Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

dimanche 5 juin 2016

Lac de Crop sous la pluie

Oh le changement de décor! Rien à voir avec le Vercors de la veille. Au départ étaient prévus les Ecrins, ce sera pour une autre fois. Direction un lac de Belledonne, qui doivent être désormais dégagés en ce début juin. Choix porté sur lac du Crop.


C'est ça avec Belledonne, ça reste longtemps enneigé... Le massif accueille beaucoup de précipitations et les garde. D'ailleurs c'est tout vert, de plantes à feuilles immenses qui se régalent de l'eau qui dégouline de partout en torrents cascades et caetera.



Curiosité
C'est donc dans ces pentes moussues que nous montons tranquillement, en bordure ou dans le ruisseau, on ne sait pas toujours. Le temps est bien couvert, mais il ne pleut pas et ce n'est pas orageux comme hier... 

Champignon à forme de pensée


Les cascades, issues du verrou du lac de Crop, se dévoilent petit à petit, entre les arbres entre les brumes. On ne lasse pas les admirer. 

Chez le tétras-lyre
Soldanelles

Puis, on change de versant, passe en forêt, et on atteint le pays de tétras-lyre ainsi qu'il est indiqué. Pas de coq en vue évidemment. Mais une traversée vers le lac, ponctuée d'une langue de neige relativement délicate à franchir, même si la neige est bien molle.

Lac de Crop


Là-haut, le lac est encore largement gelé. Les brumes ne se dissipent qu'un peu, parfois, mais le spectacle vaut le détour. Ambiances particulières entre les reflets les brumes et les lumières...




Descente après le repas, et aussitôt le premier pas posé, les gouttes de pluie s'en mêlent, et s'intensifient pour ne plus nous laisser tranquilles jusqu'à la voiture, où, enfin, elles s'arrêtent - mais nous aussi, trempé-e-s.

Verrou

samedi 4 juin 2016

Orchidées - Col de l'Arzelier

La rando du jour ayant été écourtée au Pas de l'Essaure, il me reste du temps, d'autant que celui-ci a l'air de s'améliorer. Je pars donc à la chasse, à la chasse aux orchidées. Je prends la route du col de l'Arzelier, que je voulais déjà visiter pour ses mouflons... 

Je trouve ainsi deux pieds d'orchis à deux feuilles :

Platanthera bifolia

Et, surtout, je m'offre une petite orgie d'ophrys fuciflora (ophrys bourdon). En veux-tu en voilà, toutes couleurs dehors. Je me régale.






Sabots & Tulipes au Pas de l'Essaure

Chichilianne et de très timides bouts du Mont Aiguille
Oh! la vilaine contrepèterie. Passons. L'idée était au départ de faire un nouveau bivouac sur les hauts-plateaux, rendu impossible par les circonstances. Alors, j'envisage une plus courte balade, montée par le Pas de l'Essaure encore inconnu, une traversée aléatoire vers le Pas de l'Aiguille, et la descente là-bas pour boucler vers Chichilianne

Marguerites

Je ne suis pas très en forme en cette fin de semaine, pas les jambes, et des difficultés respiratoires récurrentes en cette période de l'année. Départ fort tardif, donc, pour récupérer un peu. A 10h30 à Chichilianne, il fait très bon, comme pour un mois de juin. Et hop! le début (route - piste) est très facile et très fleuri. 



Des orchidées peuplent les talus, et me ralentissent bigrement. Et puis, enfin! je les découvre... les sabots! planqués dans les genêts les fourbes... je les ai vus malgré tout, ils profitent du Soleil, ils sont magnifiques. 

Sabots de Vénus

Néottie-nid-d'oiseau
Durant cette pause poses, une traileuse me rejoint me dépasse. Je reprends ma route, tout à mes orchidées, et rate la bifurcation. Quelques centaines de mètres plus loin, après avoir photographie une belle néottie-nid-d'oiseau, je me dis que c'est suspect et je regarde la carte : en effet je suis trop loin. Je regarde le parcours et le mémorise, cette fois, et rebrousse donc piste. La traileuse me dépasse à nouveau en courant... Elle a fait la même erreur que moi.

L'embranchement trouvé, il faut monter la croupe. C'est raide. Bien du mal à rattraper la traileuse, mais je finis par y arriver, elle en est toute surprise mais y va "tranquillement". Bon. Moi, je tombe à nouveau sur des orchidées et des sabots, elle me lâche définitivement. De toute façon, je fatigue et ai bien du mal à avancer dans ces pentes boueuses. 

Boules d'or - trolles

Mais la sortie typique du couvert forestier arrive bientôt, et j'abandonne la quête des sabots pour celle des tulipes. Trop tôt! de quelques jours... elles sont en bouton. J'en déniche une ou deux ouvertes, quand même. Et je gagne le Pas de l'Essaure.

Tulipe sauvage


Souvenir agréable du bivouac au sommet de la Montagnette l'an dernier, Montagnette que je contemple d'en bas cette fois-ci, avec ses édifiantes falaises. Il est midi, je pique-nique. Face à la Montagnette. Derrière, le Dévoluy se couvre, le Trièves subit la pluie. A peine ai-je le temps de prendre un petit thé : coup de tonnerre!

La Montagnette depuis le Pas de l'Essaure

Ça se gâte
Ça résonne! c'est impressionnant, et pour ma part assez terrifiant. Il y avait un risque orageux annoncé après 17h. Les divers groupes de randonneurs  tergiversent. Pas moi : ni une ni deux, je plie tout sauf la prairie, et prends mes jambes à mon cou : je redescends par où je suis venu, je décampe comme un lapin. Pas question de jouer avec le feu, nul besoin d'un coup de foudre.

Orchis brûlé

Durant la descente, la pluie s'intensifie quelque peu sans être jamais très forte. Deux ou trois coups de tonnerres supplémentaires, mais le temps a certainement du se maintenir sur le plateau. Je ne regrette pas de n'avoir pas pris le risque.

Enfin un peu de ciel bleu - Mont Aiguille

Plus tard, le ciel se dégagera un peu sur le Trièves laissant enfin admirer le Mont Aiguille

dimanche 29 mai 2016

Pluie et Bugey

Pluie et Bugey, ça va plutôt bien ensemble. Bon, malgré le temps apocalyptique, nous tentons une petite sortie.

La cascade à l'envers

Cascade Pain de Sucre
Cascade du Pain de Sucre de Surjoux pour le pique-nique : très jolie, en compagnie d'une bergeronnette...

Saupoudrée de sucre
Oui, bon... bergeronnette


































Puis, balade aux bords du Rhône à Seyssel, avec les mouettes rieuses

Mouette rieuse
Gros escargots

Et enfin, recherche de sabots de Vénus au col de la Cheminée, infructueuse, mais narcisses et muguet étaient au rendez-vous... Les sabots sont là, a priori... 

Narcisse

Muguet

vendredi 27 mai 2016

Bords du Rhône

I/ Feyssine

Un ophrys abeille découpé... Qui a donc pu faire ça?

Ophrys abeille, labelle découpé
Quel est le coupable?
Une autre, coupée dans la nuit?! à n'y rien comprendre
Verdict : il s'agit probablement d'un coléoptère, qui ronge le labelle...



II/ Ile de la table ronde

Quelques ophrys abeille, beaucoup de grenouilles vertes, un milan noir et une couleuvre

Milan noir
Couleuvre
Grenouilles bruyantes


III/ Ile du Beurre

Un rat musqué, et un castor. Le martin-pêcheur, lui, a préféré prendre la poudre d'escampette, me narguant à trois reprises.

Rat musqué
Castor?

Et une tortue