Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

dimanche 12 mai 2019

3 jours en Dordogne

Deuxième partie des vacances, en Dordogne cette fois-ci. Là encore, beaucoup d'oiseaux mais pas les mêmes, et d'orchidées et pas vraiment les mêmes non plus.

Nous voulons des coquelicots
Hirondelles des fenêtres en approche
Hirondelle rustique au décollage
Hirondelle rustique

Basés aux Eyzies, nous commençons le jeudi par faire un tour des quelques villages de la vallée de la Dordogne sur la route qui nous mène à Sarlat. La région est très belle, très boisée, et parsemée de falaises et plateaux calcaires, une sorte de Chartreuse basse. 

Bergeronnette grise et repas
Milan noir

C'est le fief, notamment, des milans noirs, ainsi que des hirondelles qui se régalent des insectes au-dessus des cours d'eau. Et chacun dans leur style, ces oiseaux-là sont beaux à observer en vol.

Parfait pour aller construire le nid
Qui a fait le plan de vol?

Nous passons par Beynac, Castelnaud et le cingle de Montfort. Les bâtisses et châteaux sont tous très beaux et d'ailleurs presque chaque village compte parmi les "plus beaux villages de France". Bon. Juste une petite déception pour le cingle de Montfort qui n'offre une vue que partielle sur la Dordogne. Quant à Sarlat, la ville-centre est vraiment très belle également.


Les Eyzies
Le lendemain, nous passons plutôt côté Vézère, jusqu'à son confluent avec la Dordogne. Balade rapide et matinale au-dessus des Eyzies, puis à Limeuil, avec notamment un superbe jardin panoramique. En passant, nous visitons les cingles de Trémolat et de Limeuil qui donnent une plus jolie vue sur la Dordogne.

Confluent Vézère - Dordogne depuis le jardin de Limeuil
Cingle de Limeuil

Beaucoup d'orchidées également dans la région, et, pour le première fois des sérapias!

Serapias lingua
Ophrys mouche

3 jours en Diois

Orchis brûlé
Quelques jours de vacances dans le Diois. Ça débute dimanche sous la neige à 500m d'altitude sur notre Chartreuse... Idem pour le Vercors et exit l'idée de le traverser pour commencer par l'observation des vautours au col de Rousset. Nous contournons par Valence et faisons une première halte à Crest.

Crest

Il fait beau - Les Trois Becs
Le temps ne change pas et nous le prenons pour atteindre Pontaix d'ici la fin d'après-midi où nous serons basés à l'Auberge de l'eau vive pour ce séjour, auberge fort agréable d'ailleurs. Du coup, chemin faisant, nous montons vers le col de la Chaudière, chercher des orchidées. Elles sont au rendez-vous, des classiques et des moins, dont une hybride orchis pourpre x orchis singe que j'aime beaucoup, et l'ophrys mouche aussi discrète voire secrète que jolie.

Hybride orchis purpurea x orchis simia
Ophrys mouche

Ophrys araignée
Puis, de Pontaix, nous allons voir la cascade de l'aiguebelle, par le petit chemin escarpé et rapide, parfaite pour une balade rapide, et qui doit être très appréciée l'été... Nous poursuivons jusqu'à la tour médiévale et descendons ensuite tranquillement un peu sous la pluie. Petite exploration en voiture vers Saint-Julien-en-Quint sous la pluie, et repérage de Madame Vache qui vend a priori de bonnes tommes à l'ail des ours, mais nous n'avons pas pu y aller.

Vers la cascade de l'Aiguebelle
La cascade de l'Aiguebelle

Qui es-tu? insectivore à déterminer
Lundi, objectif col de Rousset, donc. Le temps a cette fois changé et il fait beau mais le vent reste fort et les températures glaciales. D'ailleurs, le dernier kilomètre est encore enneigé : demi-tour obligatoire. Qu'à cela ne tienne, nous filons vers le cirque d'Archiane, où nous verrons quand même des vautours. 

Rocher d'Archiane
Gypaète barbu
Gentiane acaule

Nous y empruntons le sentier des vautours, au pied du Rocher d'Archiane. Et après avoir observé les belles falaises, nous cherchons les oiseaux. Quelques vautours fauves passent, depuis la combe de Veyranche vers la Tête du Jardin. Et puis, me retournant un peu par hasard : Oh! Gypa! Oui c'est bien lui tournoyant au-dessus du Rocher d'Archiane... Il est un peu haut, mais c'est toujours une observation magique ; et c'est la première fois que j'en vois un dans le Vercors. Plus tard, il prendra le rôle de Robert Ménard dans la pièce Monsieur, vous n'êtes pas le bienvenu, le migrant étant joué quant à lui par un vautour fauve. 

"Monsieur, vous n'êtes pas le bienvenu, alors vous partez"



Limodore à venir

Nous poursuivons notre route, en croisant une limodore à feuilles avortées, première pour moi, encore en bouton. Et allons pique-niquer à la limite de la forêt, sur la sente qui mène droit au sommet du Rocher d'Archiane. Un bouquetin y traîne. Les oiseaux font un petit tour aussi. Belles observations ensuite à Pédane, où une longue vue et une signalisation des nids ont été installés, ce qui est une bien belle idée. D'ailleurs, les informations sur les vautours, nouvelles, sont très bien faites. 

Jeune bouquetin
Vautour fauve
Tête du Jardin

Après cette balade, nous allons voir le saut de la Drôme, dans cet improbable éboulement. L'eau de la Drôme est vraiment belle et donne envie de s'y baigner mais il fait encore un peu froid. 

Au Claps, le saut de la Drôme

Saut de la Drôme

Ongulés
Mardi, cette fois c'est bon pour le Col de Rousset. Nous prenons le chemin vers le col de Chironne. De l'ail des ours, très vite... Et aux falaises, on cherche les oiseaux. Un faucon passe trop vite. Le tichodrome échelette fait une apparition, trop beaucoup trop rapide, mais première observation de l'oiseau papillon et ça fait plaisir. Les vautours fauves, eux, prennent les spirales ascendantes et vont vaquer à leurs occupations.

Col de Rousset - Aiguilles de Chamaloc
Vautour fauve
Col de Chironne
Gentiane printanière

Jonquille
Un petit tour chez l'aigle royal qui ne donne rien, et nous allons à Font d'Urle pour pique-niquer. Les marmottes se réveillent doucement, mais alors très doucement. Un circaète Jean-le-Blanc fonce au-dessus de la Porte d'Urle. Un autre rapace très clair est passé mais trop vite pour être identifié...

Marmottes pas vraiment sur le pont
Chocard à bec jaune aux aguets
Font d'Urle
Barrière du Vercors

Circaète Jean-le-Blanc
Nous avions prévu de finir la journée au saut de la Druise, mais le col de la Bataille reste fermé. Nous devons donc faire tout le tour pour nous y rendre. Sur place, nous découvrons que la vallée de la Gervanne mériterait au moins une journée complète pour être parcourue et chercher le percnoptère. Mais nous avons très peu de temps. Celui de l'aller-retour à la cascade. Quelques orchidées au passage, et nous rentrons.

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Saut de la Druise - 72m
Saut de la Druise

Bien rempli, mais nous aurons besoin de revenir.

mercredi 1 mai 2019

Fort de Montmélian

Partis pour un petit tour tout plat, alors nous rendons visite aux guêpiers mais ceux-ci ne sont pas encore arrivés. Héron, Goéland, milan noir, et même un milan royal font le spectacle pour faire patienter.

Orchis singe
Orchis homme pendu

Au retour, nous faisons un petit arrêt au fort de Montmélian. Un milan noir s'amuse tout autant que nous amuse le long de la falaise. Et au nord, en bordure de forêt et en limite des zones entretenues, des orchidées. Un hybride orchis singe x orchis homme pendu attire d'abord mon attention. Beaucoup de singes autour, mais nous mettrons du temps à trouver un homme pendu.

Et les hybrides - 1/2
Et les hybrides - 2/2

Et quelques bosquets d'ornithogales en ombelle complètent le tableau floral qui fait le bonheur des flambés, machaons et autres papillons.

Ornithogales en ombelle

dimanche 14 avril 2019

Trou de la Doriaz

Visite à la cascade de la Doriaz, histoire de ne pas aller trop loin aujourd'hui.

Doriaz

Trou de la Doriaz


Primo vere

Margeriaz

samedi 13 avril 2019

Une vue sur les ruines qui va ruiner les vues

L'observatoire des aigrettes au Bourget-du-Lac, nous y avions fait déjà un passage enchanteur avec ces satanés oiseaux à tue-tête : roitelets, troglodytes et merles étaient les plus visiblement nombreux à passer et repasser autour de nous en chantant. 

Querelle de voisinnage

Nous y revoilà donc, accueillis par des milans noirs qui virevoltent et un faucon crécerelle. Mais quelles sont donc ces marques blanches sur les arbres ? Nous avançons tout de même dans la cacophonie des oiseaux et apprenons à l'observatoire l'existence d'un projet de couper toute une rangée d'arbres pour que l'on puisse voir, de la route et du parking, les ruines du Chateau de Thomas II. 

Buse au perchoir, à ne pas confondre avec la triple-buse au Perchoir de l'Assemblée

Riche idée que voilà. Comment mieux saccager un espace où la vie sauvage est presque préservée ? Les oiseaux vont plier bagage ; circulez il n'y aura plus rien à voir, sauf les ruines d'une vieille histoire et celles d'une faune sauvage pourtant encore remarquable aujourd'hui.

Sarcelles d'hiver

De l'observatoire, nous pouvons encore observer aujourd'hui des nettes rousses, des grèbes, des sarcelles, des canards, cygnes, cormorans, aigrettes, milans, etc. etc. et une buse qui se sert de la zone humide pour aller grignoter entre les repas ce qui n'est pas raisonnable mais on le sait que les oiseaux sont des cons. Toujours est-il qu'elle nous amuse de son perchoir vers le sol, du sol vers son perchoir, incessamment. 


Une couleuvre à collier ondule dans l'eau, peut-être a-t-elle entendu (?) les quelques grenouilles qui lui feront son festin. Les grenouilles qui elles n'ont déjà presque plus d'insectes à manger, alors imaginons sans végétation... 

Canetons colverts

Tout est donc parfait, ce qui reste de vie sauvage doit être détruit. L'idéal serait d'ailleurs de tout bien gazonner glyphosater, histoire qu'on puisse faire des barbecues en pensant à Thomas II, et surtout sans être dérangé par une couleuvre à collier ou quelque coléoptère que ce soit. 

Conflit chez les nettes rousses

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