Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

mardi 20 décembre 2016

Petit tour au Petit Som

Traversée sous le Petit Som
Vers un petit sommet de Chartreuse non encore exploré : le Petit Som. Départ du Habert, par le sentier d'été montant tranquillement en forêt. Il monte tranquillement, jusqu'à rejoindre une piste. Et là, nous tombons sur des pistes dans toutes les directions et avons perdu le balisage jaune. Bon. L'idée initiale était de rejoindre le col de Léchaud... Rien ne prouve que nous arriverons à trouver une cheminement raisonnable. Revenir en arrière jusqu'à reprendre le balisage ?

Un peu de glace

Je choisis l'autre option qui consiste à prendre cette trace qui semble traverser en forêt sous les falaises du Petit Som vers le col de la Ruchère, que j'assimile à celle notée sur la carte. Je verrai rapidement si c'est bien le cas. Bingo banco. Nous voilà donc traversant. Quelques ravines, dont une plus spectaculaire abrite une petite falaise glacée. Et voici le col de la Ruchère, point de ralliement de toutes sortes de randonneurs et randonneuses.

Petit Som depuis le col de la Ruchère

Le Petit Som est là, tentant. Il est déjà plus de 15h... Nous décidons de monter jusqu'au pied du couloir, et j'irai seul au sommet. Le couloir est partiellement verglacé mais laisse toujours de quoi passer. Rapidement franchi, on débouche sous le sommet.

Couloir un peu verglacé
Mont Blanc au-delà du Granier et du Pinet

Je me trompe en croyant voir l'alpage sous Chamechine. Très ressemblant. Le Mont Blanc émerge au loin entre le Granier et le Pinet. Je ne m'attarde pas, il fait froid au sommet balayé par le vent.

Grand Som
Chamechaude

Je descends donc le couloir et c'est le goûter en attendant que le soleil se couche. Nous ne sommes pas assez haut, la Grande Sure va masquer le Soleil un peu trop tôt, ce n'est pas le meilleur endroit qui soit, mais tout de même, joli spectacle rougeoyant.

Fin de journée

Descente par la piste forestière qui nous ramène de nuit et au son des hululements jusqu'au Habert.


C'est la Grande Sure qui nous prive du Soleil

Au bord de la mer au château de Bellecombe

Un chat sur la plage

Enfin au Pinet

La lumière dans les yeux
C'est la lumière dans les yeux qui compte. J'ai beau escalader les plus hautes montagnes, courir à travers les champs, je n'ai toujours pas trouvé ce que je cherchais. Elle est où la lumière dans les yeux ?

Col de l'Alpette

Je ne sais pas trop où donner de la tête : j'ai envie de retourner vers Cenise écouter les loups regarder le gypaète, c'est un peu loin ; de monter au Granier mais est-ce bien raisonnable si une plaque de neige verglacée obstrue Pas des Barres et/ou Balme à Colon ?


Vers le sommet du Pinet

Il y a le Pinet, toujours mis en objectif, et toujours détourné contourné délaissé. Alors cette fois-ci, j'y vais. Depuis la Plagne, la montée que je commence à bien connaître, mais pour la première fois hors neige. Col de l'Alpette en 40 minutes tout pépère – la marche d'hier m'a fait du bien. Temps resplendissant, plein de lumière dans les yeux pour le deuxième petit-déjeuner du jour. Les chamois sont au rendez-vous, mais haut sur une vire, et ils disparaissent bientôt.

Failles, gouffres, lapiaz

En route pour le Pinet. Je passe devant la cabane, et prends vite la bifurcation vers le Pinet. Un prédécesseur me précède. Il reste de la neige en bonne quantité à partir d'ici. A un moment, les traces partent à gauche, mon prédécesseur également, mais je pense qu'il faut partir à droite et on dirait bien un cairn là-bas recouvert par la neige. Tant pis je ne vais pas vérifier, je suis Charlie, en bon mouton. Je le rattrape au sortir d'une « prairie » où nous nous rendons à l'évidence : le sentier nous l'avons perdu. Il a déjà essuyé un échec ici, en venant se heurter à des barres.


Gouffre mortel - stèle

Sur la gauche, elles m'ont l'air franchissables. Il prend plus à droite. En effet, je viens buter sur une barre que je contourne par la gauche, et au prix d'une petite escalade facile, atteins une vire dans le lapiaz qui me permet de passer au-dessus de l'obstacle. Il n'y a plus qu'à monter dans la pente douce en reprenant Nord-Ouest pour atteindre le sommet. Avec prudence, dans ces lapiaz plus ou moins bien recouverts de neige. Il y a des gouffres petits et grands ; celui qui a coûté la vie à deux randonneurs près du sommet est lui découvert.

Le Granier
Le reste de la Chartreuse

Je rejoins bientôt, trop tôt, le balisage du chemin « normal ». Et hop ! Un tétra-lyre s'envole. Je l'ai dérangé j'en suis bien désolé au début de cette période bien difficile pour lui... Et voici la crête ! qui offre une magnifique vue sur la Chartreuse.


Un fond de Belledonne

Sentier normal sous la faille
Mon prédécesseur arrive un bon quart d'heure plus tard, il a pu trouver un cheminement également. Pique-nique devant le panorama, pas tout à fait aussi beau que celui du Colombier hier, m'enfin on ne s'en plaindra pas. Et descente, en prenant le sentier à traces jaunes cette fois. Il plonge sur la gauche de la faille, au pied de bien belles falaises. La neige y est par endroits verglacée et invite à la prudence. M'enfin ça passe.

Cristaux
Ah oui?

Retour au col de l'Alpette vers 14h pour un petit goûter. Des gentianes printanières sont en retard beaucoup ou en avance un peu, on ne sait pas, mais bel et bien là. Un chamois est en promenade vers la cabane. Pfuit ! Retour à la voiture où un lynx dore au Soleil.

L'Alpette
Le Granier au retour

La lumière dans les yeux au Colombier

Le Colombier depuis le col des prés
C'est la lumière dans les yeux qui compte. Il l'a dit. Faut que ça brille. Alors je fais de mon mieux, en tentant d'échapper aux yeux qui piquent. La semaine dernière, au plan de la Limace, le Colombier avait fière allure. C'était pas le seul, mais la vie est injuste. Alors c'est tombé sur lui. Des 14 « 2000 » baujus, ce sera le 4e à mon menu, après Pécloz, Armènaz et Chaurionde. Je rappelle que l'Arcalod mène toujours 2 à 0.


La combe du cheval au départ
Je vais partir après déjeuner, dans l'idée de prendre la lumière du Soleil couchant dans les yeux. Ne m'intéressent pas tant que ça, les topos orientaux et je décide de partir d'Aillon-le-Vieux, pour remonter la toute belle (par son nom) Combe du Cheval. Elle est toute belle sur le terrain également.

Montée en forêt

On la gagne par un bon sentier qui passe d'une croupe l'autre par l'entremise de quelques petites traversées. Même dans la forêt, il est bon. En fait, j'ai même chaud. Évidemment ! Belle lurette que je n'étais pas parti seul. Pas entraîné pour un sou, pas dans la forme du siècle non plus ces derniers jours, je n'hésite toutefois pas à partir à fond pour accélérer continuellement. Me voilà donc tout transpirant et devant même m'asseoir pour reprendre mes esprits. Toujours aussi malin le gusse. Bon. Je reprends plus tranquillement, avec quelques difficultés (c'est en tout cas ce que j'imagine à chaque fois que je vais moins vite), mais je finis par atteindre le col, en une heure pile. 800m+/h ! Ce bête chiffre m'aide à me raisonner.

Première vue sur le sommet

Sur l'arête
Bon. Il est là le Colombier, imposant, formant un bien joli cirque au fond duquel un minuscule lac est gelé. Le cirque est enneigé, ce qui m'oblige à renoncer à la boucle pour la descente. Tant pis ! Après une bonne pause thé, je gagne le Col du Colombier et me lance illico dans l'ascension trop tentante. C'est raide ! même par cette arête... Un peu de neige gelée demande de la prudence mais tout passe bien.

Bientôt le sommet

Mont Pourri
Et hop ! La croix et le panorama qui va avec. Du Jura au Mont Aiguille, en passant par la Chartreuse ou par Belledonne. Les Aiguilles d'Arves, la Grande Casse, le Mont Pourri, etc. dépassent tout. Le Léman est noyé dans les brumes. Ayant à attendre le coucher du Soleil, j'ai le temps de faire plusieurs tours...

Lac d'Annecy et Lac Léman  sous la brume
Plan de la Limace de la semaine dernière
Grésivaudan embrumé
Les Aiguilles d'Arves

Vers 16h30 enfin, les lumières se réchauffent en même temps que l'air se rafraîchit. Je profite du spectacle, il y a bien longtemps que tout le monde est déjà redescendu. J'attends moi la descente du Soleil pour entamer la mienne.

L'Arclusaz devant la Lauzière

Ça réchauffe
Fin de journée sur la Chartreuse

De retour au Col et prêt à replonger dans la Combe du Cheval et en forêt, il faut sortir la frontale. Je m'éclate bien, la lumière entre les yeux, à dévaler ce sentier bien tracé mais parfois bien difficile à repérer sous les feuilles mortes et dans la nuit noire. Je marque quelques arrêts, histoire d'entendre les pas des quadrupèdes alentours qui restent évidemment hors de mon champ de lumière. Ils n'ont pas de lumière dans les yeux ces gens-là, j'espère au moins qu'ils ont un bon compte en banque.

Descente(s)

Clair de Lune avant de plonger dans la nuit noire forestière

Me revoilà presque à Aillon. La chouette ! La chouette hulule ! Fin de journée.

dimanche 4 décembre 2016

Croix d'Allant en version estivale

Après les brumes basses et matinales de la veille, le ciel est tout dégagé tout bleu dès le petit matin aujourd'hui. Juste la petite couche de pollution à fuir en vallée... C'est l'hiver. Qui arrive.

Le Colombier
Dent de Pleuven et Trélod

Nous filons vers Jarsy pour monter vers le plan de la limace. Il y a quelques années, j'y étais allé en plein hiver, pour le coup, en toute fin de mois de mai, juste après une tempête de neige. Cette fois-ci, pas de neige, tout juste quelques névés là-haut qui ont résisté au vent du Sud. Les combes Nord au-delà de 1800m ont tout de même conservé leur drap blanc.

En montant au-dessus du Coudray
Col d'Arclusaz

La montée est facilitée par l'autoroute, empruntée par moult 4*4 locaux. Je n'avais rien vu, pris dans une purée de pois, en 2013. Aujourd'hui, la vue sur les Bauges alentours est superbe. Il en impose le Pécloz!

Les rochers de l'Encerclement
Le Pécloz

Nous sommes rattrapés par un imposant groupe, lui aussi. Peu après le Chalet d'Allant, nous nous arrêtons pour un déjeuner sur l'herbe suivi d'une sieste au soleil. Ça va.

Faucon en vol du Saint-Esprit
Fossile
Pécloz
Dent de Pleuven - Trélod

Bon. Le Mont de la Coche et Tré-le-Molard me font de l’œil... Ce sera pour une autre fois. De toute façon, quelques névés persistent qui pourraient rendre les passages délicats plus délicats encore (je ne sais pas exactement où ils sont).


Du coup, c'est la descente qui se profile. Au passage, je prends deux fleurs, qui persistent! Une jaune, une bleue. Et plongée en forêt en bouclant, avec la vue qui se prolonge sur le Trélod, jusqu'au retour au Coudray, où de nombreuses voitures sont encore stationnées.




Petite balade tranquille qui va bien pour un beau dimanche comme ça, histoire de clore un week-end débuté par le concert de Parov Stelar à Grenoble, tout en swing.