Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

samedi 24 mai 2014

Lac de Belledonne

Belledonne et ses torrents
Quelques jours de vacances se profilent. Ce matin, je pars tardivement, après avoir beaucoup tergiversé la veille pour me lancer dans quelque chose. Départ à 7h30 de Lyon pour la Belledonne. Vue l'heure, et puis la fatigue, je n'envisage qu'un petit repérage vers Allemont, coin que je ne connais pas. On verra bien. 

Montée face aux Grandes Rousses

Il est presque 10h quand je lace mes chaussures au parking Coteyssard (1275m). A une heure pareille, je suis normalement déjà en haut. Bon. Il fait beau, plus que je ne m'y serais attendu, et le départ en face des Grandes Rousses, dans une forêt entaillée par les torrents, petits et grands (un peu plus),  met en jambes. Le lac de Belledonne est annoncé en 3h35. 


La grande traversée forestière est agréable et facile : on monte efficacement. C'est la zone du tétra-lyre... Un panneau sur un arbre nous invite à ne pas quitter le sentier pour ne pas le déranger. Seulement, le regardant en passant, je ne vois pas l'arbre suivant et son balisage. Je poursuis donc sur un sentier qui, au bout de quelques mètres, montre qu'il n'est plus entretenu, et finalement se dérobe sous mes pieds un peu plus loin. Diantre! Je me retrouve au milieu de nulle part. Ça tombe bien, je n'ai pas de carte. J'ai l'impression d'apercevoir une sente plus haut, je la rejoins, plutôt que de refaire 150m en arrière. Mais niet. En revanche, je tombe nez à nez avec quelques mouflons qui passaient par là.

Mouflons

Me voilà bien embarrassé, de toute façon j'ai perdu le sentier à l'abandon. Il faut monter, ça, c'est sûr. Mais je ne sais pas si le chemin poursuit la traversée au-dessus de moi, où s'il a changé de direction au moment où je l'ai perdu. Je poursuis la traversée, un peu, tant bien que mal, passant sur, sous, entre les arbres morts, dans des pentes assez glissantes et pénibles. Heureusement, je ne surprends pas de coq, ce qui ne suffit pas à prouver que je n'en ai pas dérangé. 

Pulsatille

Direction le Pas du Bessey
Au bout d'un moment, il devient évident que le sentier n'est pas au-dessus de moi, et je change donc de direction pour la fin de la montée. Après avoir traversé quelques névés, je vois du ciel bleu qui annonce une petite clairière : je tombe pile sur la cabane du Chazeau (1777m). Champs de pensées. Glaciers en face. 
Soldanelles

Après une petite pause, je me dirige vers le Pas du Bessey (2000m), que l'on gagne par une agréable traversée. De là, on peut contempler la dernière traversée avant le verrou à gravir pour atteindre le lac de Belledonne. En ce 23 mai, c'est encore bien enneigé, à partir de là. La traversée est un peu, et parfois très déversante. Même si la neige est molle, je ne suis pas mécontent d'avoir les crampons. Parce que, maintenant que je suis là, autant aller au lac.

Depuis le Pas de Bessey : la traversée jusqu'au verrou à remonter, en contrebas du Grand Pic

Lac de Belledonne
Traversée facile et vite avalée, en contemplant le cirque du Grand Charnier, et le Grand Pic de Belledonne. A sa gauche, le col de Belledonne, accès pour la Croix de Belledonne... Vu d'ici, c'est particulièrement impressionnant... Et même inaccessible en cette saison, avec ces grands bruits d'avalanche de neige et de roches, en cette saison. Mais, même en été, ça doit être une bavante.

Le Col
Le lac (2174m), encore gelé, laisse à voir quelques jolies couleurs, quand même. Ça valait la peine. Il est à peine 12h. Malgré mes déboires forestiers, j'ai mis moins de 2h pour monter, et ça tombe bien. Allez, un petit thé, une petite pause, et je redescends, profitant des névés pour dévaler facilement les pentes. Retour à 13h30. Il fallait ça pour lancer les vacances.

Lac de Belledonne


lundi 19 mai 2014

Les sabots de Sous-Dîne

Sous-Dîne en feu
C'est une sorte de pèlerinage, cette visite annuelle et printanière aux sabots de Sous-Dîne. Hier, j'ai contemplé les sabots du Granier. Le soir venu, l'arrivée aux Chenevriers est assez magique, avec Sous-Dîne en feu et le coucher de soleil par-delà le Salève

Soleil derrière le Salève

Le lendemain matin, départ à 6h30 tout feu tout flamme... ou presque. L'essoufflement arrive dès les 50 premiers mètres, très raides, incompatibles avec un départ tambour battant! Je ralentis donc, en restant sous les fameux 80%. La piste forestière... déjà décriée l'an dernier... est avalée, tranquillement. J'hésite, un peu, à prendre le Monthieu, pour une fois. Une autre fois! Et, alors que j'arrive à hauteur de l'épaule rocheuse qui se détache à l'ouest, je m'apprête à faire une halte dans le virage où je m'étais déjà arrêté les deux années précédentes... même si, cette fois-ci, je n'ai pas besoin de souffler. 

Ses amis le surnomment Lucky Luke

Surprise! 3 bouquetins occupent ma place, m'attendant vraisemblablement pour boire le thé. Ils sont là, de bon matin, descendus bien bas, pour profiter de la nourriture à disposition. Quelques-uns dans la pente herbeuse, et 3, donc, sur la piste. Un jeune finit par passer sous les barbelés pour rejoindre les autres. Il reste les deux vieux. Le premier se faufile aussi, malgré la gêne occasionnée par ses grandes cornes : pas facile de passer sous les barbelés! L'autre n'y arrive pas. Et il voudrait y arriver. Je lève le barbelé pour lui offrir un passage, mais non! il ne veut pas. Tête de mule, il s'obstine et... finit par y arriver tout seul. 



Faut prendre le Soleil
La journée commence bien. Me voici au Trou de la Pierre, avec quelques névés qui apparaissent, des champs de crocus... un sentier toujours aussi agréable. Puis, mon petit rocher à thé. Aujourd'hui, le Mont Blanc apparaît... Il sera bientôt débordé par les nuages. La Tournette est imposante. Les gentianes encore fermées. 

Je gagne, vite, le sommet, en voulant le gagner avant que la vue ne dégénère. Des marmottes profitent du Soleil matinal. Le ciel se couvre en effet assez vite et bouche petit à petit le panorama. 

Bientôt débordé par les nuages

Plateau de Sous-Dîne
De la croix, je gagne la pointe de Sous-Dîne, en tombant de nouveau sur quelques bouquetins, qui suivent le chemin opposé au mien. De la pointe, j'hésite à redescendre vers la grande piste qui semble amener vers Champ Laitier. C'est une trop grande et longue piste. Non. 


Terrasse, un peu d'air, et vue vers le Léman
Spectre de Brocken

Demi-tour, donc, et retour à la Croix, où je grignote à l'abri du vent et au bord de la falaise. Un peu de brume, un peu de soleil, un petit spectre de Brocken mais je n'ose m'avancer trop près de la falaise. Un bouquetin vient me rendre visite. Un chocard, aussi. Crocus, soldanelles, pensées, gentianes, partout...

Arche de neige

Rails et gouffre
Puis, je reprends ma route, de descente, tranquillement, dans les lapiaz toujours aussi beaux avec leurs méandres creusés par l'eau. Des gouffres donnent assez peu envie d'y tomber. 

Et, de retour au rocher à thé, 12 bouquetins m'attendent. Ceux de ce matin? Possible. Probable. En tout cas, ils remontent. 

On se retrouve

Ne reste plus qu'à glisser sur les névés et à finir le travail par la laborieuse piste...


Photos des bouquetins


Toutes les photos :

Les sabots du Granier

Avant d'aller rendre visite aux bouquetins de Sous-Dîne, je m'offre une petite halte au Granier à la recherche d'autres sabots. Quelques fleurs, en forêt, du muguet, des orchidées, etc. 

Et puis, enfin! quelques pieds... la plupart sont encore en bouton, ce 18 mai, mais quelques-uns se montrent parfaitement éclos. Ces fleurs sont vraiment magnifiques...
En bouton

Double fleur! c'est assez rare

jeudi 8 mai 2014

Tour du plateau d'Hostiaz

Hostiaz
Echelle pour aller chercher le pain dans la vallée
Hostiaz... pour signifier qu'on y est bien accueilli. Et il faut bien dire que ce petit village perché au-dessus des falaises du Bugey est avenant. La seule difficulté, c'est l'échelle, hostile, elle, qu'il faut gravir pour rentrer chez soi depuis la vallée : 


sur le plateau
Une via ferrata permet de déambuler le long des falaises, mais c'est pas trop mon truc. Je me contente, moi, de pérégriner en surplomb des dites falaises, tantôt en forêt, tantôt en clairière. Orchidées, pensées, aubépines ; abeilles et papillons (dont le plus grand papillon que j'aie jamais vu). Marguerites qui broutent, aussi. 

Aubépine
Bugey et ses falaises

Bref, une petite balade champêtre distrayante. 

dimanche 4 mai 2014

Entre Pas du curé et Batardière

Le Pas du Curé

Ah! oui... rentré à 10h de balade, je cherche du coup un endroit pour pique-niquer. Je m'arrête vers Engins, au-dessus du barrage sur le Furon. Un petit sentier part de là pour rejoindre Saint-Nizier. Il passe par le Pas du Curé. Vendu! Je ne sais pas si c'est par hasard que sur le chemin du Curé se trouve la "Batardière". J'ose le croire. 

La Batardière sur le chemin du Curé...

Sous le pas du Curé

Petit sentier forestier bien escarpé et Pas du Curé sympathique. Mais il fait bien froid, et je ne m'attarde pas trop. 

Myosotis
Orchidées

Les Chaudières me tiennent tête

Pas de la Balme et Tête des Chaudières
Il y a quelques semaines, j'envisageais de coiffer la Tête des Chaudières. Divers événements m'avaient fait reporter mes pas vers les Molières. Et là, après le 1er Mai, me voici avec deux jours de repos consécutifs, fait rare. Une possibilité de doubler le week-end? Que nenni! mauvais temps et fatigue ont eu raison de mon samedi, passé assez mélancoliquement, à me demander par ailleurs quelles destinations seraient pertinentes, vu les chutes de neige récentes annoncées au-dessus de parfois 1500-1600m. C'est la période un peu pénible, un entre-deux hiver-été où les bas objectifs ne motivent plus autant et les plus hauts pas vraiment accessibles. 

Tête des Chaudières

Je me décide quand même, le beau temps étant annoncé pour le lendemain, à gagner Corrençon-en-Vercors, donc, pour monter à la Tête des Chaudières. Une brume épaisse n'encourage pas le fol optimisme, il faut bien le dire. 

Végétation givrée

M'enfin, le lendemain matin, c'est très légèrement plus engageant. Très légèrement. En fait, au départ vers 7h, je n'y vois pas à plus de 20m et le vent est glacial. Le bon côté, c'est les arbres givrés au bord de la piste, comme si on était dans le Pilat au mois de février

C'est là qu'on remercie la météo de la veille

Vers 1500m, la neige... dure et verglacée comme c'est pas permis, en tout cas d'après les Conventions de Genève. Mais la pente n'est pas bien forte, la montée n'est pas difficile. Et là! petit miracle météorologique, je passe au-dessus de la brume au moment d'arriver en face de la Tête des Chaudières, illuminée des  rayons de Soleil matinaux. Superbe! 

Ça fait du bien de sortir de ça!

Virage à gauche pour monter vers le Pylone 1800m. Myriades de traces dans la neige!... chamois dans tous les sens, et ce satané coq! tétra-lyre! qui suit le chemin et de temps à autre plonge dans quelque bosquet de pins. Enfin, il a du faire ça hier, ou dans la nuit, ou plus tôt que moi. Introuvable, à la différence des chamois, qui bondissent... un! deux! trois! devant moi. 

Pas trop envie de s'attarder

Spectre de Brocken
C'est donc bien parti. Je gagne le pylône, et le Soleil me gagne. Et en contrebas? la brume. Irisations derrière les pins, spectres de Brocken par-ci, par-là. Direction le Pas de la Balme. Pas une seule trace. Et une neige verglacée de plus en plus verglacée. Les pentes ne sont pas vertigineuses, et le coup de toboggan serait bien vite arrêté, mais quand même. Il suffit de mal tailler une marche et c'est la grande glisse. J'arrive à une petite cabane apparemment fréquentée par les chamois. Les pentes pour remonter le vallon des Chaudières ne m'emballent qu'à moitié, avec ces conditions de neige. 

A Combeauvieux

Un peu dans le flou, là
C'est clair, je ne suis pas venu pour faire du toboggan. C'est donc le renoncement. Je pourrais aller au moins au Pas de la Balme, mais le temps d'y penser, la fenêtre bleue se referme, poussée, violemment, par la brume épaisse qui déborde la barrière est du Vercors. Aussitôt, le grand froid revient, et je n'y vois plus rien. Je retrouve à l'aveuglette le pylône, et ainsi le sentier qui va me ramener au point de départ, tranquillement, vers 10h. 

Bientôt la fin

C'était quand même une chouette balade. L'aurait juste fallu pas oublier les crampons, c'est tout.

jeudi 1 mai 2014

Fleur d'épine Fleur de rose a épousé le bourgeois (1er Mai)

Le 1er mai s'annonce aussi pluvieux qu'un jour d'enterrement au cinéma. On ne s'étonnerait pas de voir des ours dévorer quelque facteur ne passant pas par là. C'est ainsi qu'on ne fête pas la journée des travailleurs et des travailleuses. 
Des Travailleurs et Travailleuses fascistes (drapeau français) justement abattus par le Pouvoir
Enjeux partout! Fête du Travail ou Journée internationale des travailleuses et travailleurs? Épineuse question, je me pique de le dire... d'ailleurs! Muguet ou Églantine?

Des gens travaillent... des petites gens. C'est magnifique et c'est superbe. Des gens célèbrent... des honnêtes gens. Adjectifs! Dès le XVIIIe siècle, semble-t-il, les exploité(e)s trouvèrent valorisant de festoyer autour du fruit de leur exploitation. Les fêtes du travail. On peut les comprendre, mais aussi penser au côté ironique de la chose.

Toujours est-il... révolution... la crapule Fabre d'Eglantine (tiens?) propose d'instituer la chose dans son calendrier révolutionnaire, ce qui fut fait durant quelques années.

Aux Etats-Unis, à la fin du XIXe siècle, des paresseux lamentables se battent pour la journée de 8 heures. Grèves! Scandale. Et la leçon : 3 morts parmi les manifestants le 3 mai 1886. Bon. En France aussi, cela dit, la police tire sur les ouvriers. C'est bien normal, il ne faut reculer devant aucun moyen de destruction, comme aimaient à le penser en ces temps-là les honnêtes gens (Thiers, Jules Ferry, etc.) Les ouvriers sont donc écrasés comme des fourmis le 1er mai 1891 à Fourmies, après que Guesde, Jules de son prénom (la seule chose qu'il partageait avec les tristes Jules Ferry, Simon, Fabre?) a décidé de créer des fêtes du travail visant à réduire la journée à 8 heures - fainéant!

A Fourmies, les manifestants avaient épinglé une fleur d'églantine rouge, en souvenir aussi bien du sang versé que de Fabre d’Églantine. Cette Fleur d'épine Fleur de rose sera reprise par le Parti Socialiste.



Gardons donc le 1er Mai comme journée internationale des travailleurs et travailleuses. Mémoire des luttes. Plutôt que de parler de Fête du Travail, ce qui est une entourloupe supplémentaire (les exploités qui fêtent leur exploitation). Cela étant dit, nous pouvons récupérer le mot Travail, en le sabrant du marché de l'emploi. Voir le travail de Bernard Friot sur ce point. Qui travaille? Tout le monde, même et surtout ceux qui ne se font pas exploiter sur le marché de l'emploi. Bon. La "Fête du Travail" a une autre signification conservatrice encore, avec notre ami le Maréchal. Travail Famille Patrie. Ah bin oui. Il lui fallait le ralliement des ouvriers au petit père. Et hop! La Fête du Travail chômée depuis le 1er mai 1941. Mais, achtung! il voulait récupérer les ouvriers, pas la lutte des classes. Donc, fête du Travail, pas des travailleurs. Bref, vous l'aurez compris, je colle 3 jours-amende à quiconque parle de "Fête du Travail" en lieu et place de "Journée internationale des travailleurs et travailleuses".

 

 Parlons-en, de leurs luttes. Avez-vous remarqué ces internationalistes brandissant le drapeau français. Ces gens-là passeraient pour fascistes, aujourd'hui. Ça tombe bien, c'est toujours le cas. Plus personne ne parle de lutte des classes de nos jours, et quiconque le ferait serait immédiatement traîné dans la boue comme étant "populiste", "antisémite", "rouge-brun", "comme le FN", etc. Le Petit Parisien là au-dessus, c'est Manu qui lance sa police contre le Peuple.

Extrait de la motion défendue par le député de Carmaux JEAN JAURÈS, lors de séance parlementaire du 8 mars 1887 :
« Je dis que lorsqu’on vient acheter sur le marché français des produits agricoles, du blé, par exemple, qui ont été obtenus par des travailleurs réduits à un salaire dérisoire, c’est exactement comme si on jetait dans les campagnes de France, pour faire concurrence à nos paysans, les ouvriers qui au dehors travaillent à des salaires dépréciés. Et voilà pourquoi, pour ma part, je ne me refuse nulllement à protéger l’ensemble de la production agricole ; mais j’ajoute : à condition – et vous vous y êtes engagés vous-mêmes – que par des mesures complémentaires vous assuriez à la communauté rurale, à ceux qui travaillent véritablement, le bénéfice exclusif de cette mesure. Voilà pourquoi, lorsque vous aurez voté les surtaxes que vous préparez, nous viendrons vous demander d’en assurer directement le bénéfice aux travailleurs des champs. »

» De même, nous protestons contre l’invasion des ouvriers étrangers qui viennent travailler au rabais. Et ici, il ne faut pas qu’il y ait de méprise :
Nous n’entendons nullement, nous qui sommes internationalistes… »
[Rumeurs et interruptions sur divers bancs]
« Vous entendez bien que ce n’est pas nous qui voulons éveiller entre les travailleurs manuels des différents pays les animosités d’un chauvinisme jaloux ; non, mais ce que nous ne voulons pas, , c’est que le capital international aille chercher la main d’oeuvre sur les marchés où elle est le plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jetter sans contrôle et sans règlementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont les plus bas. »
[Applaudissements]
« C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main d’oeuvre française contre la main d’oeuvre étrangère, non pas, je le répète, par un exclusivisme d’esprit chauvin, mais pour substituer l’internationale du bien être à l’internationale de la misère. »
[Applaudissements à l’extrême gauche. Mouvements divers]
« Les nations, systèmes clos, tourbillons fermés dans la vaste humanité incohérente et diffuse, sont donc la condition nécessaire du socialisme. Les briser, ce serait renverser les foyers de lumière distincte et rapide pour ne laisser subsister que l'incohérente lenteur de l'effort universel, ou plutôt ce serait supprimer toute liberté, car l'humanité ne condensant plus son action en nations autonomes, demanderait l'unité à un vaste despotisme asiatique. La patrie est donc nécessaire au socialisme ».
» De même, nous protestons contre l’invasion des ouvriers étrangers qui viennent travailler au rabais. Et ici, il ne faut pas qu’il y ait de méprise :Nous n’entendons nullement, nous qui sommes internationalistes… »[Rumeurs et interruptions sur divers bancs]« Vous entendez bien que ce n’est pas nous qui voulons éveiller entre les travailleurs manuels des différents pays les animosités d’un chauvinisme jaloux ; non, mais ce que nous ne voulons pas, , c’est que le capital international aille chercher la main d’oeuvre sur les marchés où elle est le plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jetter sans contrôle et sans règlementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont les plus bas. »[Applaudissements]« C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main d’oeuvre française contre la main d’oeuvre étrangère, non pas, je le répète, par un exclusivisme d’esprit chauvin, mais pour substituer l’internationale du bien être à l’internationale de la misère. »[Applaudissements à l’extrême gauche. Mouvements divers]« Les nations, systèmes clos, tourbillons fermés dans la vaste humanité incohérente et diffuse, sont donc la condition nécessaire du socialisme. Les briser, ce serait renverser les foyers de lumière distincte et rapide pour ne laisser subsister que l'incohérente lenteur de l'effort universel, ou plutôt ce serait supprimer toute liberté, car l'humanité ne condensant plus son action en nations autonomes, demanderait l'unité à un vaste despotisme asiatique. La patrie est donc nécessaire au socialisme ».

 C'est là le côté tragique. Si vous avez écouté Dorothée ou Nana Mouskouri chanter (bravo, mais je vous ai épargné les scouts), vous n'avez pas entendu la fin de la chanson. La jeune fille a été vue, un bourgeois (dans certaines variantes, on l'appelle un "vorace") à ses côtés. Et la morale de l'histoire? La jeune fille a épousé le bourgeois. Fleur d'épine Fleur de rose a épousé le bourgeois. C'était écrit. Ils l'ont fait. Trahison complète et totale du PS.

Promenade à la Font du Loup (Isère)


Muguet ou Églantine?

 Bref!... je crois que je vais aller me balader en forêt, ce qui est très mauvais pour la croissance, et le hasard Balthazar fera que je tomberai sur du muguet (Pétain et les conservateurs auront gagné) ou sur de l'églantine en premier (la Révolution).

1er Mai de gauche avec l'églantier

Dans les forêts d'Isère, on rencontre les deux. En marchant autour de la Font du Loup, je croise ici l'églantier, là le muguet. Ce ne sera donc pas un 1er Mai hémiplégique. Le muguet royal des conservateurs de la "Fête du Travail", et la fleur d'épine, certes pas écarlate, mais rose pâle, des travailleuses et travailleurs.

1er Mai de droite avec le muguet