Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

mercredi 4 décembre 2019

Brumes, soleil, nuit

En ce moment, c'est la bataille contre le stratus. Ce matin, il semblait nous laisser tranquille, et finalement, il recouvre tout. J'espère bien, quand même, qu'il s'effrite dans l'après-midi.

Avec son nœud-papillon

Premier arrêt et la petite Martine-pêcheuse prend la pose, tout proche, et notamment avec un fond saumon d'un assez bel effet. Elle n'est pas seule, avec quelques foulques et poules d'eau, et des canards chipeaux et souchets... Mais je ne reste pas plus longtemps, je vois un bout de ciel bleu vers mon objectif prioritaire du jour.

Martine-pêcheuse
Repas repéré

Chemin faisant, deuxième arrêt. Et encore une femelle Martin-pêcheur, mais cette fois en plein soleil. Changement d'ambiance, mais même plaisir de l'observer. Beaucoup plus irisée-vert, peut-être une jeune, ou peut-être simple effet de la lumière. Une buse bavarde passe, de même qu'un limicole non identifié, et sinon : cygnes, foulques et cinq ragondins. 

Une compatriote au soleil

Troisième et dernière étape du jour : visite au Tichodrome échelette et Grands-ducs d'Europe. Un voile nuageux menace quand même et semble vite prendre le dessus, mais j'aurais malgré tout quelques moments de belle lumière sur la falaise. Le Ticho est bien là, très affairé en bas de falaise aujourd'hui, il passe de longs moments à remuer des herbes. 

Tichodrome échelette
En contorsions
Papillonnant

Le temps passe, il fait froid, et de temps en temps, j'ai droit à un "bubo bubo", mais impossible de le dénicher dans la falaise. C'est même assez frustrant de le voir débouler, après 17h, de nulle part. Il était, et même ils étaient, forcément sous mes yeux, mais bien cachés. Bon. Toujours est-il que je peux admirer leur vol, une nouvelle fois, d'un pan de falaise à un autre, ou vers un arbre. Jusqu'à ce que le froid l'emporte et que je les abandonne.

Bubo bubo
Grandes aigrettes non?
La prochaine fois de jour?
Décollage imminent
Vol en arc de cercle caractéristique

mercredi 27 novembre 2019

Les oiseaux du jour

Belle pluie ce matin, mais la météo devient légèrement meilleure dans l'après-midi, alors je vais rendre visite aux hiboux qui sont au singulier aujourd'hui, et puis aux oiseaux alentours. Un épervier passe juste en-dessous, mais sans prévenir. C'est le martin-pêcheur qui tient le mieux son rang. 

En poste
Bonne pêche?
Et voilà

Et puis un petit couple de nettes rousses pour une première cette année :

Nettes rousses

Rouge-gorge familier

mardi 26 novembre 2019

Deux nouveautés

Je tente sur un petit créneau de profiter des quelques rayons du Soleil. Pas de martin-pêcheur aujourd'hui, et pour une fois fréquentation de promeneurs avec chiens, qui font décamper bien souvent les cincles plongeurs. 

Bon, mais je découvre, entre autres, deux oiseaux que je n'avais pas encore pu observer :

Gros-bec casse-noyaux
Busard Saint-Martin

lundi 25 novembre 2019

C'est au pied du mur...

Et c'est au pied du mur qu'on voit :
  1. le maçon
  2. le Palestinien
  3. les oiseaux de murailles
  4. Tout à la fois

Pour cette journée, j'opte pour la réponse 3 et je vais donc les chercher, dans un lieu encore inédit pour moi, comme il y en a encore beaucoup tout autour. Je vais donc explorer les alentours de Chanaz, en passant le lac du Bourget sans remarquer ni cigognes ni grues qui sont passées aujourd'hui en migration. 
D'abord un petit tour du côté de Vions, assez prometteur avec le Rhône, des "îles" et étangs, et les falaises juste derrière en rupture du relief forestier du Mollard. Beaucoup de milieux différents bien concentrés = potentiel d'espèces différentes. Mais le temps est assez maussade, avec même un petit peu de pluie. Je m'attarde donc assez peu mais note tout de même de belles choses avec héron cendré et grande aigrette, un milan royal qui passera deux fois, et la seconde pourchassé par deux grands corbeaux, et des petits passereaux, notamment des roitelets huppés mais pas que.

Milan royal

Je gagne ensuite Chanaz et observe dès mon arrivée le Tichodrome échelette papillonnant dans les falaises. Il est aussi haut que petit, mais ses mouvements rapides et colorés le rendent bien visible. Dix minutes avant de disparaître, ce qui me laisse l'occasion d'aller chercher le martin-pêcheur sur le cours d'eau derrière, mais sans succès. Je reviens donc au ticho. Il revient lui aussi. Puis disparaît de nouveau. Il me reste du temps jusqu'à la tombée de la nuit où j'attends un cadeau pas vraiment surprise. Alors j'attends. Mais le temps est bien gris.

Tichodrome échelette
Il fait un cœur avec ses ailes
L'oiseau-papillon

Et alors d'un coup d'un seul, quelqu'un allume la lumière. Une brèche dans le voile nuageux et le Soleil couchant vient frapper les falaises bien exposées pour le coup. Lumière magique du plus bel effet orangé-rougeoyant. Je me remets alors à scruter les falaises plus attentivement en espérant le retour du ticho. Cinq minutes passent ainsi et le voilà pour les cinq dernières minutes de lumière! En plus, il vient relativement bas dans la falaise. Un bel enchantement. 

Merci à celui qui a appuyé sur l'interrupteur

Parfois immobile quand même

Mais souvent plus rapide que son ombre

Et la lumière s'éteignit... Et à 17h06, bubo bubo se met à chanter son nom latin. Le Grand-duc d'Europe est là. C'est court, j'ai l'impression qu'il vient de la droite, mais passent ensuite 6 minutes de féroce circulation automobile couvrant absolument tous les sons. A 17h12, le calme revient et rebelotte! 2 minutes de chant... "BUbo BUbo BUbo"... et je le vois voler là-haut-dessus de moi. Il se pose contre le tronc d'un arbre dans la falaise. Je reprends l'appareil, pousse les ISO à 16000, et tente de bouger le moins possible. Il s'envole à nouveau et gagne la cime d'un arbre au sommet de la falaise. Il est vite suivi par un autre Grand-duc. Parade nuptiale probable? (15/11 - 15/03 d'après certaines sources). Quelques instants plus tard, l'un des deux repart, puis l'autre quelques minutes après, et ils se logent ailleurs dans la falaise, continuant de chanter à 17h35, quand je ne vois définitivement plus rien et que je m'en vais.

Grand-duc d'Europe
Ah! je découvre le 2e sur l'écran
J'arrive!
Heureusement que c'est flou
Et hop!
Presque 2m d'envergure le bougre
Dernière ombre dans la nuit

Entre la lumière magique sur le Tichodrome échelette et les ombres fantastiques des Grands-ducs d'Europe dans la nuit, ce moment restera mémorable...

dimanche 24 novembre 2019

Le pluriel de hibou est une exception

Le pluriel de hibou est une exception grammaticale, mais pas forcément naturaliste bien au contraire. C'est ainsi que retournant voir le Hibou moyen-duc, je le retrouve au même endroit mais affublé de deux compatriotes dormeurs au dortoir. 
 
La boule
Lui préfère faire sa toilette en dormant

A noter qu'il m'a fallu une bonne demi-heure à tourner, discrètement, autour du pin pour me rendre compte qu'ils étaient trois. Ils ne choisissent pas de dormir dans des pins par hasard, mais évidemment parce qu'on ne les y voit pas. D'autant que, négligeant toute conception progressiste et civilisée de la mode, ces zèbres ont adopté un plumage cryptique dont l'écorce des pins est jalouse, car il ressemble plus à une écorce de pin qu'une écorce de pin ; plumage dont ils ne se sont pas séparés depuis des millénaires. 


Lui se réveille


Alors, c'est un au revoir



Quand l'un des trois finit par ouvrir les yeux, je m'écarte et les laisse tranquille. A la suite de quoi, je parcours les berges de la rivière, constatant les traces d'activité nocturne du castor, multiples. Un troglodyte mignon prend la pose, il est magnifique, et je n'avais pas mon appareil sous la main. Je me rabats sur un moineau domestique émergeant des thuyas et un cincle plongeur qui semble s'arrêter net à l'écoute d'un concert de pinsons du nord. Les martins-pêcheurs passent trop furtivement. 


Cincle plongeur
Moineau domestique

Je termine à l'étang, où la principale attraction est l'arrivée de deux bécassines des marais, se fondant elles aussi dans leur décor si bien que ce n'est qu'en rentrant que je repère la seconde, perdue de vue toute la matinée alors qu'elle était sous mes yeux. Un râle d'eau râle, puis traverse l'étang. 

Bécassine des marais

samedi 23 novembre 2019

Lac du Bourget et alentours

Ce matin, je vais voir les oiseaux d'eau. Ils sont bien peu nombreux, mais je patiente un peu, et quand la lumière donne couleurs et chaleur à l'étang, le cri perçant du martin-pêcheur se fait entendre, mais il ne se montre pas.

Belle lumière matinale

Je commence à avoir un peu froid, mais voici qu'arrive un petit groupe de la LPO en comptage. Ils me proposent gentiment de les suivre à l'observatoire voisin, alors c'est parti. Une petite halte entre les deux, pour surprise. On se gare, les appareils photo sortent, on se dirige sous un pin et... ah bah oui! un Hibou moyen-duc à la sieste peinard dans le pin! Extraordinaire. Au sol, moult pelotes de réjection. D'autres pins aux alentours, ça méritera de revenir. Il ouvre les yeux un court instant mais préfère décidément dormir. 

Hibou moyen-duc

Après quoi, nous allons à l'observatoire. Ou plutôt, par erreur, à côté. Et qui s'envole d'un gros arbre? Un Grand-duc d'Europe! Stupéfaction. Pas d'image souvenir, tant pis... 

Martin-pêcheur d'Europe

A l'observatoire, cette fois, nous pouvons compter. Des canards de toutes sortes, près de 20 hérons, des goélands, cormorans, etc. et le manège de 3 martins-pêcheurs au moins. Des passereaux à la pelle (mésanges bleues et à longue queue, roitelet à triple-bandeau, bruant des roseaux, bouscarle de Cetti, etc.). Et puis un nouvel instant magique quand un Butor étoilé nous déboule dans le champ de vision. Superbe! Plus tard, il traversera d'un bout de roselière à un autre, mais je ne pourrai le prendre mieux. 

Un jour j'aurai une belle photo du Butor étoilé

On change de crèmerie, et de nouvelles observations (près de 2000 foulques macroules, centaine de fuligules milouin et de fuligules morillon, harles bièvres, etc.) dont une pie-grièche grise. Le castor se régale et est tout proche de faire tomber un bien gros arbre... 

Tadornes de Belon

Et enfin, nous partons tenter de repérer le labbe pomarin qui traîne sur le lac depuis quelques semaines, mais sans succès pour aujourd'hui.

Goéland leucophée (2e année ?)
Goélands leucophées

mercredi 20 novembre 2019

Champagny-le-haut

Beau temps annoncé, et un coup d'oeil hier soir à la webcam indique que les versants Sud à Champagny sont secs, alors allons-y. 

Le survol du jour

Je quitte les brumes au village, pour passer au-dessus vers le vallon de Champagny-le-haut. A l'entrée, les mouflons sont là, une bonne quinzaine. Une courte observation et je gagne le terminus de la route. Les températures négatives sont bien là, mais il fait sec. Je m'équipe et je grimpe doucement.

Mouflons
Chevreuils

J'avance discrètement, mais deux chevreuils me repèrent avant moi. Ils prennent tranquillement leurs distances. Plus haut, des bouquetins ici et là. Surtout femelles et jeunes dans les falaises au loin. 

Bouquetin
Bouquetins perchés

Je m'installe sur mon rochermine, mais aucune ne se montre évidemment. En revanche, après un long moment sans volatile, quelques chocards à bec jaune tournent, et lancent le bal. Un gypaète adulte fait un passage, transportant un os, et houspillé après quelques minutes par les chocards ; il finit par disparaître. 

Arrivée du gypaète barbu

En transport d'os

Et son ombre

Le début des ennuis

Vingt minutes plus tard, c'est un binôme d'aigles royaux qui cerclent ensemble dans une belle voltige. 

Aigles royaux

Aigle royal