Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

mercredi 15 janvier 2020

The Call of the bird

Yes my Lord! Yes my Lord! Yes my Lord! But I beg you pardon my Lord, but in my opinion, I am sure but alors I am tout à fait sure que c'est une Oie cendrée qui appelle à l'aide. Isolée esseulée en plein milieu de l'étang, elle appelle ses congénères. Jusqu'à 5 Oies cendrées ont été repérées ces jours-ci sur le sud du lac, et elle est restée seule là, au milieu de plus de mille fuligules de toutes espèces (morillon, milouin, milouinan). 

Oie cendrée

Elle m'amène à penser à ce morceau de musique que j'aime beaucoup, de Hossein Alizadeh & Djivan Gasparyan. En tout cas, elle crie ! Au secours tous ces fuligules si ça se trouve ils sont même pas français!


The call of the bird

Une Oie cendrée, donc, mais beaucoup d'autres aujourd'hui. Première de l'année où je me sens capable de faire une journée complète. Alors du matin au soir. Le matin, c'est moyen. Moyen-duc! Bien cachés... mais fidèles au poste. La prochaine fois, je viens avec le taille-haie. Le soir, c'est grand. Grand-duc. Je l'attends avant la nuit pour une fois. Je ne le trouve pas. Je m'occupe avec le tichodrome. Mais, me voilà me décalant d'un pas, à un moment donné, et ce pas de côté rend accessible à mes yeux un autre arbre dans la falaise. Une grosse ombre dedans. Jumelles. Grand-duc! La lumière a quitté le sol, et fait rougir la falaise. Il était temps que je le repère. Toujours faire un pas de côté. Gébé le savait bien (L'an 01)


Le taille-haie la prochaine fois

Il reste une demi-heure de visibilité acceptable. Mais cet imbécile d'aristocrate volatile en profite pour faire sa toilette. Et rien d'autre. Et une fois seulement que la mesure de lumière indique que toute photo non floue est impossible, il s'envole, vient se poster en rebord de falaise au-dessus de moi, disparaît, puis ressurgit de nulle part pour partir en chasse. 

Ah! le voilà! il est là!
Tête à 180°

A part ça, un Butor étoilé furtif, un joli Rouge-gorge, et beaucoup d'autres encore...

Rouge-gorge familier
Les daltons morillons
Accenteur mouchet dans la nuit

mardi 14 janvier 2020

Prospections grenobloises

Il y avait un plongeon imbrin à observer ces jours-ci, mais je ne l'ai pas vu. Dommage. Tout de même, pas mal de monde autour du plan d'eau : un magnifique écureuil, un rouge-gorge qui semble maire d'une commune anarchiste avec son écharpe noire, et pas mal d'oiseaux divers et variés.

Rouge-gorge familier


Belledonne

Après quoi, je vais prospecter des falaises à tichodrome, mais le Soleil est déjà passé derrière, et qui plus est, je ne trouve pas d'autre point de vue sur les falaises que depuis l'horrible zone industrielle. Guère flamboyant. Je monte quand même au-dessus, où la vue au-delà de Grenoble est belle sur Chartreuse et Belledonne. Dans les bois, un troglodyte prend la pose jusque quelques secondes de moins qu'il n'en fallait pour que je l'immortalise. En revanche, deux pics épeiches s'en donnent à cœur-joie en tambourinages. 

Pic épeiche femelle

lundi 13 janvier 2020

Petites sorties

Une petite promenade hier matin dans les Entremonts, le long du Cozon, où les cincles plongeurs sont chez eux. Ils commencent à chanter. Comme le merle noir depuis quelques jours à la maison. On admire les chutes d'eau et notamment la belle cascade de la Chivolande. Il faut aussi scruter les prairies, les haies, mais rien ne sort...

La Chivolande

Aujourd'hui, encore une toute petite sortie en attendant mieux. Juste le temps d'aller repérer parmi un bon millier de fuligules une nouveauté pour moi : deux fuligules milouinans. Le temps, aussi, d'observer une buse variable et un autour des palombes en chasse et qui abandonnent en partant vers les bois. 

"Entonnoir blanc" caractéristique des fuligules milouinans
Autour des palombes visant les fuligules
Buse variable

Et puis, parmi toutes sortes de petits passereaux, un grimpereau fait le funambule devant moi. Je pensais à un grimpereau des jardins, et à la photo, il semble avoir les flancs bien blancs, le bec relativement court, et surtout un sourcil blanc net large qui, d'après le guide ornitho, est la marque du grimpereau des bois du Nord de l'Europe. Bon... 

Grimpereau des bois scandinave?

jeudi 9 janvier 2020

Début des hostilités 2020

Dernière publication : le 18 décembre. Ça commence à dater, un peu. Il faut dire que j'ai été très occupé depuis. Notamment à extirper un héros national de la parodie de justice d'une pseudo-démocratie, et à défendre un artiste maudit pris en grippe par le nouvel ordre moral. C'était donc pour la bonne cause. En cas de doute, prière de vous adresser à Léa Salamé, Frédéric Beigbeder et Alain Finkielkraut : elle et ils sauront vous rassurer sur les qualités des hommes de Lumière Ghosn et Matzneff. Bref, en attendant que la grandiose Démocratie de nos amis de l'auto-proclamée élite s'exprime de manière plus flagrante encore en détruisant à nouveau un pays oriental, je rassemble ici les quelques images de ce début d'année 2020. Peu de sorties, mais c'est toujours ça de pris.

Gypaète barbu, Emparis de son prénom
Bouquetin des Alpes, que nous appellerons Cornélius

Emparis, l'un des neuf gypaètes barbus identifiés sur le même secteur cet hiver, est un gypa qui va atteindre dans les prochaines semaines sa 2e année. Il est né, comme son nom l'indique d'ailleurs, dans la Romanche, où le trio qui s'y est installé a lancé cette année la saison des pontes le 2 janvier. Belle dynamique chez la population de gypaètes, et ça fait plaisir. 
Concernant Cornélius, lui, je n'ai pas d'infos aussi précises, mais il a l'air en forme et avait bien l'attitude d'un maître du lieu en fin de période de rut.


Fuligule milouin
Sarcelle d'hiver verticale
Sarcelles d'hiver
Martine-pêcheuse
Tichodrome échelette
Grand-duc d'Europe

Pouvoir observer un Grand-duc en bonnes conditions de lumière reste un objectif, de même que trouver une hermine à "adopter" chez elle, et tant d'autres... comme ce gypaète blanc qui navigue entre l'Italie et la France, sans oublier la piste des grands carnivores que j'ai un peu délaissée mais qui s'est ramenée sur mon chemin d'elle-même sous la forme d'une trace de lynx dans la neige...

mercredi 18 décembre 2019

Ticho et Grand-duc

J'espère toujours pouvoir observer le Grand-duc en bonne lumière : ça a été raté dimanche alors que l'occasion se présentait, mais ça finira par le faire. Pas encore pour aujourd'hui, mais j'ai peut-être repéré, cette fois, son dortoir. Ce qui méritera d'être confirmé, mais c'est la première fois que je le vois décoller et non pas sortir de nulle part. Ensuite, il a ses habitudes.

Le Grand-duc sort de son trou à rat

Depuis quelques jours en tout cas, la femelle n'est pas là, et ne répond pas : c'était déjà le cas dimanche. Le mâle chante par deux fois et se décide à aller se percher et chanter plusieurs minutes après le coucher du soleil. On peut malgré tout voir sa gorge blanche, visible lors du chant. 

Il chante gorge blanche déployée

Et montre ses "gants de boxe" en vol

En attendant ces événements, je surveille le tichodrome. Il est bien là. Le voilà qui entreprend un vol qui lui est propre, de la falaise vers le canal, aller et retour. Sur le chemin du retour, il a la surprise de voir débouler l'épervier d'on ne sait quel arbre où il était planqué. Le tichodrome esquive un premier piqué, et la suite se déroule dans les arbres et je n'y vois plus rien. De longues minutes avant que le tichodrome ne réapparaisse... Je n'ai rien contre l'épervier mais je préfère qu'il ait raté le ticho quand même.

C'est par ce talent d'acrobaties qu'il a du s'en sortir face à l'épervier

Et puis, un chauve-souris, peut-être deux, fait la première partie du Grand-duc. Je ne connais rien aux chauves-souris pour le moment, je ne sais pas au nom de qui elle répond.

Pas facile les chauves-souris

mardi 17 décembre 2019

Dans le vent du sud

Beaucoup de vent, qui amène de la douceur mais sa force frigorifie quand même. Les conditions ne sont pas optimales pour observer les grands rapaces, manifestement.


Tentative d'approche

Une buse jongle avec les rafales, un épervier passe aussi, le gypa une fois, et l'aigle royal de temps en temps. Les vautours sont très haut, dès le petit matin. 

Aigle royal

On peut observer les bouquetins, dans les pentes et dans les vires. Et puis, aussi, un petit groupe d'accenteurs alpins.

Accenteur alpin
Passage éclair du gypa

dimanche 15 décembre 2019

Des oiseaux sans compter

Aujourd'hui, c'est comptage mensuel des oiseaux du Lac du Bourget. 

Grande Aigrette
Jolies sarcelles d'hiver

Déjà hier, je monte au-dessus de la maison chercher des petites chouettes de montagne, et j'y trouve la Chevêchette d'Europe qui crie 3 minutes dans la nuit. Reste à aller repérer tout ça plus précisément. A peine le temps de dormir et ce matin en ouvrant la fenêtre à 6h45 : Paf! le Grand-duc, d'Europe aussi, chante. 3 minutes aussi et puis s'en va. Belle surprise. 

Fidèle au poste

Souvenir flou de chasse
Alors j'arrive au premier secteur, un peu en avance. Le Martin-pêcheur, d'Europe toujours, est là. Il fait encore un peu sombre. Pas grave. Et j'ai droit à une très belle scène de chasse d'un Autour des palombes sur deux canards en vol juste au-dessus de l'eau ; mais l'Autour est lui-même pourchassé par des Corneilles noires, et, parvenant à les éviter, il en rate les canards. Tout ce petit monde va se planquer et je les perds de vue en voyant débouler le Butor étoilé!

J'ai l’œil du Butor étoilé pour la première fois

Quel début de journée! Et elle n'a normalement pas commencé. Arrive quand même neuf heures ainsi que les comparses compteurs du jour. On fait le tour et le compte des 26 espèces observées et hop! deuxième secteur. Là encore, beaucoup de monde. Et le Butor étoilé (le même? un autre) surgit encore : un premier vol puis un second. Fantastique. Et une rareté avec la Macreuse brune!

Macreuse brune

Troisième secteur, et une incroyable rareté : le Fuligule à tête noire, canard plongeur nord-américain qui a décidé de nous rendre visite. Jamais je n'aurais pu l'identifier sans les spécialistes et les longues-vues, tant il ressemble à un fuligule morillon. Bon. Ça commence à faire pas mal. 

Deuxième observation du Butor étoilé ce jour

Hibou moyen-duc
Nous rendons alors visite aux hiboux moyens-ducs, et en trouvons 2 au dortoir. Et nous poursuivons le tour du lac. Un Fuligule nyroca : première pour moi. Il est assez classe celui-là. Et on continue encore : le Garrot à œil d'or, encore une première pour moi. Et j'oublie une autre rareté : le Plongeon imbrin

A droite le Fuligule nyroca

Encore une étape ou deux, avec l'échec de la recherche du Grèbe esclavon, mais nous retrouvons encore des fuligules nyrocas et garrots à œil d'or. Et 480 Nettes rousses nous passent devant en vol, signant la fin de la journée autour du lac. Mais il reste un petit bonus au spot Grand-duc. Et hop! Il est là, repéré dans la falaise, puis en vol, et il se met à chanter avant de filer chasser. Quelle journée!

Garrot à œil d'or