Affichage des articles dont le libellé est Pyrénées. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pyrénées. Afficher tous les articles
dimanche 27 août 2017
dimanche 28 août 2016
Mont Valier - la pyrénéenne annuelle
La
Pyrénéenne ! Désormais traditionnelle... J'en suis à ma troisième
participation, sur 4, après Gavarnie, puis le Carlit. C'est loin
les Pyrénées... La route fut longue et éprouvante, en pleine canicule, pour
atteindre la Maison du Valier, loin loin après Mirepoix après Foix après
Saint-Girons loin ! Enfin ça en valait la peine.
Vendredi
22h, je me gare. Mal aux jambes de la route, malade après un repas qui a du
tourner avec la chaleur. Bon. Petit à petit je me sens mieux et m'endors, avant
que les comparses n'arrivent vers minuit. Samedi 7h, ça va pas mal. Il
fait beau, les vaches sont venues nous accueillir pour le petit-déjeuner. C'est
parti !
Du
monde, beaucoup de monde, véritable autoroute... On démarre
tranquillement mais nous doublons groupes de randonneurs après groupes. Le
chemin en forêt est bien agréable, parsemé de cascades ici et là, et en pente
douce. Des « trous souffleurs » sont signalés mais ne soufflent pas
beaucoup...
Arrive
la cascade de Nierech, vraiment très belle en deux parties et coincée
dans la faille juste avant une bien belle dalle. Le sentier la contourne en
s'élevant, là, extrêmement rapidement. Au-delà, nous trouvons d'abord les
framboises, puis le Soleil. Et les isards, dans le versant en face, qui
gambadent.
Première
pause à la Cabane 1859m. Nous sommes deux fois plus haut qu'au départ
(930m). Mine de rien. Nous bifurquons vers l'étang rond. Sur le chemin,
un isard, plus proche, s'éloigne. Le lac est splendide, bariolé quasi
arlequin, et reflétant les sommets alentours. Un peu frais, mais pas tant que
ça. Pique-nique.
Un
petit mur à gravir pour gagner le refuge des Estagnous (2245m). Il
commence à faire chaud ! Hop ! Hop ! Hop ! Raide... Juste
avant le refuge, les étangs. Le premier surtout est très joli. Petit tour et on
va poser les sacs au refuge.
Le Mont Valier est là, il en impose ! Il nous appelle il fait envie, avec le tout beau col Faustin puis la montée jusqu'au sommet... A nous ! Montée plus facile techniquement que je ne le pensais. Quelques passages câblés mais par temps sec, pas de problème. Au sommet, la vue est magnifique. Pas de Mont-Blanc, de Meije ou de Grande Casse, mais c'est beau...
La
vue est également parfaite sur le parcours du lendemain. Les vautours
nous survolent sans perdre espoir... Descente-express au refuge, quelques
boissons, une douche chaude (express aussi), et le repas qui va bien :
très bonne soupe à l'ail et plat au canard, juste interrompu pour aller admirer
le coucher de soleil. Nuit en refuge, nickel.
Dimanche
7h. Petit-déj' rapide, on refait les sacs et c'est parti. Petit dénivelé
pour commencer avec une bonne grimpette jusqu'au col, où la lumière matinale
donne de bien belles couleurs sur les lapiaz locaux, totalement différents de
ceux que je connais dans les Alpes. Au loin, la mer de nuages donne envie de
plonger dedans et ça tombe bien, c'est ce qu'on va faire.
La
descente du col est très bien balisée et cairnée, utile par temps de
brouillard. Un passage en contournant le cirque pour descendre par la petite
croupe permettrait de visiter les deux étangs en bas, mais rallonge un peu. On
descend direct ! Je prends un peu hors sentier, et tombe sur une
grenouille et sur un faisan, enfin un lagopède alpin.
Ravitaillement
en framboises, parcours d'un superbe sentier-balcon avec vue sur la
mer (de nuages), et on finit par plonger dedans, avant de pique-niquer au
bord du torrent. Quelques minutes plus tard, la boucle est bouclée, petit verre
à la Maison du Valier, et hop ! Retour dans les Alpes, en
légèrement plus de temps qu'il n'en faut pour le dire.
mardi 18 août 2015
Tentatives, approches, replis, et ascension du Pic Carlit
L'annuelle pyrénéenne! la voilà... Après le Taillon l'an dernier, nous choisissons le Pic Carlit cette année. Pyrénées orientales. Kashmir tiens... Bon... Arrivée à Mont-Louis vers 19h, après un départ de Lyon vers 12h et une étape cauchemardesque à Perpignan (impossible de s'y garer, d'y trouver une boulangerie, et d'y être servi aimablement). Alors qu'à Mont-Louis, où il fait bien froid, un petit restau nous accueille, charmant et très bon (le Dagobert).
![]() |
| Départ - Lac des Bouillouses |
Direction les Bouillouses... Quelques démêlés nous aurons avec cette route à accès réglementé. En cette fin de journée, la route est ouverte, mais il est impossible de se garer aux Bouillouses, du moins comprenons-nous. Nous redescendons donc, non sans croiser une belle troupe d'une vingtaine de chevreuils, au parking 10km plus bas. Navette le lendemain matin.
![]() |
| Lacs dans une ambiance terne |
![]() |
| Sous un lac, sur un lac |
Il ne fait pas spécialement beau, mais ça va se dégager(...). On y va, passant d'un lac l'autre, dans une ambiance un peu terne. Plus haut, le froid le vent la pluie redoublent. Il devient évident que :
- nous n'aurons pas de vue du sommet
- la progression risque d'être dangereuse
![]() |
| Direction le Carlit? Non, merci. Demain. |
![]() |
| Cèpes géants |
Changement d'option. Ou plutôt, retour à l'option initiale, abandonnée au départ pour d'autres raisons, qui était de faire le tour du Carlit le premier jour et d'aller dormir en contrebas de sa face Ouest. Nous coupons donc, hors-sentier, pour rejoindre le GR10 qui contourne le Pic. Chemin faisant, nous tombons sur un magnifique serpent et de gigantesques cèpes. Le serpent s'avère être une vipère aspic Zinnikeri. Pourquoi Zinnikeri ne me demanderez-vous pas, mais moi je me le demande? Parce que Zinniker, l'ami de Kramer! Et alors? Et alors Kramer a décrit cette vipère le premier en 1958. Il avait donc tous les droits quant aux prénom à donner. Merci à l'herpétologue qui m'a fourni l'identification et les informations.
![]() |
| Vipère aspic Zinnikeri mâle |
![]() |
| Traversée hors-sentier |
Mais nous ne tombons pas, en revanche, des rochers à désescalader, pourtant doublement piégeux car entourés de rhododendrons envahissant mais traîtres. Ces rhodos ont vraiment de jolies fleurs mais d'abominables fruits difformes. Les myrtilles ne sont pas encore bien mûres, c'est bien dommage.
![]() |
| Descente vers le GR10 |
![]() |
| Repas |
Le temps se montre plus clément pour le repas, seulement perturbé par des vaches très curieuses. Nous reprenons la route, mais la pluie reprend aussi. Ils nous reste un col à franchir et le temps devient trop mauvais. Demain, si ça ne s'améliore pas, nous serons bloqués là-bas derrière sans pouvoir monter au Carlit et sans pouvoir rien faire... Adieu la belle boucle, mais c'est le demi-tour. Un peu maussade, quand même... Autant que le temps. Avec le temps va, tout...
![]() |
| Adieu belle boucle - abandon avant le dernier col au fond à franchir |
En revenant vers les Bouillouses, deux carcasses de vaches, vidées, mais complètement, par les vautours du coin. Et puis un rapace qui tournoie au-dessus d'éboulis d'où crient les marmottes. Est-ce un circaète? Étrange... il m'a l'air juvénile. Pas encore identifié ce bougre.
![]() |
| Qui es-tu? |
Le repas, fondue savoyarde dans les bois, réchauffe les corps et les esprits, et restera dans la mythologie. Ah! carrément?... Oui.
![]() |
| Circaète Jean-le-Blanc |
---------
![]() |
| Départ des Bouillouses - autres temps, autres... |
Dimanche matin. Nous pensions pouvoir monter, cette fois, en voiture aux Bouillouses, où se garer est autorisé de 7h à 19h. Sauf qu'à 7h, la barrière en bas est... fermée. Toujours pas compris le principe. Bref. Navette. Mais, il fait beau! grand bleu! on voit le Carlit pour la première fois... On l'aura.
![]() |
| Autres couleurs |
![]() |
| D'un lac l'autre |
Pas la boucle, mais la ligne directe... la voie normale... l'autoroute. Que de monde! Un interminable petit train de randonneurs et randonneuses qui montent. Serons-nous seuls au sommet? la blague. Mais, avec la lumière, les lacs en chemin prennent une toute autre dimension. C'est magnifique.
![]() |
| Au-dessus des lacs - au loin le Canigou |
![]() |
| Vers le Pic Carlit à gauche |
![]() |
| Voie d'accès |
Puis, la voie d'accès au Carlit se dévoile, et impressionne. Un pierrier annonce les choses plus sérieuses : ça commence à monter plus sec! Une petite croupe à remonter, un petit pas d'escalade et un replat avec vue sur la traversée à effectuer. Hésitations d'un grand scarabée randonneur pas averti, mais on y va. De très bonnes prises, on n'est jamais face au vide, ça passe bien mais il faut savoir où on met les pieds (et les mains).
![]() |
| Lac 2600m, sous le Carlit |
![]() |
| Petit glaçon |
![]() |
| Traversée finale |
![]() |
| Tossal Colomer - descente au sud qui nous appelle! hors traces |
![]() |
| Grenouille jeune |
Joli panorama du sommet, mais je ne connais pas les massifs environnants... Magnifique vue sur le plateau des lacs. Mais une foule impressionnante au sommet. De là-haut, je constate qu'on peut passer au sud du Tossal Colomer et non au nord comme la voie normale. Voilà qui promet une descente hors-sentier et hors-foule plus ludique!
Et en effet! Désescalade sauvage, grenouilles, vautours, et retour aux lacs, pour une fin au pas de course en doublant des dizaines des centaines des milliers de randonneurs petites et grands.
![]() |
| Col - accès par la face Ouest (ça aurait été trop bien!...) - Etang de Lanoux |
![]() |
| Plateau des lacs |
![]() |
| Descente plus sauvage |
![]() |
| Vautour dédoublé |
![]() |
| Beaucoup d'eau |
Un très beau sommet, ce Carlit, qui se mérite, mais dont la boucle sauvage est à topoter (et à refaire, un jour).
![]() |
| Fin de parcours ou presque |
lundi 4 août 2014
Le Taillon en boucle par la vire d'Escuzana, le Pas des Isards et la Brèche de Roland
![]() |
| Au départ, l'objectif |
Du lourd! Au-dessus c'est l'soleil! Certainement ma plus belle rando à ce jour.
La vidéo - toutes les photos avec Sigur Ros
Le topo - description de l'itinéraire
- Carte : espagnole "Monte Perdido Gavarnie" 1:25000
- Distance : environ 25km
- Dénivelé : environ 1800m
- Difficulté : plusieurs passages sont difficiles (cf. topo) et peuvent s'avérer insurmontables dans certaines conditions (météo, manque d'équipement, manque d'expérience montagnarde, de condition physique, vertige) ; certains tronçons décrits sont hors sentier ou sur des sentes très discrètes, nécessitant de savoir utiliser carte/boussole.
- Equipement : selon les conditions et la saison, la quincaillerie non utilisée lors de notre sortie pourra s'avérer bien utile voire indispensable : piolet, crampons, casque, corde
- Bivouac : il y a de nombreuses grottes sur le parcours, abris extrêmement utiles en cas de temps orageux.
Jour 1 - Col des Tentes => Aguas Tuertas par la vire Escuzana
![]() |
| Début de sente escarpé |
![]() |
| Fond de vallon - orange du grès, gris du calcaire |
![]() |
| "Vallon des Isards" |
![]() |
| Plateaux successifs à remonter le lendemain |
Jour 2 - Aguas Tuertas => Col des Tentes par la Brèche de Roland
![]() |
| Regard arrière en remontant |
Prendre alors au nord, dré-dans-l'pentu puis sur une sente en lacets qui contourne par l'ouest un pic sans nom, qui abrite la Grotte de Casteret, que l'on atteint par quelques pas d'escalade très facile, mais que l'on quitte plus difficilement au nord, le long de la paroi, par une désescalade plus ardue sur de la roche glissante et mouillée. Remonter ensuite, plein nord, en cherchant son itinéraire parmi les blocs rocheux et les névés que l'on traverse avec prudence : zone calcaire où les trous voire les gouffres sont nombreux.
La Brèche de Roland (2807m) est bien visible depuis un moment, mais protégée par de raides éboulis. On les contourne en se dirigeant contre la paroi, jusqu'au Pas des Isards, le bien nommé! Un chaîne en facilite, ou tout simplement en rend possible le passage pour les bipèdes. Ne surtout pas la lâcher! Puis, passer entre la paroi et un imposant névé, avant de sortir sur une sente plus large et rassurante jusqu'à la Brèche, où le vent souffle!
Poser les sacs, et parcourir les 350m de dénivelé pour atteindre par un superbe parcours de crête le Taillon (3144m). Redescendre à la Brèche. La vue sur le Casque (3006m) est saisissante. Le Casque que l'on peut ajouter au parcours, une fois arrivé au Pas des Isards, on longe la falaise vers la droite plutôt que de remonter vers la Brèche de Roland (itinéraire non testé), et s'offrir deux "3000" sur la même journée.
Descendre de la Brèche vers le Refuge des Sarradets (vers 2650m). Beaucoup de monde. Le risque d'envoyer ou de recevoir de la caillasse est important, faire attention. Le reste du Glacier de la Brèche se franchit facilement, très emprunté. La prudence est toutefois de mise sur les 50 premiers mètres, où une glissade sur cette raide pente amènerait sur des rochers qui font mal rien que d'y penser.
Du Refuge, prendre à l'ouest le sentier qui ramène au Port de Boucharo. il traverse quelques névés exposés, puis une cascade, équipée d'une chaîne par forcément utile selon le débit, qui demande de l'attention pour la franchir. Ensuite, il n'y a plus qu'à terminer la boucle par une longue traversée presque plate jusqu'au Port de Boucharo, puis à reprendre la piste menant au Col des Tentes.
La sortie - le 2 et 3 août 2014
Robespierre avait confié la célébration de l'Etre Suprême (quelle idée) à David qui, raconte-t-on, confondait la grandeur et le grandiose, rendant cette Fête quelque peu ridicule. Les Pyrénées, elles, ne les confondent pas, elle les rendent synonymes. Grand et grandiose.
Arrivée le vendredi soir à Gavarnie, sous l'orage de grêle qui a débuté à Lourdes. Hum! Office du Tourisme... avis météo pour le week-end... averses orageuses... sommets pris... coups de tonnerre et rafales... ça s'annonce mal! Le samedi matin, difficile d'être optimiste. Pourtant, après un petit-déjeuner chez l'épicier sympathique et néanmoins spécialiste international de l'utilisation de la chaux dans l'histoire (ça ne s'invente pas), un petit coin de ciel bleu apparaît. On tente? Direction le Col des Tentes!
Arrivés là-haut, le temps laisse entrevoir une journée meilleure que celle annoncée, en effet. Allez! En route! Et c'est le cas de le dire, puisqu'on débute sur du goudron... Bon. Quelques minutes plus tard, nous voici au Port de Boucharo, où on s'amuse un peu à chercher la sente, quelques pierres dévalent ici et là. Sous les Gabieto, on entend : "Isards!"... Les premiers... La montée est tranquille jusqu'à la brèche de "Forqueta de Gabieto" où la vue sur la suite du parcours - la vire d'Escuzana - nous impressionne. Ca parait impossible, de passer là-dedans dans ces falaises... En avant...
Le parcours de cette vire restera dans les mémoires, et la brume qui vient accentue le côté irréel... Pique nique au col au-dessus, dans la brume, on n'y voit rien! La descente dans le pierrier se fait bien, jusqu'à une zone de lapiaz, calcaire taillé sculpté par l'eau, ludique à parcourir et à descendre côté sud, où nous trouvons un vallon fort sympathique. "Isards!" Ils s'enfuient... Nous descendons le vallon, nous rendant progressivement compte que les isards sont très nombreux, et manifestement chez eux. Très peu craintifs, ils s'éloignent, un peu, mais vaquent à leurs occupations. Nous marchons parmi eux! Grand moment.
L'endroit semble parfait pour le bivouac, mais nous voulons aller voir le canyon d'Ordesa... Nous restons donc sur notre idée de bivouaquer à Aguas Tuertas. Riche idée! A peine y arrivons-nous, que la pluie s'invite. Nous cherchons une grotte hospitalière et montons les tentes en quatrième vitesse, avant l'orage, premier du nom, que nous contemplons depuis notre abri. Le Taillon blanchit, recouvert de grêle. A la fin de l'orage, nous tentons une percée vers le canyon. Et hop! Orage II. Nous battons en retraite, comme Roland jadis, mais sans les Sarrasins pour nous assaillir. La pluie suffit. Bon. Plus tard, nous tenterons une seconde percée, plus réussie, en repérage pour le lendemain de la "vire des fleurs", qui rebute certains d'entre nous dans ces conditions climatiques. Elle fait rêver, mais il faut savoir renoncer.
![]() |
| Réveil |
Nous irons pique-niquer à la grotte de Casteret, abri un peu frais au final, et lieu de résidence manifeste des chocards, qui viennent nous voler notre pain. La grotte est défendue par un raide névé infranchissable. Si l'accès sud est facile, la sortie nord promet des moments plus épiques. La roche est glissante, mouillée, les pas sont hauts : la désescalade est ardue, en tout cas pour moi qui n'aime pas ça!
Parcours ensuite chaotique et lunaire jusqu'au Pas des Isards qui donne quelques sueurs froides. La chaîne tient bien! et heureusement... Mais je ne fais pas le malin et perds tout mon influx nerveux... A la Brèche, je souffle, presque aussi fort que le Vent de l'histoire. Il avait une sacrée épée, le Roland, pour tailler un tel bout de caillasse!
Nous avions d'ores-et-déjà renoncé au Casque, vu l'heure. Pas question de laisser passer le Taillon. Sacs posés, et les jambes à son cou, sur l'arête, pour monter en 20 minutes au sommet. La vue se bouche, et se dégage, d'un instant l'autre. Le vent est violent, et un abri de quelques pierres superposées l'annihile totalement! Après quelques minutes, nous redescendons à la Brèche, puis, terminons la boucle en passant la cascade du Taillon.
Mémorable.
Inscription à :
Articles (Atom)



















































