Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

dimanche 12 janvier 2014

Pic et pic

Ça faisait longtemps, finalement, que je n'avais pas mis les pieds dans le Vercors

Chamois observateur

C'est chose faite, au départ de Lans-en-Vercors direction... disons... le Pic St Michel, allez. Bonne pioche, par rapport au Moucherotte, je pense, il y avait un peu plus de neige par ici que vers les Ramées.

En surplomb vers le Col de l'Arc

Je pars tard, très tard, vers 8h45. Pas un chat sur le parking malgré le beau temps annoncé, exception faite d'une voiture et un joggeur. Bon. 

du Col de l'Arc

Dévoluy
Très peu de neige par rapport à ma visite de l'an dernier en ces mêmes lieux. Grand calme et solitude pour le début de la promenade, jusqu'aux pistes de ski de fond, désertées. L'an dernier, montée directe vers le Pic. Cette fois-ci, je choisis de passer par le Col de l'Arc. C'était une bonne idée. Quelques traces dans la neige, je coupe et recoupe le GR par moments, jusqu'à que la pente en forêt devienne un peu plus forte vers Font Froide. Là, on quitte le GR puis la forêt, et la pente ajoutée à la neige glacée rendent utiles les raquettes - je les chausse pour surmonter le sursaut (républicain) rocheux. Là, vue sur le Col de l'Arc, le décor hivernal est superbe et des chamois gambadent et n'en font qu'à leur tête. C'est ça de partir "tôt". Je les reverrai plus tard, mais cachés dans la forêt. 

A l'approche du collet jouxtant le Pic St Michel


Au Col, la vue est très bien dégagée du Mont Blanc au Dévoluy. Ça mérite de se poser un bon moment. Les raquettes redeviennent superflues pour la suite, avant de passer une ligne de crête nous ramenant plus au nord et donc plus enneigé - il faut les rechausser. Personne au Pic St Michel à 10h15. C'est ça de partir "tôt". Parce que, finalement, comparé aux autres, sauf un couple rattrapé au moment des chamois, j'étais parti tôt. 

Vercors, depuis le Pic St Michel

Contemplation du Pic vers le Pic (de pollution) dans la vallée. Et du reste, majestueux. Vers 11h30, les chocards déboulent avec les courants ascendants et/ou les marcheurs qui mangent. 

Envole-toi

Et vers midi, il est temps de redescendre tranquillement, après avoir pris un peu de soleil sur la tête. Ca fait du bien, un peu d'air frais.


dimanche 29 décembre 2013

Pilat 2013 - dernière

Après le vilain temps d'hier, ce n'est pas encore le grand beau aujourd'hui. Un petit peu difficile de se motiver, mais, allez... prendre l'air, quand même©. Il semble rester un peu de neige dans le Pilat, alors en route. 

Pas de Mont Blanc, mais un début d'arc-en-ciel

Le Soleil joue avec les nuages.

Depuis le Crêt de la Perdrix, vers Rochecourbe

Les photos :


dimanche 8 décembre 2013

Au-dessus c'est l'soleil - Pilat encore

Quelques photos d'une nouvelle et petite promenade dans ce Pilat si beau quand il est enneigé...

Depuis le Crêt de la Perdrix, la brume-pollution et au-delà, Rochecourbe à droite
Au-dessus...
Le Crêt de la Perdrix


Étranges formes
Loupe
Perdue, son ombre
Loupe
Au-dessus... il baisse...



lundi 25 novembre 2013

Le Pilat enneigé - 25 novembre 2013

Je ne voulais faire qu'un petit tour, à vrai dire... une petite digestion de début d'après-midi, dans la neige. Mais de la neige, il y en avait plus que prévu, et couvrant la route menant à La Jasserie. Alors, je m'arrête à la Croix du Chaubouret. La Jasserie est à 7 km, je chausse les raquettes... il y a quelques skieurs, et quelques raquettistes, aussi. 



Je vais vite mais suis ralenti par les jeux de lumière dans la forêt enneigée... c'est magnifique, alors, j'immortalise... tiens! au passage, je viens de découvrir l'ambrotype, technique photographique donnant une impression d'immortalité... très intéressant... à tenter, un jour.



Bref... je suis le "chemin du fer", je crois, qui mène à la Jasserie. Enfin, à un moment, je perds un peu patience sur ce chemin suivant une courbe de niveau. Hop! je monte en espérant bien tomber peu ou prou sur la Jasserie. Sans carte ni boussole, mais oui, je tombe dessus. Et voilà. 


La Jasserie, enfin!

Là, je passe en terrain connu. Façon de parler, parce que la neige nivelle le terrain comme je ne l'aurais pas imaginé... le pré, tout de blanc vêtu a l'air presque plat, en comparaison de sa robe verte. Les nuages se font de plus en plus menaçant (ça ne durera pas). 

Montée à la Perdrix
la Perdrix
Puis, la route passée, je grimpe à la Perdrix, où il fait un froid de canard, et je fais un AR jusqu'à l'Oeillon. C'est absolument intenable, avec ce vent qui glace le sang et suinte la haine (je m'égare). Les Alpes sont totalement (? peut-être un bout d’Écrins dépasse-t-il des nuages) masquées. Les Monts du Lyonnais sont jolis, en vert et blanc. 
Depuis la Perdrix
Juste un thé avalé, et avant de me transformer en singe givré à la façon des arbustes environnants, je redescends, courant, par le GR7 vers la Croix. Le Soleil baisse dans le ciel, les couleurs se réchauffent, et le vent me lâchant dans la forêt, je me réchauffe aussi.




5h de balade, finalement... une vingtaine de kilomètres et la neige qui scintille en souvenirs. Il fait presque nuit à mon retour. Ça fait du bien.

Fin de journée


 Toutes les photos :

lundi 18 novembre 2013

Grand froid sur la lutte des classes

Crêt de la Chèvre
Après s'en être pris vendredi à BFMTV, le "forcené" a chargé Libération puis la Société Générale ce matin. Les journalistes n'arrivent pas à faire le lien. Moi, je le vois tellement bien que je me sens obligé d'étaler mon alibi. Cependant, quelqu'un a des nouvelles de Bruno Boulefkhad?... Quoiqu'il en soit, à peine auront-ils repris leur souffle, les journalistes et les politiques, employés de Banque, ne manqueront pas... trompettes et tambours... d'en appeler à un sursaut Rrrrrrépublicain contre le populisme ultraviolent raciste nauséabond fasciste qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Bruno, peut-être, mais moi non! ce matin, après avoir vu des images d'Auvergne enneigée, je profite un peu du week-end décalé pour aller vérifier du côté du Pilat si un peu de neige n'aurait pas eu l'idée d'y tomber. Loin d'assaillir l'oligarchie, je crapahutais et assemblais un bonhomme de neige. 

Karl
Je vous présente Karl, bonhomme de neige barbu et qui voit rouge. Eh oui ! peut-être rêvais-je déjà de lutte des classes, de pied-de-nez au Grand Kapital. M'enfin, mon style est certes moins violent... sans arme ni violence ni haine comme disait à peu près l'autre... 

A l'Arnica, il voit rouge
Karl m'est apparu au Crêt de la Chèvre. Il m'a hanté tout le chemin du retour. J'allais voir là-bas s'il y était - il y était. Karl = Jésus. Don d'ubiquité le mec. Il est partout, il nous hante. Dans la forêt, il y est. Au Crêt de l'Arnica, il y était. Au Chalet Bourguisan, encore ! Et dans les arbres, aussi. Habile comme un singe, il ne lui manquait plus que la banane. Sacré Karl. 
il se fond dans le décor, à défaut de fondre

Karl sur les barricades


Habile comme un singe, il ne lui manque qu'une banane
Karl est-il un singe ? Oui. Ni plus ni moins que tous les autres individus de son espèce. Est-ce grave d'être un singe ? Pas plus que d'être un œillet ou un ver de terre, à mon avis. Toujours est-il qu'à ma petite pique, aucune colère il n'a piqué. Karl est grand, adulte, fort, structuré, et n'a que faire des insultes de bas étage. Il n'appelle pas au sursaut Rrrrrrépublicain. Il accepte ce que Hara-Kiri aurait pu publier aussi. Sa barbe lui sert d'écharpe et il ne comprend pas l'homme à l'écharpe rouge, grand tartuffe s'il en est avec sa double éthique sur la liberté d'expression. La liberté d'expression est totale ou n'est pas. Elle s'exerce tout le temps, et il faut défendre d'abord celle de nos adversaires. Des intellos de gauche, Naulleau et Onfray, ont raison de dire que la Une de Minute équivaut à du Charlie Hebdo, du Libé, etc. mais en profitent pour réclamer le couperet de la Loi pour interdire tout ça, au nom de la responsabilité. Misère des censeurs. 

Karlméléon
Un autre censuré, c'est Lars von Trier. Son prochain film vient de perdre 1h, il n'a pas eu son mot à dire... Le "marché" n'aurait pas compris un film de 5h30. Libé rapporte l'information, mais ne songerait pas à s'offusquer de la dictature du "marché", de cette censure pourtant insupportable. C'est ça, un journal de gauche. Un journal qui vend 39€ une Une en hommage à Steve Jobs. Libé aime le "marché", voyez-vous... difficile de le critiquer après ça. 


Karl des Bois, il prend aux riches pour...

Bref... ce matin, je le répète, je n'étais pas à Paris contre le "marché". Je marchais.

mercredi 13 novembre 2013