Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

mardi 17 septembre 2019

Mercantour 2/5 - Lacs de Vens

Premier jour complet et donc première randonnée dans le Mercantour. Nous choisissons les Lacs de Vens, avec un bon dénivelé raisonnable. Dès le départ, un cri rauque… les cerfs brament encore dans la vallée… ils vont rythmer notre montée, mais aucun ne sortira du bois pour se montrer.

Et les mélèzes ne sont pas encore jaunes...

Coucou

Arrivée au-dessus des Lacs de Vens

Festival de couleurs

La montée est relativement douce ; et on atteint le Rocher de la marmotte en même temps que le soleil. Arrivés sous les lacs, c’est un aigle royal qui se montre, quelques minutes après un vautour fauve. L’aigle nous survole avant de prendre de l’altitude et de retourner vers le plateau : nous espérons bien le revoir.

Et de reflets

 


L’arrivée en surplomb des lacs est grandiose. Le paysage s’ouvre dans un magnifique cirque aux belles couleurs de fin d’été. Les marmottes sont nombreuses, et l’aigle royal tente une percée, sans succès cette fois.

Il reste quelques fleurs



Nous traînons après le repas, d’un lac l’autre, avec des couleurs extravagantes qui changent du tout au tout. Il faut tout de même, ensuite, prendre la descente et rentrer à Saint-Etienne-de-Tinée, d’où, le soir venu, nous entendons encore les cerfs bramer…

Qui cultive ce bonsaï?

Résumé du spectacle


A aller voir de plus près demain !


3 lacs, combien de couleurs?

Dernières myrtilles, et framboises, et mûres...

lundi 16 septembre 2019

Mercantour 1/5 - Lac Verdet


Nous voici pour quelques jours dans le Mercantour. La journée débute un peu étrangement, quand arrivés ou presque à Barcelonnette, la route est barrée et ce que nous avions pris pour une erreur de déviation était bel et bien réel. Demi-tour, Serre-Ponçon, Embrun, Guillestre, Col de Vars ! 2 bonnes heures à ajouter au déjà long temps de parcours. Au col de Vars, petite pause méritée et repas là-haut où l’accueil est aussi particulier que le site du col est beau. Bref, nous parvenons à manger tout de même, nous, et reprenons la route de Saint-Etienne-de-Tinée.

Gypaète barbu en survol

Départ un peu sous le col de la Bonette

Col de la Bonette : plus on monte, plus c’est beau. Il est donc plus tard que prévu, mais nous faisons une halte pour aller visiter le lac Verdet, à peine 100m de dénivelé au-dessus du parking. Histoire de se dégourdir aussi un peu les jambes.

Jamais vu autant de marmottes que pendant ces 5 jours
Couleurs de fin d'été


Nous admirons le paysage, et un aigle royal nous accueille, puis un deuxième. Plus tard, un vautour fauve. Et un troisième (à moins que ce ne soit le même que le deuxième qui serait alors le second) aigle royal. Les marmottes sont de sortie.

Un aigle royal

Et un autre aigle royal

Le lac porte bien son nom. Nous en faisons vite le tour. Au-dessus, sur les crêtes, 3 bouquetins vaquent à leurs inoccupations. L’hyperactif du groupe reste immobile mais debout, et finit par se retourner.

Bouquetins

Lac Verdet

Un peu moins verdet de l'autre côté

En retour, c’est maintenant un gypaète barbu qui nous survole. Nous le reverrons, juste au-dessus de nous, de l’autre côté du col de la Bonette. Géant. Un des aigles royaux également, nous accompagnera une partie de la descente.

Cime de la Bonette
Vue vers le Nord

Vue vers le Sud

A Saint-Etienne-de-Tinée, petit tour du village agréable, avec la surprise de découvrir un sphinx du liseron, magnifique papillon deux fois plus gros que le moro-sphinx colibri, très impressionnant. Reste à choisir les balades des prochains jours…

Sphinx du liseron

dimanche 15 septembre 2019

Etang des aigrettes

Observations du jour : du canard, du cormoran... des râles d'eau bien loin ; 2 grandes aigrettes, du héron cendré, 2 hérons pourprés, une buse variable et le spectacle offert par deux busards des roseaux.

Busard des roseaux
Avec un héron cendré
En duo

samedi 14 septembre 2019

Au parc naturel urbain

Me voilà par improvisation au parc de la feyssine. C'est un parc naturel urbain. On y rencrontre assez étonnamment si proche de la ville et du périphérique une biodiversité remarquable. Certes toutes les espèces qui viennent ne sont pas rares, mais leur concentration force ici l'admiration.

Spiranthe spiralis

On y trouve ainsi aisément du papyrus lipidus, espèce assez volatile malgré son poids, qui côtoie très souvent des amphorus bierus qui affectionnent particulièrement les petits bosquets ombragés.

Pic vert

En plein soleil dans les prairies sèches, et même parfois purement et simplement sur les petits sentiers c'est dire si la nature est ici laissée tranquille et s'exprime donc sans crainte aucune, on rencontrera ici et là de véritables colonies du même genre mais d'une autre espèce : amphorus plasticus, innombrables. Et un peu partout les mégots canceroferus, très bien répartis sur tout le parc naturel.

Spiranthe spiralis

En écrivant ces lignes un peu dépitées, j'observe un moro-sphinx colibri butinant un "arbre à papillons", plante connaissant un grand succès mais invasive et trompeuse pour les papillons et autres diablotins venus la butiner : contrairement à ce que ses attraits laissent penser, elle est très pauvre en nectar et fait donc faire beaucoup d'efforts presque inutiles aux ailés zélés. Un geai des chênes s'installe dans les aubépines et un écureuil passe à toute vitesse. Un lapin se fait pourchasser par un homme en rouge.

Geai des chênes

Et puis, une famille toute gentille est venue pique-niquer et jouer au foot dans la prairie sèche. Les enfants étaient étonnés de me voir accroupi dans l'herbe avec mon appareil photo. Ils demandent si j'ai trouvé une couleuvre. Non hélas mais des pieds de spiranthes spiralis, dernière orchidée à fleurir en France jusqu'en octobre. Avec ses fleurs minuscules blanches en spirale, le tout ne dépassant pas quelques centimètres, il faut la chercher pour la voir. Pour le reste, bon courage à elle pour éviter pieds, ballons, et autres amphorus de toutes espèces...

Spiranthe spiralis

Mais, ces pieds présents prouvent que la nature aussi peut casser des briques. 

vendredi 13 septembre 2019

Plan des Cavalles

Vers le Mont-Blanc

Liste de randonnées 3/10, dans les Grandes Rousses aujourd'hui. Du plus costaud que les précédentes, alors contrairement aux premières randos, je fais attention aux temps. Données sportives donc, une fois n'est pas coutume :

Les Aiguillettes au sténopé

Montée : La Villette - Lac de la Fare
12,5km ; 1470m D+ ; 140m D- ; 27,6kme
Temps mini AMM (10min par kme) : 4h36
Temps maxi AMM (13min par kme) : 5h58
Temps de marche FFRP (hors pauses) : 5h45
Chrono du jour (pauses comprises) : 3h44

Descente : Lac de la Fare - La Villette
9,8km ; 250m D+ ; 1580m D- ; 13,4kme
Temps mini AMM (10min par kme) : 2h14
Temps maxi AMM (13min par kme) : 2h54
Temps de marche FFRP (hors pauses) : 3h30
Chrono du jour (pauses comprises) : 3h11

Cumulé
22,3km ; 1720m D+ ; 41kme
Temps mini AMM (10min par kme) : 6h50
Temps maxi AMM (13min par kme) : 8h53
Temps de marche FFRP (hors pauses) : 9h15
Chrono du jour (pauses comprises) : 6h55

Vers Belledonne et le Col du Glandon, magnifiquement rendu rouge par les feuilles de myrtilles
Un des lacs du plan des cavalles

Bon... J'ai donc a priori une bonne marge, d'autant que je n'ai pas fait la descente à fond et pris pas mal de temps à faire des photos à la montée.

Regard arrière presque en haut du plan
Vers Belledonne sud

Sinon, côté rando, très beaux paysages que je découvrais aujourd'hui dans ce secteur des Grandes Rousses. Le plan des Cavalles est superbe avec ses lacs parsemés un peu partout. Bref, c'est un régal malgré la longueur et la difficulté. Mains courantes dans la descente au-dessus de l'Alpette, pour un passage qui se franchit sans trop de difficulté ; et à la montée, le sentier de la cochette est annoncé à juste titre "escarpé", assez étroit, il ne faut pas glisser (donc ne pas y aller par temps humide) et ne pas s'attarder dans les combes (chute de pierres possible). La remontée au point de départ par ce soleil qui tapait sur la tête a été bien difficile, mais on est bien content d'arriver.

L'alpette : alors c'est moins beau
Mais ça on prendrait...

Bémol : peu d'animaux croisés, si ce n'est évidemment marmottes et faucons crécerelles. Une buse est délogée bien involontairement de bon matin, ainsi qu'un circaète juste avant le repas... 

Avant de plonger dans la descente finale