà le travail!

La Montagne Sous-Dîne, à aller visiter en hiver

samedi 20 février 2016

Balade raquettes à Pré Peyret

Arrivée du Soleil
Comme d'habitude... un peu de fatigue, un peu de courage qui manque, c'est l'hésitation au moment de se lever à 4h ce matin, m'enfin la montagne me manque un peu. Il n'y a qu'une petite fenêtre et il va falloir jouer serré. Le temps n'est pas annoncé des plus beaux, sauf sur le sud Vercors jusqu'à 13h environ. Et puis, c'est le week-end des touristes sur les routes. 

Grand Veymont et barrière du Vercors

Je contourne ces contraintes en partant tôt, 4h30, pour le Col du Rousset. C'est un peu loin, mais ça faisait longtemps que j'avais envie d'aller voir. Raquettes au pied à 7h. Le jour n'est pas encore levé, mais la lumière monte un peu et les chaînes de l'entretien des pistes de ski n'éblouissent plus de leurs phares quand je démarre. 

Grand Veymont et scintillements

Un petit lièvre saute et gambade. Peu de traces, sinon, dans cette forêt enneigée où la montée est bien agréable. Le grand silence. Très vite, je sors du bois, et aperçois les crêtes prometteuses d'une belle vue sur le Diois et au-delà. Je vois un petit sommet (cote 1703m) que je décide de gagner plutôt que de prendre plein Est le GR93 droit au but. Et en effet la vue est belle, sur Glandasse, les Trois Becs notamment. Le Soleil a frappé entre temps, mais c'est le vent qui est le plus violent, et glacial.

Vue sur le Diois

Sans m'attarder, je suis donc la crête, empruntée par quelque renard récemment. On plonge en forêt joliment éclairée jusqu'au Pas des Econdus, avant de contourner la Tête du Faisan en fond de vallon. En fond de vallon absolument, car c'est ici le domaine du tétras-lyre, au nord du GR. Pas question d'aller le déranger. Je scrute mais ne voit pas un coq. Je l'entends, en revanche, caquetant si l'on peut dire.

Sur la crête

Cabane de Pré Peyret
Je reprends la route et surprend un bel écureuil qui se réfugie immédiatement dans un sapin. Et puis voilà la cabane de Pré Peyret qui arrive, bien cachée. On y perd le Grand Veymont, grande étoile des lieux, et qui, toute la matinée durant, n'a cessé de se transformer par jeux de lumières et de nuages. Magnifique spectacle. 

En forêt
Changement de couleurs

Sur le retour, je manque me faire chasseneiger par un chasse-neige qui dame le GR. Ah bon?! Retour vers 11h, en côtoyant les quelques skieurs qui dévalent les pentes débonnaires du coin, tranquillement.

Dernier regard

Aiguilles, Chamaloc
Je rentre par Col du Rousset sud, où l'on est vite confronté au beau spectacle des Aiguilles de Chamaloc. Des vautours les survolent. Au moins 5 à se relayer dans les airs et dans les aires (de nichages). Et je m'offre un petit pique-nique au bord de la Drome, à Saillans, village démocrate s'il en est.

Les vautours fauves y habitent


Village le plus démocratique de France?
Au bord de la Drome

Week-end dans le Pilat

Un temps bien incertain... une petite excursion à Condrieu, île du Beurre, à la recherche perdue du martin-pêcheur... quelques oiseaux quand même,  et arbres en fleurs et abeilles de sortie, d'ores et déjà! 1 mois d'avance le printemps cette année.

Déjà au travail!
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Et le lendemain, petite balade dans le Pilat, où il reste un peu de neige, un tout petit peu. Crêt de la Perdrix, de la Chèvre, tempête de neige et refuge trouvé à la Jasserie pour un bon thé et une magnifique tarte aux myrtilles... 
Crêt de la Chèvre

Temps incertain