Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

jeudi 11 juin 2020

Marais de Lavours


Nénuphar

L'entendre est une chose, le voir une autre!

Binôme

Un peu toujours les mêmes problèmes météos en ce moment... Je pars tenter une photo d'un Gorge-bleue à miroir. Je n'en trouverai pas trace. Mais, des Pics noirs sont là, et assez actifs. Difficile malgré une relative proximité de les prendre en photo entre les feuilles, et dans un beau brouillard automnal. M'enfin je fais ce que je peux.

Pic!
En plein travail
Prise d'élan
Pic noir

Plus tard, un Chevreuil, du Tarier pâtre... des Cisticoles des joncs se font entendre mais ne se montrent pas vraiment, à la différence des Fauvettes grisettes, omniprésentes. 

Fauvette grisette
Le jeudi est le dimanche des ragondins : pas question de se lever
Chevrette
Tarier pâtre

lundi 8 juin 2020

Autour de la maison

Un petit peu de retard à rattraper : je m'y colle. Je n'oublie pas de m'asperger de gel hydro-alcoolique avant de taper sur mon ordinateur, et j'en prendrai une rasade après, on ne sait jamais... C'est qu'il est de bon ton de se moquer de Trump avaleur peut-être d'eau de javel, mais on est à peu près au même degré de folie. On trouve des files d'attente dignes d'un Macdo pour aller à la déchetterie, parce qu'il faut limiter le nombre de personnes à l'intérieur (en temps normal, je n'y ai jamais vu plus de 20 personnes simultanément), vérifier que tout le monde a bien un masque etc. Alors que le risque de transmission de ce virus en extérieur comme ça est à peu près nul, et alors que les cas positifs ne sont plus signalés depuis le 26 mai tellement c'est devenu insignifiant. Enfin bref. En y repensant, il est assez logique de trouver les mêmes files aux Macdo et aux déchetteries : de mon point de vue, la seule différence entre ces deux établissements est que du premier, on ramène des déchets (drôle d'idée), alors qu'au second, on les y dépose (quand on peut).

Epipactis palustris
Pie-grièche écorcheur jouant à saute-mouton

Bon. Samedi soir, en fin de journée, un petit passage au Lac Saint André, assez désertique avec la météo maussade. Un Goéland en profite pour venir pêcher du poisson mort, en faisant admirer dans le vent sa virtuosité de volatile. 

Goéland du soir
Et voilà pour le repas


Dimanche matin, sous une pluie battante, à l'étang des Aigrettes, le Râle d'eau, d'ordinaire bien planqué, se montre à plusieurs reprises. La Spatule blanche est toujours là. Et une ribambelle de hérons. 
Râle d'eau - 1
Râle d'eau - 2
Râle d'eau - 3e passage
La star internationale du moment
Grande Aigrette > Aigrette garzette

Et enfin, ce matin, je vais voir si Epipactis palustris commence à fleurir : oui. Avec l'Orchis brûlé et les Ophrys abeille/bourdon, je crois que ce sont mes préférées. Et puis, intrigué par l'absence de données Ophrys abeille, justement, sur Chapareillan, je pars en chasse. Trouvant, à deux reprises, un pied d'Orchis pyramidal, je prospecte plus sérieusement et trouve de bien plus discrets pieds, en fin de floraison, d'Ophrys abeille! Photos épouvantables au téléphone portable que je vous épargne. Et voilà une absence de donnée corrigée. 

Epipactis palustris
Orchis pyramidal

Pendant que j'ai le nez par terre, un autre fait de même, depuis les airs, juste à côté de moi : le Faucon crécerelle en "Vol du Saint-Esprit". Joli. Et je trouve même un Bruant proyer, pour la première fois.

Arrivée du Faucon crécerelle
En repérage
Vol stationnaire
Banzaï!

vendredi 5 juin 2020

Au tour du Crabier chevelu

Crabier chevelu
Nénuphar

Encore de la pluie, toujours de la pluie. Petite sortie seulement, mais à la recherche du Crabier chevelu, là où je sais avoir une chance de le trouver. Je prends un premier aperçu de l'étang, mais tout à l'air d'être extrêmement calme. Au moment de partir pour le point d'observatoire, je repère un bougre sur une branche bien loin, juste sous l'observatoire précisément. C'est lui!

Caramba! j'arrive trop tard

Blongios nain

Je fais donc le tour de l'étang, et le temps d'arriver, il a décampé, mais pas trop loin. Patience, donc. En attendant, deux Blongios nain se montrent, assez furtivement, l'un traversant l'étang en vol, et l'autre sautant d'une touffe de roseaux à une autre où il montre quelques instants ses talents d'acrobate avant de rentrer dans la végétation. Plus tard, le Crabier chevelu, que l'on appelle ainsi à cause de sa crinière, qu'il a adopté depuis l'apparition de Led Zeppelin, et qu'il ne manque pas faire valser.


Crinière
Chevelu mais pas coiffé, anarchiste capilliculteur
En tout cas, il est souple
C'est quand même un drôle d'oiseau

jeudi 4 juin 2020

Ingénierie ornithologique

Petite sortie matinale, malgré la pluie, et donc plutôt sous abri. Belle surprise en arrivant avec une parmi la trentaine d'Aigrettes garzettes en conciliabule animé (est-ce une assemblée citoyenne tirée au sort pour tirer les enseignements de la grippe humaine qui a frappé l'espèce?), une parmi les Aigrettes, disais-je, qui a l'air bizarre. Son bec surtout, n'est pas vraiment catholique, et invite à la plus grande circonspection : qui a fabriqué une telle chose? 

Assemblée de garzettes, avec quelques intrus
Au top on encercle le bosquet!
C'est fini d'harceler les plus petits?
Et voici la Spatule blanche

Il s'agit donc d'une Spatule blanche, déjà observée par ici en 2015 et 2017, mais a priori pas depuis (jusqu'à ces derniers jours), donc assez rarement. Un oiseau cousin aussi bien des hérons, des flamands que des cigognes. La question qui se pose est donc : pourquoi un tel bec? Manifestement, elle passe son temps à se balader dans les eaux peu profondes, le bec donnant l'impression de balayer l'eau (mais l'eau revient sans cesse), certainement pour sonder et y capturer son repas (petits poissons, amphibiens, crustacés, etc.). A priori, et cela aurait été découvert récemment, ce bec, que dis-je ce bec, ce cap! cette péninsule! est capable de détecter les proies à distance, par sensibilité tactile (mouvements des proies dans l'eau). Or, comme il faut balayer l'eau pour pêcher ainsi en aveugle, la forme aplatie du bec permettrait aussi bien d'enserrer les proies que de diminuer la résistance de l'eau. 

En voilà toujours un qui s'est fait prendre
Spatule blanche

Admettons, mais on ne donnera pas forcément à Mme Spatule le Prix Nobel pour son invention, à moins bien entendu qu'elle ne publie sa découverte dans The Lancet, ce qui lui conférerait un prestige indispensable : se contenter de marcher le bec dans l'eau, ce n'est pas glorieux.

Exercice matinal
Vachement facile de se gratter le cou avec un si long bec
Une Spatule a le droit de se marrer

Bref, je l'observe tranquillement, elle se rapproche en même temps que la lumière s'améliore, un court instant, et puis range son bec hors de l'eau mais dans ses plumes. Pendant ce temps, je regarde le manège des garzettes, et des autres hérons : il y a du Héron cendré, du Héron pourpré, du Héron garde-boeufs, et puis deux Blongios nain au moins, et 4 Bihoreaux gris, au moins également. Ça fait du monde, et 2 Grandes Aigrettes arriveront en vol plus tard.  

Bihoreau gris en approche
Bihoreau gris ayant repéré quelque chose
Aigrette garzette en vol
- Rien au nord?
- Non, et au Sud?
- Rien non plus

Les Bihoreaux se montrent particulièrement coopératifs. Notamment un juvénile, qui vient se percher plusieurs fois sur les perchoirs du Martin-pêcheur. Il manque une fois de tomber, donnant une petite série de battements d'ailes, et puis il recrache une pelote de réjection, alors qu'il est interdit de cracher par terre. Quelques photos, juste à ma hauteur... ça tombe bien.

Jeune Bihoreau gris
Eh oui, l'eau ça mouille
Qu'est-ce qu'il nous fait?
Ah, d'accord, pelote de réjection
Décollage?