Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande
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jeudi 5 décembre 2019

Dos de Crêt Voland

A la descente, j'ai l'impression de monter. Je dois emporter sur les raquettes 20cm de neige à chaque pas... Et à la montée, il n'y a plus qu'à imaginer la difficulté. Très fatigante sortie, mais heureusement assez courte, juste ce qu'il faut pour profiter de la neige et des paysages qu'elle donne dans cette lumière tamisée par les cirrus.

Dans le dos au départ

En bas dans la vallée : le stratus. Au-dessus, c'est le Soleil. Départ matinal de Béranger, petit village perché au-dessus de Saint-Martin-de-Belleville. Jamais je n'étais venu par ici. Un habitant m'accueille en m'annonçant les chamois. Bon. 

Avec vue

Quelques traces

Le départ est assez facile avec peu de neige au sol, et tassée par les passages, mais très vite les traces se réduisent puis disparaissent car je décide de rester sur le tracé du sentier, invisible évidemment, plutôt que prendre en lisière de forêt. Je repère très vite les chamois en effet. Il y en a un qui m'offre un joli contre-jour coloré. 

Chamois

Chamois
Beaufortain au-dessus des brumes, et Mont-Blanc

Plus loin, c'est une Tétras lyre madame qui se montre perchée sur la grosse branche horizontale d'un sapin. Belle surprise. Pas question évidemment de la déranger, on se contentera d'une vilaine photo. Plus loin, ses traces dans la neige (ou celles d'un congénère), et puis sur les crêtes, l'empreinte d'un décollage de cet oiseau bien curieux. 

Poule des neiges
Empreinte de décollage du tétras lyre
Les crêtes jusqu'au Verdet

Quelques autres traces notamment de lièvre variable, et, peut-être, de renard. Divers micro-mammifères aussi. Je ne regarde pas que ça sur les crêtes, car en s'y promenant, c'est du 360°. Le Mont-Blanc, la Grande Casse notamment sont superbes.

Arrivée de chocards
Valse à 100 (ou presque)
La Grande Casse

A la descente, un groupe de chocards à bec jaune se rassemble à grands cris avant d'entamer une valse ascendante assez jolie. Et puis, des chevreuils concurrencent les chamois en grattant eux aussi la neige pour trouver à manger. Je retrouve au village mon habitant qui monte à son chalet et me demande si j'ai vu des cerfs ou le loup. Non!... 

Chevreuils
Plus ou moins actifs
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui

mardi 19 novembre 2019

Col de l'Alpette

Retrouvailles aujourd'hui avec la montagne, la neige, les mammifères. Je monte au-dessus de la maison, partant de l'autre versant du Granier pour aller faire un petit tour aux chamois (et autres). Les pieds dans la neige dès le départ, c'est agréable et j'avance au son de la neige qui craque sous les pas. Les yeux grand ouverts pour étudier ce que la neige rend visible : l'invisible présence passée des habitants des lieux. 

Col de l'Alpette

C'est difficile car la neige est fraîche et les empreintes aussi profondes que peu précises. Il y a au moins un renard, et du mustélidé indéterminé. Et puis une fourmilière a été éventrée sous la neige par un probable pic vert. Plus haut, ce sont les ongulés qui ont laissé leurs traces. Chamois et peut-être un bouquetin car les écartements des deux doigts semblent ici et là varier, le pied du bouquetin s'adaptant plus au sol que celui du chamois. Bon. De toute façon, il me suffit alors de lever les yeux pour observer les deux, sur les pentes partiellement déneigées sous les falaises Sud du Granier. 

Le Pinet

Je prends alors la dernière pente jusqu'au Col de l'Alpette, très chargée en poudreuse. Là, j'arrive exactement en même temps que le Soleil qui dépasse alors la barrière Est de la Chartreuse, et forme avec le Col un spectre de Brocken à l'Ouest dans les brumes recouvrant les Entremonts. 

Discret spectre de Brocken dans les brumes

La neige fraîche, sur le plateau, a tout recouvert : seul un skieur y a semble-t-il mis les pieds hier. Un skieur, et des autochtones. Un renard au moins. Et un lièvre au moins. Et, quand les pas du renard se mettent à suivre ceux du lièvre, je ne peux m'empêcher de penser à cette fabuleuse illustration de La Hulotte, rusé comme un lièvre



Bon. Je me l'étais déjà dit l'an dernier, mais un affût lièvre s'impose par ici, non? En attendant, je m'intéresse aux ongulés. Surtout les chamois, une bonne vingtaine au pied ou dans les falaises. C'est la période du rut pour le chamois. Alors ça se cherche, un peu, par endroits ça se chamaille, notamment ces deux-là dans un mur, qui se courent après, et se balancent par-dessus bord, tombant à tour de rôle de quelques mètres dans la neige. 

Un homme à la mer
Au top, on part chacun de notre côté, le dernier arrivé est une poule mouillée
Courage fuyons

Plus loin, les bouquetins sont là, et commencent à se donner des coups de cornes éparses. Pour eux, le rut est plutôt au mois de décembre. 4 mâles sont toutefois bien regroupés. Et plus loin, les femelles avec les jeunes. Tout cela dans ce décor blanc scintillant... 

Chamois shadoks : la ligne droite est le plus long chemin d'un chamois à un autre
Plus calme le bouquetin
Jeunes et étagnes

Après quoi, je retourne au Col, et plonge en courant jusqu'au point de départ.

samedi 19 janvier 2019

Sous le mont Morbié



Deuxième tentative d'aller au Mont Morbié, et nous nous arrêtons encore à mi-chemin. Tant pis, on profite des paysages enneigés, et de la descente glissade... Du Soleil, de la neige, c'est tout ce qu'il faut...



samedi 12 janvier 2019

Presque au Moucherotte


Ce matin, c'est Vercors. Quelques petits doutes en y allant : Belledonne est parfaitement dégagée, et le Vercors semble tout autant pris que la Chartreuse dans les nuages. Mais en arrivant à Lans-en-Vercors, la lumière semble passer, là-haut, juste au-dessus du plateau des Ramées.




Alors, montée dans la douce poudreuse, tranquille, dans un bien joli décor... Ça semble souffler fort là-haut, en revanche... Plus nous avançons, plus nous y sommes exposés. Le souffle efface quasiment instantanément nos traces. 



Nous n'irons pas jusqu'au sommet, de toute façon bien bouché. Il nous reste une petite fenêtre de ciel bleu sur la crête juste au-dessus. On aperçoit là-bas l'Obiou. Je grimpe sur la crête : trop tard, vue bouchée. 


Alors nous descendons, en lutte contre le froid. 




jeudi 10 janvier 2019

Plan de l'ours

Il a neigé hier et peut-être cette nuit, donc ce matin, je pars suivre les traces. Renard, écureuils, ongulés et pas mal de campagnols qui ont creusé par endroits de minuscules galeries sous la poudreuse... 

Le Veyton
Belledonne après la neige

Les arbres chargés de blanc sont tout beaux. Je me contente de l'aller-retour au plan de l'Ours. Au retour, deux chevreuils en vigilance rouge écarlate décampe de sous leur buisson à mon passage. 



lundi 7 janvier 2019

Grandes ailes de Vanoise

-11°C au départ, ça peut refroidir quelques ardeurs. Pas les nôtres et nous serons bien tranquilles sur ces pentes ensoleillées du vallon de Champagny-le-haut. Peu de neige cette année... Nous montons tranquillement, scrutant les bouquetins au loin qui profitent des flancs déneigés pour s'alimenter. 



Gypaète immature

A peine sortis, un regard vers les falaises. Il est là! gypa. Un immature, a priori dans sa 3e année avec sa tête noire s'éclaircissant. Au plus près des falaises, il se posera à plusieurs reprises dans un joli spectacle accompagné des chocards à bec jaune. 

A l'envol
Dans une nuée de moustiques
Au perchoir

Nous gagnons une petite butte pour le repas et les observations. Les bouquetins sont là. Des chamois, au loin, font honneur à leur réputation, surgissant de toutes parts dans les barres rocheuses pour grimper les quelques centaines de mètres de dénivelé les séparant de la crête et basculer derrière en quelques minutes à peine. 

Et hop! on bascule de l'autre côté

Et l'aigle royal fait ensuite son apparition prenant un courant vers le Laisonnay. Le gypaète reviendra faire un petit tour. Et nous, nous descendons. Déjà le Soleil passe derrière les montagnes, les journées sont bien courtes ici à cette période de l'année. Renard et martre ont laissé leurs traces un peu partout sur le chemin, tout autant que les campagnols dans la forêt... 

Aigle royal
Déjà les derniers rayons pour nous


La glace offre de bien jolies sculptures qui s'effondrent encore là-haut, touchées par le Soleil. De retour, il fait toujours -11°C.