Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

jeudi 14 mai 2015

Nocturne à Sous-Dine et sabots du Granier

Lever de Soleil au sommet de Sous-Dine

Quel est le con qui a eu l'idée? J'étais déjà très fatigué, il devait en falloir plus. J'avais envie d'y aller. Une nocturne! Plutôt une rando que je connais bien, pas téméraire non plus. Allez, la mi-mai, c'est l'époque où je vais voir les sabots (bouquetins à Sous-Dine, vénus au Granier). C'est parti. 

Ciel étoilé
Départ à minuit de Lyon, à 2h du matin des Chenevriers. On ne voit rien, on n'entend rien, et ça me surprend un peu. A peine à peine un hululement pour m'accueillir. Silence total. Étranges les sensations quand on ne voit rien et n'entend rien. Bon. Je ne pense rien non plus. Je monte par la piste forestière. 

Pollution lumineuse







Arrivée rapide sous l'enclave, où les lumières de la ville brillent, et l'appareil photo capte la pollution lumineuse... Beaucoup d'étoiles, au-dessus! ça s'annonce bien. Hélas! quand j'arrive vers le Trou de la Pierre, et à l'endroit où l'on doit voir le Mont Blanc, il n'y est pas. Quelqu'un l'a enlevé, ou plus vraisemblablement les nuages le masquent. M'enfin! Comme si ça ne suffisait pas, le vent se lève, et il commence à faire bien froid. J'ai deux bonnes heures avant le lever du soleil, mais je suis épuisé. Je décide de dormir. Froid, vent... c'est la fête! Quelle idée, sans blague!

Forêt de cairns
Je finis par me réveiller, si l'on peut dire, et je me retourne vers le Mont Blanc... mais il est là! et, à sa gauche, les toutes premières couleurs. La Lune aussi est apparue. Des satanés coqs commencent à faire du bruit. Je renonce à trouver ces coqs qui me narguent depuis des années, et monte à toutes enjambées au sommet pour profiter du lever du soleil.

La Lune est finalement là, le Mont Blanc aussi, les Aravis, les premières couleurs... vite au sommet

Accueil au sommet
La Croix! Surprise! une étagne s'y trouve, prend son petit déjeuner, et va m'accompagner au sommet autour de la Croix une heure durant jusqu'à l'apparition du Soleil, moment où elle décide que ma présence la dérange, finalement, s'enfuyant en sifflant violemment par les petites vires déjà laissées libres par la neige cette année... 

Panorama avant le spectacle

Les couleurs sont magnifiques. Voilà, ça en valait la peine. Oubliés le froid, le vent, la fatigue. Mon réveil sonne! la bonne blague... Petit thé au Soleil, et parcours du plateau à la recherche d'autres bouquetins. Un seul se montrera, sortant littéralement de la Lumière, et traînant un peu la patte arrière droite. Un chamois détale comme un lapin, au loin.


Bon, féerie pour cette fois

Au revoir toi

Il est tôt, je décide d'aller voir du côté du Passage de Monthieu que je n'ai pas encore emprunté, mais je préfère finalement parcourir à nouveau le plateau tranquillement. En redescendant, je manque écraser un coq un faisan un truc! Le volatile s'envole... m'énervent ces bestioles-là! 

Bouquetin sorti littéralement de la Lumière
Gagée

A mon retour au parking vers 10h, les randonneurs partent sur la piste...

Sous-Dine : falaises, bouquetins, Mont Blanc

Et moi, je vais vers le Granier, vérifier si des sabots de vénus ne seraient pas déjà de sortie en ce 14 mai. Bingo! beaucoup sont encore en bouton, mais quelques-uns déjà bien flamboyants... 


Orchis incarnat et Drilus flavescens?
Petite sieste au soleil interrompu par une coalition composée de fourmis voraces, d'un soleil tapageur, et de promeneurs tout aussi tapageurs qui crient et se disputent dans la forêt. Pas tout compris mais je me demande s'ils ne venaient pour pour cueillir des sabots! Grrrr!

Petit décrassage enfin au Col du Granier vers les Granges de Joigny, et retour vers Lyon pour enfin pouvoir dormir!

Imposant Granier

dimanche 10 mai 2015

Aux bords de l'eau

Plage à Carcans
C'est tout plat. Rigoureusement plat, même. On n'a jamais vu la mer ne serait-ce qu'un mètre au-dessus du niveau d'elle-même. Vagues exceptées. Quelques jours en Aquitaine, aux bords de l'eau. Je n'avais pas vu la mer depuis la Corse en... 2011? Ça change...




Une petite balade en vélo entre Carcans et Hourtin, ça change aussi. 35 km, sur les pistes entre les dunes... Plusieurs années aussi que je n'avais pas mis le pied sur la pédale. Histoire de faire une partie du tour du lac d'Hourtin.

Ondulations


Dans les dunes, quelques fleurs, des lézards petits et grands, et des papillons. A la mer, des vagues ; au lac des couleurs...

Cuivré commun
Lézard ocellé
Ciste à feuilles de sauge

Belle Dame


Et du Soleil, qui donne quelques coups... 


samedi 2 mai 2015

Mont Pela, orchis et insectes du mois de mai

En mai fais ce qu'il blabla. Le mois de mai est important. C'est celui où, en toute logique, les sabots (les rustres, les ploucs, les manants, la canaille) frappent à la porte des gens à souliers (les honnêtes gens, les raisonnables, les convenables, les distingués, couverts de prébendes). Dès le premier jour, tout doit devenir rouge. Et puis, aux alentours du 15, les sabots de Vénus pointent. 

Vers la Croix par les crêtes

Aurore
Hélas! jamais ça ne marche... marchons! marchons! Aurore! Je pense au philosophe-marcheur quand je croise le papillon. Je reviens à Innimont, où j'avais déjà mis les pieds deux ans auparavant, à la découverte de miss orchis... Cette fois-ci, je monte à la Croix par les crêtes, et c'est bien plus agréable. Le plateau est magnifique, et l'arrivée sur les crêtes bien agréable malgré une vue bouchée par les nuages.

Flambé

Le cheminement raide et escarpé amuse. Pas de chamois sur les vires, mais des papillons qui volent, voltent, virent, donnent le tournis. Je touche la Croix par un temps qui commence à se dégrader. C'est pour punir mon athéisme.

Petite pause, contemplation du Grand Colombier. Je scrute, pour autant que ce soit possible, Bauges, Chartreuse, Vercors et leur enneigement... Belledonne, et Taillefer, derrière, sont encore tout blancs, eux.

Vercors

Puis, je monte la crête du Mont Pela. Il commence à pleuvoir. Je descends comme je peux dans la végétation. Griffes, épines, m'agressent. Je ne comprends pas que les arbustes à épines n'aient pas encore été interdits par les autorités compétentes. Il va falloir y penser.


Dans les pentes, moult orchidées! Mais la pluie s'en mêle. Je rentre sans trop m'attarder, vers Innimont, qui, de loin, et au zoom, a l'air d'être un village de Belledonne. En tout cas, un village où on ne veut pas d'un parc éolien! Et on ne peut que les soutenir dans cette volonté de ne pas saccager ces bocages.

Innimont sur fond de Belledonne

Retour par la route, en flânant, pour quelques fleurs, quelques insectes, et un débit assez impressionnant sur le Rhône après les pluies survenues.

Un peu de débit sur le Rhône
Avec un acolyte
Encore lui

vendredi 1 mai 2015

Les hommes pendus du 1er Mai

1er Mai. Fête des travailleurs, églantine rouge, je ne reviens pas dessus... 

Mais il pleut il pleut il pleut. Petite promenade, quand même, sur les bords de l'Ain. Et en cette sombre journée, je ne retiens que les hommes pendus, rencontrés pour la première fois... 

Hommes pendus du 1er Mai
Chemin assez peu pratiquable
Homme pendu

En espérant un peu de soleil demain?

Pulsatille des prés


dimanche 26 avril 2015

Le Bugey en cascades - Boucle autour de Cerin

Courte fin de semaine, temps incertain annoncé... ce ne sera pas l'escapade du siècle! Tergiversations et hop! sur le Bugey ça finit par tomber. Pourquoi des cascades? J'en sais rien. 

Cascade de la Brive - clou du spectacle

Il fait à peu près beau toute la route durant. Je me gare à Cérin, je ferme la voiture, des trombes d'eau me tombent dessus. Je rouvre la porte. Ça se calme assez rapidement. Les escargots batifolent, on les voit gambader à grandes enjambées dans tous les sens. 

Empreintes de blaireau
On commence par descendre jusqu'à un ancien moulin, avant de remonter. Ce sera ça toute la balade. Montées descentes talwegs croupes... forêts clairières... alternance obligatoire comme on connait. 


Écureuils, lièvres, tous se jettent aux abris. Mais pas les orchidées dont l'orchis singe, je crois, que je n'avais jamais rencontrée encore.

Orchis singe

Seules les grappes du muscari...
Le chemin nous emmène aux bords du ruisseau de Haute Roche, qui va se perdre vers une cascade que je compte bien visiter. Pas de chemin, je coupe en forêt puis je longe comme je peux le ruisseau jusqu'à atteindre le sommet de cette cascade, qu'on ne voit pas. En revanche, j'y perds ma carte qui tombe à l'eau. 
Wilsoooon!

Au-dessus de la Cascade dite de Lompnas

Bugey
Puis, on continue de descendre jusqu'au point bas, qui est la traversée d'une rivière (?) sur un petit pont de bois. J'avais vu une autre cascade dans ce coin-là, mais il n'y avait rien d'indiqué sur la carte. Plus loin, après une bonne partie de la remontée, le ruisseau des grès dévale du nord (Lompnas). Je décide de le remonter, au cas où la cascade serait sur ce ruisseau. Ce n'est pas une mince affaire. Boue et épines! Une petite cascade, mais ce n'est pas ça. Je redescends et reprends le cours de la balade (et aussi de la rivière).

Fausse piste, mais une petite cascade quand même


Cincle plongeur

Un peu plus loin... mais oui, le voilà le "cirque enchanteur" et la cascade qui va avec. Elle est vraiment belle, il faut bien le reconnaître. Des cincles plongeurs jouent et passent devant-derrière la cascade, plongent et remontent... Trop rapides pour moi. 


Bugey

Et c'est alors le moment de remonter vers Marchamp puis Cérin avec quelques hectomètres sur la route, en bordure de laquelle de très belles orchidées poussent discrètement.

Orchis brûlé
Une dernière