Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

dimanche 22 février 2015

Apocalypse snow

Autant de neige que de monde à la Croix de Chaubouret
D'un contretemps l'autre... Stop le temps! tous les temps... Celui qui passe et qu'on veut remonter... d'un fuseau l'autre... au plus près du pôle, courir à fond dans le sens anti-horaire, et remonter le temps. Jusque quand? Ca n'a de toute façon pas de sens... une fois remontée la journée, on recommence à la journée du jour. Ca ne marche pas. De toute façon le temps n'existe pas. 

Hospitalité de la forêt vierge
Hostilité vers la Perdrix

Mais aussi le temps qu'il fait. Quelques jours de soleil, par-ci par-là, qui nous promettent tant et tant. Et les promesses, elles n'engagent... Bref! Hier c'était apocalypse snow sur les routes. Aujourd'hui, pas voulu prendre le risque alors que le Vercors me faisait de l’œil. 


Qu'à cela ne tienne! petite promenade dans le Pilat, où le vent est aussi agressif qu'un discours de Manuel Valls, et la neige poudreuse aussi douce qu'une interview de Mahmoud Ahmadinejad. Ah! oui, petite pique qui va bien. C'est cadeau : 



Ah! je sais ce qu'on va dire! "Comment? tu soutiens Ahmadinejad? blabla islamofascisme blabla rayer Israel blabla". Non. Mais il est vraiment extraordinaire de voir nos deux compères guillerets, journalistes parangons de la démocratie, des droits de l'homme et de la liberté d'expression, se faire laminer 45 minutes durant, avec calme, sérénité et humour, et ça m'amuse énormément de les imaginer dans leur avion du retour, la queue entre les jambes, à être contraints de décider de ne rien montrer de leur interview qui aurait du être un gros coup, parce que trop contraire à ce qu'ils voulaient faire passer. Ah! Ah! Ah!

Mahmoud ça pique

Bref! Je me gare à la Croix de Chaubouret, n'ayant pas trop confiance en la route menant à la Jasserie, et ayant la flemme de mettre les chaînes. Pas de lumière! que des nuages... mais j'y crois. Il ne faut jamais croire. Et c'est ainsi qu'Allah est grand.


Ayant recalculé la surface de Dieu hier soir, je confirme que Dieu est grand. Comme disait le Docteur Faustroll, c'est le chemin le plus court entre zéro et l'infini, dans un sens ou dans l'autre. Et même! il osait le dire... c'est le point tangent de zéro et de l'infini. C'est dire s'il est grand. Sachant que le point n'existe pas... pas plus que le temps... Je crois que je commence à dire des hérésies... Allez... Tout a commencé en retombant sur cette vidéo de grands malades des années 60 ;



Allez, c'est la fin.



dimanche 18 janvier 2015

Saupoudrage auvergnat

Guère plus... en attendant peut-être un peu plus de neige le week-end prochain?

Le cône saupoudré du Pariou

Le Pariou au programme de cette petite promenade.




dimanche 11 janvier 2015

Et si on faisait un pas de côté?

Exemplaire à offrir à Bibi Netanyahu
Gébé! Un pas de côté! Je ne suis pas Charlie, aujourd'hui... Pour une fois que tout le monde marche... pas moi! Rêveries du promeneur solitaire, de toute façon... Imagine-t-on Don Quichotte parmi des millions de congénères? Mon Charlie, c'est celui qui était encore assez libre...  Malgré tout... peut-être aurais-je pu vaincre mon agoraphobie en souvenir de Charb, d'Honoré, de Wolinski, Cabu, Oncle Bernard! etc. Si et seulement si la racaille médiatico-politique de l'Empire qui marche n'avait pas fait main-basse sur ces pieds-hauts. 



Le monde à l'envers
Une union nationale sous le patronage de l'oligarchie mondialiste la plus criminelle qui soit... c'est impossible. Le jour où Charlie était attaqué, l'OTAN se félicitait d'avoir lâche 5000 bombes sur l'Irak. Cinq milles bombes. Les dirigeants occidentaux sont des milliers de fois plus meurtriers que nos 3 "jihadistes" dézingués cette semaine. Mais, apparemment, ça ne dérange pas grand monde de marcher à côté d'eux. Et la cerise! Netanyahu... qui avait menacé la France rappelons-le, et qui fait le lien entre le soutien à la Palestine et ces attentats... Netanyahu donc, participait. N'en jetez plus.


Étang de Vallin
Le temps est assurément très maussade. Heureusement que le Mossad n'a jamais frappé en France, parce qu'on pourrait croire certaines choses (menaces, mobiles, etc.)... Non! ce serait conspirationniste mon Dieu!

Bref, moi, je fais un pas de côté. Et je vais en forêt. Non loin de Lyon si possible. Je cherche. Forêt de Vallin, je trouve. Soit. Pas un chat de ce côté-là... seuls quelques oiseaux petits et grands chantent mais sont trop chez eux pour que je les capte. Maussade, le temps. Je fais le tour. Et j'arrive... n'est-ce pas extraordinaire?... j'arrive à la Thébaïde.

Quelle ambiance!


Vers la Lumière
Et alors la Thébaïde me direz-vous? De Thèbes en Egypte, et de la région qui l'entoure, la Thébaïde, désertique, et où on allait donc se réfugier, notamment les premiers Chrétiens fuyant les persécutions. D'où une thébaïde, "lieu sauvage, isolé et paisible, où l'on mène une vie retirée et calme".

Forêt de Vallin

Quel symbole! Il ne me rend certes pas moins maussade, mais enfin, j'apprécie le clin d’œil du hasard.

Joli cône

vendredi 2 janvier 2015

Première sortie raquettes - Col de la Bataille

Exit la tourbe, place à la neige. Le résultat le même ou presque! englué embourbé... gelé en prime! Le blanc Vercors, j'en avais le blues un peu. J'envisage d'aller visiter la Plateau d'Ambel y voir la Tête de la Dame. Fort bien! Les choses en décideront autrement, car elles sont fortes les choses. Une infâme  et néanmoins spectaculaire (c'est pareil) couche de pollution occupant en bonne néo-nazie la Vallée du Rhône, j'entreprends une montée nocturne et motorisée vers les Plateaux résistants. Bon. 

Rochers de la Sausse

Arrivé à Léoncel, je constate que le Col de la Bataille est fermé, sans doute par quelques collabos du coin. Je mènerai la guerre depuis le Grand Echaillon, quelques kilomètres plus bas. A la montée, les raquettes sont bien utiles... je les mets. C'est forêt, forêt, et forêt. C'est le Bois de Rucla, pour être honnête. En en sortant par le ravin de Pissenible (?), les pelouses de la Sausse en contrebas des Rochers de la Sausse cassent un peu la monotonie du paysage. Et puis les premiers rayons de Soleil arrivent là-haut. 


Arrive aussi le Tunnel du Col de la Bataille, où l'on apprend que l'accès au Plateau d'Ambel est interdit en hiver par la route ou par le GR93, pour cause de risque d'avalanche. Et en effet, le passage sous le Roc de Toulau semble fait exprès pour être emporté par une avalanche. Pas de quoi être avalanché aujourd'hui, mais quand même. Demi-tour. Avant ça, 2 chamois bondissent d'un rocher l'autre... Bien noirs les chamois... bien au chaud... et heureusement, parce le vent est violent et froid. 

Roc de Toulau

2 chamois... si! si! ils sont là
Plutôt que rentrer directement tout penaud, j'entreprends le parcours des Rochers de la Sausse. Des traces partout dans la neige! Quelle féerie nocturne ça doit être! Ils sont tous là. Chamois, renards, lièvres, mouflons, loups, léopards d'Egypte (j'ai retrouvé son passeport), poisson-chat... un festival de traces. Mais, le matin venu, plus rien! 

"Je saurai vous trouver jusqu'au fond de votre repaire."
trassaki?

A suivre les traces, on finira bien par tomber sur l'un d'entre eux! Que nenni! Les traces s'arrêtent le plus souvent, de manière parfaitement abrupte. Ce qui prouve que tous ces animaux savent voler



Qu'à cela ne tienne. Descente sans raquettes... et retour à la pollution-civilisation. 

Irisations

jeudi 1 janvier 2015

Embourbé dans le marais

Pic Épeiche caché
Petit symbole taquin pour démarrer cette année, embourbé dans les souvenirs de l'année précédente (les mésanges bleues du ravissement qui s'envolent, etc.). Les marais. Et encore! gelés les marais! désertés les marais! sauf par quelques rouge-gorges et un Pic tapageur. 

Je viens de découvrir la langue des oiseaux, par ailleurs... A creuser.  Et le mot oiseau, au fait. Seul mot de la langue française à comprendre toutes les voyelles?... Pour le moment, on se contente de la sentence de Chaval, les oiseaux sont des cons. Et les "mésanges bleues", l'oiseau bleu, le messager, twitter... Ouh! beaucoup de symbolisme et d'alchimie... 

Madeleine de Proust
2014 - "les mésanges bleues du ravissement s'envolèrent aussitôt"
Quelques reflets...





Bon, ça fait quelques pas, dans les marais de Lavours, au pied je crois bien du Grand Colombier. Et j'ai croisé Balthazar et Petit Poney (haut comme 3 pommes, littéralement), aussi... 


Balthazar
Petit Poney Petit Poney...

lundi 29 décembre 2014

Lumière et Dépression

Au feu!
Et la lumière fut. Sortie toute provisoire de dépression, avec une fenêtre toute petite la fenestrette sur le ciel bleu. Bleu ou jaune ça dépend selon qu'on est sur ou sous la couche de pollution. Le Progrès fait rage. Pour une raison inconnue est-elle, le petit père Vialatte se rappelle à moi chaque passage d'une année l'autre. Pour l'almanach? ses attaques aussi fines que rageuses de la langue de bois proverbiale? Ah oui.

Don Quichotte en devenir, s'étant aperçu que les étoiles existent comme le voulait Jaurès

La période se prête aux bonnes intentions! et il n'en manque pas. Toutes sortes de gens sont prêts ils sont là ils attendent ils vont surgir armés jusqu'aux dents pour génocider les dépressifs. Bonne année machin. Et hop! qu'on va te remonter le moral. Merci bien. L'AFP le dit régulièrement il le faut les ménages doivent l'avoir le moral. 

Arbre envahisseur qui vole le pain des Français

Je n'ai aucun moral aucune morale. Le moral c'est à consommer qu'il sert. Plutôt crever que devenir capitaliste. Les amoraux démoralisés sont dangereux : contagieux et destructeurs. Terroristes. Boum.

Noir&Blanc

Je suis Don Quichotte! le Désespéré! J'ai besoin de Dulcinée, de Sancho Panza, de Rossinante et de Géants à combattre... pas du dictionnaire des lieux communs, des petites phrases insensées supposées remonter le moral et remettre dans le droit chemin de la Société du Spectacle. Si c'est elle qui est saine, alors je suis Malade et incurable. Ma Maladie est une bénédiction... la quête de l'Absolu.

L'Espoir du Désespéré

Je la promène le long des chemins qui n'existent pas, ne mènent nulle part ces chemins, il va sans dire puisque le but du chemin, ce sont les pas. 

En avant

Après quelques démêlés avec des chaînes emmêlées, je les pose les pieds dans la neige laquelle a recouvert de sa Majesté les sommets du Pilat. -7°! la petite brise gèle les joues et joue le gel sur les branches des arbres Résistants. Penserait-on à remonter le moral d'un arbre givré? 

Quelques irisations























Les contrastes de lumière, le noir et le blanc, et parfois une petite pointe de couleur... j'étais venu le chercher je l'ai trouvé. Ne manquait à l'appel que le Mont Blanc, effacé de la photo par quelque néo-stalinien zélé. Et les couleurs de fin de journée, mais ce sera une féerie pour une autre fois.