Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

lundi 14 septembre 2020

L'heure du renard

Belle lumière matinale, dont je ne profite pas pour le renard car il passe juste avant, et bien vite encore une fois. Mais c'est toujours agréable de le voir venir. 

Lumière matinale

Renard

Court arrêt


Plus tard, un Chevalier sylvain se montre, une première pour moi. Et une Buse variable, pas une première, mais avec un joli décollage.

Chevalier sylvain


Buse variable

Il a l'air fâché, parce que je l'ai confondu au premier abord avec un R. à front blanc.


mercredi 9 septembre 2020

Balbuzard vs Corneille

 Vendredi, j'observais mon premier Balbu. Je venais ce matin sans compter un instant dessus. Et bien si ! Un autre Balbu passe par là. Celui-ci, bagué, reste plus longtemps, et ce malgré les assauts répétés des corneilles locales, bien plus téméraires que les cormorans. Cormorans qui, revenant de pêche dans le lac, se trouvent un peu hébétés en constatant qu'un intrus occupe "leur" arbre : les voilà tournoyant autour, sans oser le moins du monde s'y poser, et finissant par aller se percher plus loin. 

Balbuzard pêcheur

Bagué, celui-là

Les ailes coudées, caractéristique de l'espèce

"Bon, admettons que j'ai une grosse tête, mais je n'ai pas dodeliné, qu'est-ce que vous appelez dodeliner?" - autre caractère : dodeliner de la tête


Les corneilles, en revanche, n'hésitent jamais à aller harceler un rapace qui menace de venir manger le pain des corneilles. Quelques images des affrontements : 

Prêts?

A l'attaque

Sale bête

Pourchassé

Jamais tranquille


Il y avait d'autres protagonistes aujourd'hui : un renard notamment, très furtif, mais c'est toujours un plaisir de le retrouver. Un Martin-pêcheur, qui fait du zèle, car il n'y a plus d'eau en-dessus de son perchoir, mais pour la beauté du geste, il fait acte de présence. 

Retour du renard

Trop rapide

Pêcheur plus petit mais plus coloré que le Balbu

Et de l'autre côté


Et quelques autres : 

Le Chevalier aboyeur a perdu son copain arlequin


Pouillot véloce?

Un jeune râle?

Mésange bleue

Et au petit matin, opposition de jeunes Bihoreaux gris



dimanche 6 septembre 2020

Le Sphinx tête-de-mort : de la chute de la chenille à l'envol

Dimanche 12 juillet, une chenille tombe, semble-t-il, de la vigne. C'est une jeune chenille de Sphinx tête-de-mort, la deuxième cette année, mais celle-ci est encore toute petite. Je la replace dans la vigne, elle grimpe mais ne semble absolument pas s'intéresser aux feuilles ni à rien du tout. Je cherche donc les plantes-hôtes susceptibles pour cette espèce. Pas de trace de la vigne. J'avais plutôt des suspicions pour le Catalpa. Après tout, elle a pu tomber en deux étapes, du catalpa sur la vigne, de la vigne au sol. 

En forme après quelques jours de grignotage assidu. En position dite du Sphinx, d'où leur nom

Je cherche donc, et ne trouve rien de concluant, mais en creusant, je vois que le Catalpa est un arbre de la famille des Bignonaceae, et il me semblait avoir vu d'autres plantes de cette famille dans les listes de plantes-hôtes pour S. tdm. J'y retourne : bingo! Le temps de rattraper la chenille qui avait fait déjà pas mal de chemin et qui ne risquait pas de retrouver son catalpa par ici, et je la replace dans le catalpa. 


Quelques minutes après, je la recherche, elle n'est plus là, mais tombée au sol à nouveau, envahie de fourmis en train de commettre une tentative d'acidification. Je la débarrasse de ses agresseurs, et tente de la replacer ailleurs : aussitôt la chenille approchée qu'une armée de fourmis sortent de leurs trous à rats pour attaquer l'intruse pas même encore posée, certainement marquée chimiquement comme un ennemi à abattre pour le clan fourmi.


On rebrousse donc chemin, et l'installe à l'abri des fourmis. Après une semaine, elle a pris en taille, et se porte plutôt bien. Encore du chemin pour atteindre les 13cm de sa prédécesseuse il y a quelques semaines, certainement partie s'enterrer quelque part dans la cour. 


Mise à jour 21 juillet

Après presque 36h de léthargie, la chenille a mué, hier. Elle est repartie en pleine forme, avec une robe plus contrastée.

Fin de mue


Mise à jour 22 juillet

La mue a provoqué un quasi-doublement de taille, et une pigmentation très forte. Quasiment 10cm de longueur maintenant... Bientôt, donc, elle cherchera certainement à s'enterrer, on va lui mettre de quoi faire. En espérant RDV avec l'imago dans quelques semaines.



Mise à jour 28 juillet


Et voilà, elle s'est enterrée. Heureusement, car elle commençait à manger plus qu'il ne tombait de feuilles du catalpa. Ce matin :

En cours d'enterrement

Avant qu'elle ne se confine, sans doute à cause de la peur provoquée par les médias elle aussi, nous aurons pu l'observer pendant 16 jours. Soit la moitié à peu près de sa vie au stade chenille (une trentaine de jours durant lesquels elle passe de 1cm et 2mg à quelques 13cm et 15g. Multiplication du poids par 7500 quand même en 30 jours.)

Maintenant, il faut apparemment compter environ 1 semaine pour qu'elle se ratatine dans la loge qu'elle va se fabriquer, puis 3 à 4 semaines de mue nymphale.

Dernière photo la veille


Et maintenant, on espère voir l'imago. Dans quelques semaines, donc.
 
 
Mise à jour 5 septembre
 
Sortie de chrysalide ce matin, après 39 jours  passés sous terre. L'imago, tête-de-mort, se sèche les ailes tranquillement... Sera-t-il encore là demain ?
 
 



 
Mise à jour du 6 septembre 
 
Logiquement, il lui faut quelques heures à peine pour sécher et vasculariser ses ailes. Après 24h, il n'avait toujours pas, visiblement en tout cas, progressé. Je lui ai installé un bâton pour qu'il puisse aller se percher. Il semble en effet qu'ils affectionnent se percher au point le plus haut, ailes vers le bas, et, la gravité aidant, j'imagine, ses ailes doivent se déployer plus facilement.

Ça n'a pas manqué : il est allé se percher aussi vite. Il déploie ses ailes, lentement très lentement, mais il les déploie. 
 
 
Perché

Dernière vue

Prêt à l'envol


 
Vers 21h, il s'était envolé... Il ne reste plus qu'à trouver en terre son ancienne loge, et le reste de sa chrysalide :



vendredi 4 septembre 2020

Journée faste

 Il y a des jours où les belles observations s'accumulent. La Lune l'annonçait peut-être au petit matin. 

 

Lune matinale au-dessus de la Chartreuse

A peine arrivé, une Gorgebleue à miroir se dispute avec quelques Tariers pâtres. Tout ce petit monde est en plein contre-jour, mais enfin, c'est une première vraie observations de Gorgebleue. Au pluriel, même, puisqu'un juvénile se montre également.

Gorgebleue à miroir

Tarier des prés juvénile

Tarier pâtre

A la suite de quoi, un Chevalier aboyeur et un Chevalier arlequin (première également), copains comme cochons, font les vasières, et ne se quitteront quasiment pas de la journée. Tout ce temps durant, ce sont au moins 5 Martins-pêcheurs qui pêchent et se poursuivent à grands cris un peu partout. 

Reflet du Martin

Chevalier arlequin

Mimétisme des Chevaliers arlequin et aboyeur

Inséparables

D'autres crieurs? Les Râles d'eau ou les Bouscarles de Cetti, plus mélodieuses, qui sont souvent cachées mais qui se montrent quand même.

Bouscarle de Cetti

Râle d'eau

Beaucoup plus discrets : le Blongios nain (juvénile) et le Bihoreau gris (juvénile), tiennent compagnie aux Grandes Aigrettes et Hérons cendrés.

Blongios nain juvénile bien caché

Et puis, il y a eu les rapaces. Un Épervier d'Europe manque tout juste une proie à mon arrivée, et va se réfugier dans le bois. Un Faucon crécerelle vient plus tard, se rafraîchir avant de repartir. Un Busard des roseaux passe, mais trop vite. 

Épervier d'Europe

Faucon crécerelle

Il y a eu, aussi, cette impressionnante prédation d'un Circaète Jean-le-Blanc sur un serpent, qui n'a pas eu la moindre chance. Le Circa s'était posté à 200m de là, et a littéralement fondu sur le reptile, l'avalant quasiment aussitôt, avant de repartir. Comme dirait Choron, c'est peut-être mieux de se faire dévorer par un professionnel, quelqu'un dont c'est le métier, alors qu'il n'y a "rien de pire que se faire égorger par quelqu'un qui va le faire avec un couteau à pain". Maigre consolation pour le serpent. Le Circa sera moins efficace plus tard dans la journée... 

Circaète Jean-le-Blanc

Bon bin... bon app'

Et voilà

Retour immédiat au perchoir

Et enfin, le clou du spectacle : l'arrivée d'un Balbuzard pêcheur. Il vient se percher. En repart aussitôt, tourne une ou deux fois au-dessus de l'étang, et va cercler un peu plus loin avant de reprendre sa migration vers le Sud. Première observation pour moi également... 

Arrivée du Balbu!

De dos

Il passe devant

Balbuzard pêcheur

Et il reprend sa route