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mercredi 12 août 2015

Tour et Pointe (3020m) de la Vallaisonnay

Pointe de la Vallaisonnay - depuis Tuf de la Grassaz

Plusieurs années déjà que cette Pointe de la Vallaisonnay (3020m) me tentait. En 2012, j'en avais fait le tour en me promettant de monter à la Pointe un jour. C'est qu'il n'y a pas vraiment d'itinéraire. Des traces bleues de passages hivernaux pour alpinistes, c'est tout. Mais j'ai déjà lu quelques topos. Bon...



Cette fois-ci, je m'y attache. J'arrive au Laisonnay (1554m) le lundi soir, non sans pouvoir observer sur la route un blaireau. C'est un événement, car jamais personne n'a déjà vu un blaireau vivant : l'animal étant trop stupide pour rester en vie, la seule et unique façon de l'observer est écrasé sur une route. Et lui, sans doute l'intellectuel de la bande, il passe devant ma voiture et non dessous, et se promène ensuite sur le bas-côté et non en plein milieu de la route. Amusant.

Tracé - 25 km, 1800m+ environ

Un beau ciel étoilé m'accueille, mais les seules étoiles filantes qui se montrent sont artificielles... C'est tout bonnement fou le nombre de bestioles qui passent dans tous les sens, dans d'intenses clignotements lumineux! 

Grande Glière rouge
6h25 : je suis sur le pied-de-guerre. La cascade du Py gronde. Le mur à gravir à ses côtés se rappelle à mes souvenirs. A cette heure-là, à la fraîche, c'est (presque) une sinécure; mais, quand je pense à tous ceux qui s'y lancent en plein après-midi en plein soleil, ça ressemble à une tentative de suicide. 300m de dénivelé à avaler d'entrée de jeu, par de très raides lacets, pour gagner "le Mollard" où la pente devient plus amène pour déambuler dans ce vallon du Py Rau. Entre-temps, la Grande Glière et la Grand Bec s'enflamment... 

De la Glière au Grand Bec - éveil

"Le Mollard"
J'atteins le Refuge de Plaisance (2184m) à 7h05. J'ai mis 40 minutes sur les 1h45 annoncées depuis le Laisonnay. Tout va bien. Je prends le temps d'aller voir le "Cul du Nant" (ça ne s'invente pas), un joli cirque où dévalent les petits torrents de toutes parts... Du talc dans l'eau, paraît-il... Des vaches au fond du vallon, en tout cas.

"Cul du Nant"

Py Rau - Grand Bec - entonnoirs

Montée hors-sentier entre les deux Roches
Je reprends le sac pour monter vers le Plan Séry, que je ne visiterai pas cette fois, puisque je vais prendre hors-sentier entre la Roche de Blamont et la Roche des Chèvres pour gagner la Pointe. Hors-sentier, mais je n'imaginais pas hors de toute trace. Pas de sente, d'accord, mais pas de cairn non plus. Je les ai peut-être ratés, mais tout le long de la montée ça m'étonnerait. Il doit y avoir assez peu de passage par ici! 

Ombre chinoise

Ombre chinoise

Qui est Charlie où est Charlie - trouver chamois et bouquetins
Pourtant, il y a foule! les bouquetins sont venus manger par ici. J'en compte 4 initialement, il y en a partout derrière chaque petit relief. Et toute la famille est là. Ils me ralentissent mais je suis bien obligé de passer à un moment donné... ils s'écartent un peu en me regardant approcher et vaquent à leurs occupations. 

Randonneur pas pressé du tout

Randonneurs pressés
D'autres détalent eux comme des lapins! ce sont les chamois... qui étaient là eux aussi. Ils ne réclament pas leur reste! jambes à leur cou, ils décampent comme s'ils avaient vu le Diable en personne, sous l’œil impassible de leurs collègues caprinés. Depuis le temps que je rêvais d'avoir chamois et bouquetins sur la même photo! c'est chose faite. Joli moment partagé avec eux. 

Un chamois, un bouquetin

Jeunes bouquetins au sommet de Roche de Blamont
Je reprends ma route, gagnant vite un univers plus minéral, où je compare la carte et le terrain. Monter à Roche Noire par le col sud-ouest 2795m ne me motive que modérément. Je préfère monter directement vers le Col de Roche Noire (2870m) en passant par la Roche des Chèvres où un joli laquet permet au Grand Bec de joliment se mirer. Tiens, sur la crête de la Roche de Blamont, de jeunes bouquetins montrent leurs cornes. 

Premier rayon de soleil

Il faut trouver son itinéraire. Je n'ai vraiment vu le Col de Roche Noire (bardé de roches rouges) que depuis la Roche des Chèvres. Pas toujours facile de choisir la meilleure option, mais rien de bien embêtant, j'avance assez vite. Arrive le col où le contraste des couleurs est magnifique entre le gris (calcaire?) et le rouge (grès?). 

Roche des Chèvres - reflet du Grand Bec

Col de Roche Noire - couleurs
Mais, du Col de Roche Noire, le sommet de la Pointe semble hors d'atteinte... Illusion d'optique car il suffit de s'avancer vers elle et la pente semble nettement moins forte. Tiens, une petite sente traverse même les éboulis... Et même, plus haut, un cairn! une fois qu'on est pour ainsi dire arrivé! Un petit peu d'escalade facile dans des blocs entassés (qui les a rangés aussi mal?) et le grand cairn sommital apparaît, 3h après le départ. 

Du col de Roche Noire : Pointe de la Vallaisonnay qui semble hors d'atteinte

Bellecôte - Plan Séry
Immense panorama! Sommet de Bellecôte, Mont Blanc, Mont Pourri, Grande Sassière, Grand Paradis, Tsanteleina, Grande Motte => Grand Bec... On tourne plusieurs fois sur soi-même pour tout observer contempler admirer. Cette face nord de la Grande Casse! La Grande Glière! c'est magnifique.

Mont Blanc
Il fait bon, je vais rester une bonne heure au sommet avant de gagner vers 10h30 un peu plus au nord-est, le Tuf de la Grassaz (2996m), pour voir le cheminement de descente. 

Mont Blanc, Mont Pourri, Dôme de la Sache

Grande Sassière, Grand Paradis, Tsanteleina

Grande Motte, Grande Casse, Epéna, Glières, Volnets, Grand Bec, Becca Motta

Descente droit vers le Lac Verdet
D'ici, la descente a l'air relativement facile, jusqu'au Col de la Grassaz. En fin de compte, j'ai envie d'aller manger au bord d'un lac. Le lac Verdet le plus proche fera bien l'affaire. C'est tout droit! Dans les faits, la descente s'avérera plus difficile que prévue. De ce côté-là, des cairns, en revanche. Souvent bien utiles!

Nigritelle
Mais arrive un moment où deux magnifiques cairns sont séparés d'un couloir large et profond de 5m, et partiellement obstrué par un névé : infranchissable. Il va falloir désescalader une petite cheminée de quelques mètres. Ce n'est pas évident, les bonnes prises sont râpeuses, et il y a partout autour de gros gros cailloux. S'agirait pas qu'il y en ait un pour me tomber dessus. Je fais le ménage de tout ce qui me paraît instable, et je me lance, finalement sans trop de mal. La suite est plus tranquille, si l'on n'a rien contre les lapiaz sur lesquels il est très déconseillé de glisser, à moins de vouloir changer de peau.

Regard arrière sur le mur descendu

Dans le canyon, Pointe de la Vallaisonnay (vue arrière)

J'arrive en bas, et un regard arrière m'interroge : comment fait-on pour passer là-dedans? Bon, je l'ai fait... Encore un mur à descendre, mais herbeux celui-là, et avec des petites marches. Je me dirige vers le canyon repéré d'en haut qui va droit sur le lac Verdet (2504m). Un toboggan lisse cette fois termine dans une piscine... je contourne quand même... Le temps de faire le tour du lac Verdet, c'est le pique-nique qui s'annonce... Midi!

Lac Verdet - Mont Pourri, Dome de la Sache, Aiguille de Bacque

Quittant lac Verdet - regard arrière sur la Pointe de la Vallaisonnay (sommet non visible)

Je pensais rentrer par le Col de la Grassaz, mais le lac Verdet me laisse sur ma fin question pieds dans l'eau. C'est le territoire des vaches. Direction le Lac du Grattaleu (2512m). Par les sentiers, il faut descendre 150m pour les remonter. Niet! Je prends la courbe de niveau sous l'Aiguille des Aimes et tombe directement sur le Lac du Grattaleu quelques minutes après. 

Lac du Grattaleu

Pieds dans l'eau
Du monde au lac! Ça me fait penser que de 6h à 14h, je n'ai croisé strictement personne. Extraordinaire... L'eau du lac est très bonne... on pourrait s'y baigner... Trop de monde. J'y prends mon temps quand même... avant de remonter vers le Col de la Croix des Frêtes (2647m)

Lac du Grattaleu - vers Col de la Croix des Frêtes

Col de la Croix des Frêtes - Lac du Grattaleu
Un regard arrière, et c'est la descente (encore 1100m avec un genou gauche bien douloureux!). Chemin faisant, les marmottes marmottent, pour la grande joie des randonneurs et randonneuses. En descendant, je vois la Pointe de la Vallaisonnay par l'autre versant... Le petit Lac du Grand Plan (2480m) met en vedette la Grande Casse qui n'a pas besoin de ça. 

Lac du Grand Plan - Grande Casse omniprésente

Gentiane champêtre blanche
Les vaches fabriquent sans le savoir le beaufort. Les touristes se massent aux Glières (2040m). La grande et longue piste me ramène sans trop faire souffrir le genou au Laisonnay. Une grosse randonnée, et une magnifique journée en montagne. Elle m'aura coûté l'objectif du lendemain (la Grande Sassière), mais cela, est sans importance.

Pointe de la Vallaisonnay de l'autre côté

Retour au Laisonnay - cascade du Py

Petit bonus : une arche

Arche sous Roche de Blamont

Retour à Lyon par la Haute-Maurienne

Après la Pointe de la Vallaisonnay hier, j'avais misé sur la Grande Sassière aujourd'hui. Trop mal au genou, et envie de le préserver pour le week-end pyrénéen, je change de braquet. Je me rends au Col de l'Iseran, où je ne suis jamais allé. C'est l'horreur de Val d'Isère, mais au-delà, c'est plus sympathique. 

Ciel dramatique au Col de l'Iseran
Col de l'Iseran - La Grande Sassière va se voiler

Au col, un ciel dramatique se dresse, et la Grande Sassière se voile... Une ribambelle de 3000m facilement accessibles depuis ce haut col est là : Signal de l'Isran, Aiguille et Pointe Pers, Ouille Noire, Pointe des Arses, Pointe des Lessières...

Haute-Maurienne, Albaron, Charbonnel, depuis le Col de l'Iseran

J'espère voir des étoiles filantes... je m'endors sans doute trop tôt. Des astronomes bigrement équipés sont là pour la nuit. Au réveil, je vise la Pointe des Lessières (3073m). Une demi-heure à peine pour y monter. Mais je ne le sens pas trop, dans ma condition du jour. J'engage... et le premier passage un peu délicat, pourtant câblé, me rebute. Quand je ne le sens pas, je fais toujours marche arrière, c'est plus prudent. Une autre fois.

Pointe des Lessières

Je rentre par la Haute-Maurienne, que je ne connaissais pas. Le Bas du Col de l'Iseran est assez paradisiaque le long du ruisseau de la Lenta. Bonneval-sur-Arc est un village pour le moins étonnant! Joli fond de vallée! 

Bonneval-sur-Arc

Je poursuis la route pour pique-niquer au Lac de St André où se reflète le Granier, et retour pour repos jusqu'à samedi... 

Lac de Saint-André - Granier

jeudi 6 août 2015

3 jours au Col de la Vanoise




Errare humanum est, perseverare diabolicum - Pointe de la Réchasse

Au sommet de la Réchasse

Ah! ça jacte latin par ici, vous le savez bien. Alea jacta est. Pourquoi donc les pies jacassent-elles? Parce qu'elles agacent par leurs cris! J'en devine qui ne suivent plus. Déjà! alors qu'on n'a pas fait un pas encore... agacer => jacasser => jacter. Aucune pie ne m'a jamais agacé. Fin de la discussion.

L'erreur est humaine - l'an dernier, j'avais voulu entreprendre l'ascension de la Pointe de la Réchasse, échouant lamentablement. Pas les bonnes conditions ni physiques ni morales... Qu'à cela ne tienne... 

Epipactis

Me revoilà ce dimanche pour faire découvrir le secteur à Dulcinée. Elle était là la Pointe, à se mirer se refléter partout... Même! elle envoyait des blocs de glace à travers la montagne pour se rappeler à moi. 











Col de la Vanoise sous les nuages
Me revoilà ce mardi midi à Pralognan. La météo annonçait pluie et risque d'orage jusqu'à 14h, puis amélioration du temps avant le grand beau du mercredi. Prévisions pour le moins exactes. J'attends donc que les nuages relâchent leur emprise sur le Col de la Vanoise pour partir. Pendant ce temps, je pars au sud, dans la Vallée de Chavière, à la recherche de chardons bleus

Astrance

Orchis moucheron
Ils sont de plus en plus rares, fauchés mangés incendiés transformés en pétrole que sais-je? Je remonte la vallée, sans en trouver trace... Sed perseverare diabolicum... Mais persévérer est diabolique! je persévère. Trois fois j'ai envie d'abandonner. Trois fois je m'encourage. Jusqu'à me lancer dans un pré très pentu et très humide, en petites sandales. Je trouve des astrances, très jolies, des edelweiss très grandes et très hautes à cette faible altitude (1600m), des orchis mouche aussi... des Bretons qui cherchent des fleurs... des colchiques... mais pas de chardon bleu! Allez un dernier petit tour...










Et hop! en voilà un! discret le bougre! mais il est bien là... pas vu un seul autre du pré... est-il trop tôt trop tard trop chaud pas assez machin? je n'en sais rien... Voici même un rayon de soleil pour l'éclairer... Depuis le temps que je cherchais cette fleur! 



Le rayon de Soleil signifiait d'ailleurs l'amélioration des conditions, à l'heure prévue. Direction les Fontanettes, et préparation du matériel. J'ai oublié le fromage dans le frigidaire! Ce ne serait rien si... je n'avais pas fait la même chose l'an dernier pour aller à la Réchasse. Incroyable! bis repetita non placent... 

Torrent traversé

Papillon apollon
Je pars à 15h30 et décide de monter par le Lac des Assiettes, ayant déjà fait l'aller-retour par le Lac des Vaches dimanche. Et puis, j'y rencontrerai moins de monde, mais un papillon apollon un peu abîmé par les événements profite du soleil pour s'envoler. Le torrent descendant du glacier de l'Arcelin se franchit bien. Le Soleil se lâche et commence à taper. 

Lac des Assiettes et Grande Casse

J'atteins le Col de la Vanoise à 17h, à une heure où la montagne semble rendue à elle-même, en tout cas avant le Col... Plus un bruit, plus personne... les chocards gambadent, les marmottent montrent leurs cornes sur les crêtes, les bouquetins s'envolent... Au Col, un peu de monde, quelques personnes bruyantes, je m'éclipse vite vers le lieu de bivouac.

Col de la Vanoise

Descente vers bivouac
Je passe le lac Rond, je passe le lac du Col de la Vanoise, et je me pose au même endroit - perseverare diabolicum - que l'an dernier. Hé! oui parce que, comme l'an dernier, les chamois sortent de leur trou en fin de journée pour vaquer à leurs occupations de chamois dans ce vallon entre la Grande Casse et la Réchasse. Il y en a même un qui est couché juste au-dessus de moi, et qui semblait très intéressé par le montage de la tente. Ah! ça... aucun chamois n'aurait eu cette idée-là, de monter une tente pour s'en servir d'abri pour la nuit. Je mange (sans le fromage) et vais faire un petit tour...

Comme l'an dernier, ils sont là

Et lui, juste au-dessus, ne bougera pas une oreille pour m'aider à monter la tente - Fainéant!

A mon retour, juste au-dessus de la tente, trois marmottons jouent. Mes voisins pour la nuit. Nuit un peu humide mais pas trop froide. 

Fin de journée
Fin de journée
L'un des voisins pour la nuit

L'objectif s'enflamme - je l'aurai!
Le lendemain, je range tente et duvet derrière un gros rocher, la Pointe de la Réchasse s'enflamme, je pars. Et comme l'an dernier, un vieux bouquetin parcourt le pierrier au-dessus, lentement, à la recherche de quelque nourriture. Comme l'an dernier, un autre, plus jeune, fait le pitre dans l'herbe. Bis repetita placent... 

Dussé-je marcher la tête en bas, et donc penser avec les mains

Pitre de service

Longue traversée descendante en sentier-balcon au-dessus du Refuge Entre-les-Eaux. La Grande Motte gagne ses premiers rayons de Soleil. Pointe de Pierre Brune m'offre son ombre, jusqu'au gros bloc caractéristique, que j'aperçois tôt, qui marque le début des hostilités. A ce rocher, on quitte le GR pour monter hors sentier 800m de dénivelé.

La Grande Motte...
... arrive le Soleil
Avec un bout de la Grande Casse

Sommet en vue - ne cherchez pas le chemin, inventez-le en visant le sommet
Un peu de mal au début, en plein Soleil dans les pentes herbeuses... puis la température baisse dans les rochers. Ça passe à peu près partout, le tout est de bien construire son itinéraire. A un moment, le sommet apparaît. Il faut le viser, et on vient alors buter en-dessous d'une barre rocheuse. On est alors sur une très belle terrasse, qui amène à longue traversée d'éboulis en face des glaciers de la Vanoise. Ne reste plus qu'à gagner l'arête, et Marie fait une apparition. Oui, elle est là, à observer le Mont-Blanc

Quelques laquets sur la route... contourner les falaises à droite et revenir à gauche sous le sommet
On atteint cette belle terrasse
On est au pied des parois infranchissables - début d'une longue traversée d'éboulis en dessous des barres

Et après le parcours d'arête (en léger contrebas) : enfin! Marie fait une apparition

Grande Casse, Grande Motte
Le panorama est exceptionnel. On y resterait des heures. L'Aiguille de la Vanoise fait toute petite, alors que du Lac des Vaches, elle fait immense. Le Grand Paradis est magnifique. On y resterait des heures, mais le vent est glacial. Je finis par quitter le sommet vers 10h. Je n'avais croisé personne jusque-là, mais 2 randonneurs arrivent depuis le Glacier de la Réchasse. 

Grand Paradis
Glaciers de la Vanoise
Dans la ligne de mire : le Mont-Blanc
Col de la Vanoise et l'Aiguille (toute petite), Pointe du Creux Noir, vers Pointe du Vallonnet et Grand Bec, Pointe des Volnets, Grande et Petite Glière

Pique-nique au vert
Je retourne tranquillement reprendre le matériel, pique-niquer (sans le fromage) au lac du Col de la Vanoise, lequel refroidit immédiatement mes quelques velléités de baignade. Tremper les pieds sera bien suffisant. Petite sieste au Soleil et retour au Col de la Vanoise, où la foule est impressionnante. Que de monde! les marmottes sont presque apprivoisées. Je descends par le lac des Vaches, pour boucler et profiter de plus de fraîcheur que par l'Arcelin. De ce point de vue, c'est gagné. Mais j'ai du doubler plus de monde dans la descente qu'il n'y en a un jour de soldes dans un lieu de perdition capitaliste. 

Retour par le lac des Vaches
Fleurs fluos

En deux jours, presque 2500m de dénivelé positif et négatif... Le dos et les genoux n'ont apprécié qu'à moitié. Ils vont plutôt bien mais je sens que ce n'est pas très sage de doubler par la Vallaisonnay... On verra ça la semaine prochaine.

On se revoit peut-être en 2016 maintenant?

Cartographie