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mardi 3 mars 2020

Et aujourd'hui le printemps

Balayée la pluie, place au Soleil, et ça chante à tue-tête dans le bois. Une Grive musicienne s'en donne à coeur-joie, pendant qu'un Etourneau sansonnet fait de drôles de bruits en agitant les ailes. Le Troglodyte me nargue un peu mais je parviens à le prendre à peu près quand même. 

Grive musicienne
Troglodyte mignon
Etourneau sansonnet

Sur l'eau, les Grandes Aigrettes sont là, et en nombre (au moins 5). Les Hérons cendrés sont accrochés à leurs nids, et j'arrive à voir quelques poussins, déjà très grands! La héronnière va s'alarmer deux fois dans la matinée, au passage d'un rapace, par deux fois trop furtif pour que je parvienne à l'identifier : est-ce l'Autour des palombes aperçu plus tard? ou bien un Busard des roseaux revenu dans les lieux? 

Héronnière avec poussins à protéger des rapaces velléitaires
Tarier qui me laisse perplexe pour le moment
Hirondelle de rochers

D'autres qui sont revenus : les Tariers pâtres, et les Hirondelle de rochers. Bref, ça fait du monde. Et tout d'un coup, je vois le Renard bondir par-delà les roseaux : il va suivre son cheminement habituel, passant tout près d'une Grande Aigrette sur laquelle il semble avoir des vues, mais il se montre réaliste. Il reste donc encore au moins un Renard ici, et c'est une bonne nouvelle, en espérant que la famille montre le même spectacle cet été que lors du dernier...

Et si je mettais une Grande Aigrette au menu?
Non, laisse tomber...

L'après-midi, je pars en orchidochasse, et en rentre bredouille, mais trouve tout de même un bien joli Lézard des murailles

Lézard des murailles

Conciliabule d'Aigrettes

Fuligule milouinan
Fuligule milouinan
Grande Aigrette

lundi 3 février 2020

Fin janvier

Quelques images pour terminer ce mois de janvier.

Hibou moyen-duc prenant le vent
Chevreuils prenant le repas
Tarin des aulnes, de même
Passage des canards siffleurs sous l’œil du colvert
Merle noir
Grande Aigrette
Et le bain du Héron cendré
Et voilà

mercredi 6 novembre 2019

Tirez dans le tas

Tuez-les tous, dieu reconnaîtra les siens. Ce matin, les nouvelles mortifères tombent comme des feuilles mortes.
  • J'étais dès le matin avec les bouquetins du Bargy, déjà décimés ces dernières années (presque 500 sur 700), et une nouvelle fois menacés d'abattage : il fallait donner son avis à la DDT de Haute-Savoie avant demain
  • Et comme il faut toujours une cerise sur le gâteau, la mention de la chasse à courre au renard en Saône-et-Loire comme chaque année après la messe en l'honneur de Saint-Hubert.

Grande Aigrette
On imagine le glorieux équipage aristo (ni bons ni mauvais chasseurs, on parle d'équipage voyez-vous) lançant ses nobles chiens aux trousses du grand méchant renard, dont les torts sont forcément nombreux puisqu'il est quasiment partout classé nuisible ou plutôt SOD, comme on dit après passage à la moulinette de la langue de bois. "Susceptible d'occasionner des dégâts". Ah! la sale bête! Et on est au pays des Lumières, c'est dire s'il est nuisible. Tiens, le voilà qui passe d'ailleurs, au fond en lisière de forêt, un peu trempé et cherchant un petit repas, disparaissant bientôt par l'un de ses bonds dans les roseaux. On entend déjà les éditorialistes dire qu'on doit pouvoir tirer à balles réelles contre pareilles racailles des campagnes.

Dangereux terroriste s'apprêtant à occasionner des dégâts

Les bouquetins, eux, doivent être, désormais, sous la neige. Je ne les verrai pas aujourd'hui. Ceux du Bargy, atteints pour certains de brucellose, sont sur la sellette depuis belle lurette. Par peur pour le reblochon! Qu'il file sa maladie aux troupeaux "domestiques" et qu'on retrouve ça dans le fromage. Un cas un seul et sans preuve aucune qu'un ongulé sauvage ne soit la source de la maladie, mais pan! on dézingue. La préfecture veut désormais en tuer au moins 15 nouveaux, malades ou sains peu importe car les abattages seront non discriminés. La maladie ayant, dans le Bargy, fortement diminué (avec la preuve que les animaux développent une résistance à la maladie), la proportion d'animaux sains est désormais très forte (80%), ce qui revient à dire qu'ils vont abattre 80% d'animaux sains. Mais ce n'est pas grave. 

Bouscarle de Cetti! l'invisible!

Car le sauvage est dangereux, et doit être anéanti. Les vipères souffrent sévèrement de la destruction de leurs habitats, et sont très menacées, mais un projet d'arrêté ministériel prévoit de ne pas les protéger intégralement (elles pourraient être détruites "en cas de danger", ce qui ne veut rien dire). Tout doit disparaître.  

Les bouquetins me font penser aux loups. D'abord parce qu'ils subissent la même logique stupide du Tirez-dans-le-tas. Le loup attaque des troupeaux? on le décime. Les bouquetins risqueraient de transmettre si jamais on ne sait pas mais peut-être que? On les dézingue. Mêmes conséquences absurdes, aussi : les meutes de loups sont désorganisées et les individus esseulés doivent se reporter sur des proies plus faciles que cerfs&compagnie (les moutons sélectionnés par homo sapiens sapiens pour être stupides et incapables de fuir) ; les hardes de bouquetins sont désorganisées, et cela permet à plus d'individus (et donc plus d'individus malades) d'accéder à la reproduction (et vive la propagation). Enfin, dans les deux cas, la question de la protection des troupeaux, c'est-à-dire la question à la portée de l'abruti d'homo sapiens sapiens, est éludée. Les moyens de protection sont connus, efficaces même si relatifs ; mais il n'en est pas question, et on continuera de voir les troupeaux en libre service pour les prédateurs, et en libres divagations dans les alpages aux côtés des ongulés sauvages (ce qui créé les conditions d'une éventuelle transmission de maladie).

Martin-pêcheur d'Europe

On préfère tirer. Pan! C'est plus rigolo il faut dire. Alors de mon point de vue, le Bargy présente le grand avantage de compter une population de gypaètes barbus remarquable, et historique, qui s'y laisse admirer tranquillement. Bon. Les gypaètes ont besoin d'une grande population d'ongulés sauvages, et accessoirement de leurs cadavres dans les avalanches ou autres, pour se nourrir de leurs dépouilles, et ainsi éliminer les risques épidémiologiques (tiens donc). Si on fait disparaître leur source de nourriture, que leur arrivera-t-il?

Mésange à longue queue

Cependant, le renard ne reparaît pas, et je surveille les allées et venues du Martin-pêcheur, ainsi que le cinéma de la Grande Aigrette. Surtout, parmi les petits passereaux passant dans les buissons, j'en vois un qui se prépare à chanter et stupeur : c'est la Bouscarle de Cetti! Ce phénomène que j'entends chanter depuis des mois sans jamais le voir, est enfin venu à portée d'yeux. Photo floue, mais photo quand même. 

Corneille noire, autre terroriste s'apprêtant à occasionner des dégâts

Un autre imbécile d'oiseau se met à crier à tue-tête dans les arbres. Je dis imbécile car on a envie parfois d'appeler les oiseaux par des noms d'oiseaux. Et celui-là est certainement un petit rapace, mais j'ai beau avoir suivi la veille le module sur les vocalisations des petits rapaces, j'en reste sans certitude aucune. Toujours est-il qu'un autre imbécile lui a répondu depuis l'autre bout de l'étang, mais sans décliner plus avant son identité. Un faucon? Un épervier plus probablement? Difficile à dire. Enfin voilà, les oiseaux sont des cons comme disait Chaval, mais on les aime quand même. Alors on essaye de sauver tout le monde en protestant contre les progrès du capitalisme lumineux.

Traquet motteux

mardi 29 octobre 2019

Observations ornitho

Deux jours d'observations diverses et variées qu'on résume ici :

Autour des palombes

Canard souchet

Épervier d'Europe

Goéland cendré

Héron cendré

Ragondin

Grande Aigrette

Buse variable

"Big moustache"

Ragondin et canards

Martin-pêcheur d'Europe

Au revoir


jeudi 24 octobre 2019

Catalogue d'oiseaux

A entendre sans cesse ces jours-ci la Bouscarle de Cetti chanter, je finis par découvrir qu'un des chapitres du catalogue des oiseaux de Messaien lui est consacré. J'écoute donc ce catalogue, mais arrête vite : je n'en supporte pas plus de quelques secondes. On se contentera des images.

Photographier les oiseaux en vol, ce n'est pas une mince affaire. Encore sur fond de ciel, ça va, mais sur fond type forêt, ça reste un peu difficile, surtout si l'oiseau en question pousse le mauvais goût jusqu'à ne pas contraster avec le fond en question. Le résultat est donc que l'oiseau n'est pas assez bien accroché par l'auto-focus et se retrouve souvent flou, puisque le bougre bouge et parfois trop vite comme le busard des roseaux. Je me débats avec les réglages, mais je ne suis pas le seul à rencontrer le problème.


Fauvette à tête noire débusquée
Arrivée de la Grande Aigrette

Bon. Certains sont tout de même plus sympathiques à rester au sol ou perchés. Je les observe toute la matinée, et notamment par la belle lumière de 9h quand le Soleil passe enfin au-dessus de la Croix du Nivolet et allume les brumes. 


Héron cendré
Bécassines des marais perchées, Sarcelle d'hiver le bec dans l'eau
Busard des roseaux

Beaucoup d'oiseaux, mais pas trace du butor étoilé. Ce sera pour une autre fois. En revanche, sur le chemin du retour, un petit cincle plongeur plonge comme il se doit dans la Leysse.

Pouillot véloce
Bon, qu'est-ce qui se passe là-dessous?

Buse variable et Corneille noire, meilleures ennemies
Buse variable