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mercredi 11 septembre 2019

Trou de la Lune

Liste de randonnées 2/10 : je choisis aujourd'hui la Maurienne avec un départ du Monolithe de Sardières et le Trou de la Lune pour objectif. Au programme : un peu moins de 17km et un peu plus de 1450m de dénivelé positif.

Premier regard vers le Râteau d'Aussois
Ailes de vis

8h40 au parking du monolithe, pas un chat, et ça fait toujours plaisir. Je choisis de monter par le côté raide, et de descendre plus tranquillement. Raide, c'est raide : rarement vu un départ aussi pentu dès les premiers mètres. Mais bon, ça se grimpe et j'arrive au "Belvédère" qui sera sans doute la moins belle vue de la journée : c'est au-dessus que ça se passe. Alors je ne traîne pas, même si du tourisme mycologique serait intéressant.


Depuis La Turra - Râteau d'Aussois et Pointe de l'Echelle

En photographiant une fleur, un vautour passe, et on change la mise au point
Un renard se défile ; les casse-noix mouchetés défilent, tout affairés qu'ils sont à éparpiller les pommes de pin. Arrive alors une longue longue piste qui empêche de prendre rapidement de la hauteur. Je finis tout de même par arriver sous "La Turra", et le sentier contourne astucieusement la barre rocheuse dans laquelle les chamois se cachent. J'observe, avant de basculer en alpage, le manège des casse-noix, et c'est alors de bien plus gros emplumés qui débarquent. Un vautour moine, puis un vautour fauve, et enfin des vautours fauve en veux-tu en voilà, qui se mettent à valser au-dessus de la Turra. 
 
Tranquille
Vers les Ecrins
Première observation personnelle du vautour moine, ça fait toujours plaisir. Après le spectacle, je file à la Turra, atteinte à 10h, pour une petite pause. Je repère de là la croupe herbeuse à remonter vers l'objectif du jour. Ça va aller vite. Et en effet, après un bon ravitaillement, je suis à 11h là-haut. Le temps de poser le sac, de faire la photo du Râteau d'Aussois encadré par le Trou de la Lune, et je m'assieds pour observer les hirondelles de rocher qui virevoltent au-dessus du trou, quitte à raccompagner un chocard à la frontière.

Trou de la Lune
Chamois

Mais très vite, de bien plus gros oiseaux se font remarquer. Une bonne vingtaine de vautours tournent féeriques au-dessus de moi, vont viennent. Certains se posent un peu plus bas, puis repartent. C'est alors qu'un tichodrome échelette traverse le Trou de la Lune à toute allure et vient chercher sa nourriture dans les parois, me laissant l'observer pendant quelques minutes. Un accenteur alpin viendra compléter le tableau. 

La photo classique
Accenteur alpin
Tichodrome échelette

Avant de descendre, je longe un peu la falaise pour aller voir au-dessus, les crêtes issues de la Dent Parrachée. Du bruit dans le pierrier, c'est une marmotte qui fait dégringoler quelques cailloux. Et gypa arrive! un immature fait les allers les retours au-dessus de la crête. Ça commence à faire beaucoup d'oiseaux.

Sur le GR5
Vautour moine
Gypaète barbu

Ce n'est pas tout. Je rate un aigle royal qui rate lui la marmotte. J'ai bien vu la marmotte, juste en dessous de moi, se précipiter dans son terrier, mais je n'ai vu que quelques instants après ce qui l'avait poussée dedans : l'aigle qui a raté son coup malgré sa stratégie de raser la montagne et de déboucher au dernier moment pour attraper le repas. Je ne peux que l'observer passer derrière.

Champignon
Vautour fauve
Duo de gypaètes

Sur ces événements, il est presque 13h quand je décide de prendre le chemin du retour. Je descends donc de la Lune vers le GR5. Quelques groupes de randonneurs sur cette portion. Les vautours survolent la zone de temps à autre. Et revoilà gypa! mais il n'est pas tout seul... l'immature accompagné d'un adulte. L'adulte a l'air de dire au gamin d'aller voir ailleurs s'il y est. Deux vautours fauve viennent plus tard se joindre à eux. 

Belle casse et belles brumes
Chat perché
Gypaète barbu et vautour (fauve? moine?)

Drôle de mélèze
Plus loin, au moment de plonger dans la descente, deux faucons crécerelles décampent en criant. Le gypaète adulte fera un nouveau passage. Et il me reste alors à traverser en forêt jusqu'au Monolithe de Sardières (93m de haut le truc), en observant les écureuils dont c'est la période faste, à l'instar des casse-noix... 

Cascade sur le retour
Vautours en vadrouille
Début des hostilités

Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

Monolithe de Sardières
Écureuil franchissant la frontière en fraude
Au revoir tichodrome
Du balai!

lundi 9 septembre 2019

Les Balcons du Vercors

Une liste de 10 randonnées à faire en préparation du DE AMM que j'attaque aujourd'hui. On est supposé les faire en conditions "estivales", et il a neigé hier. Je vais donc chercher ces conditions dans le Vercors. La neige n'y a pas résisté bien longtemps. De là à dire "estivales"... il fait quand même 1°C au départ à 9h des Clots du coté de Villard-de-Lans. 

En montant au Col Vert - vers la Moucherolle
En montant au Col Vert - vers Cornafion
Droit à la retraite

Bonnet, gants, et c'est parti. Montée au Col Vert pour commencer, avant de profiter des balcons en passant vers Est, et de remonter par le Pas de l'Oeille, pour faire le chemin inverse en balcon Ouest. Une petite vingtaine de kilomètres et à peine 1400m de dénivelé au programme. 

Du Col Vert - vue vers l'Est
Une trouée dans les brumes
Falaises
Même les bouquetins baillent

Banc du Col Vert
J'arrive au Col Vert un peu après 10h, avec une vue encore dégagée sur le Mont Blanc, Belledonne saupoudrée, le Taillefer, etc. C'est le moment d'une petite pause, il y a d'ailleurs un banc. Et hop! je repars alors que les brumes montent jusqu'à moi. C'est un peu frustrant, cette longue traversée en balcon, pris dans les brumes, mais c'est ainsi. De temps à autre, une percée tout de même ; mais les brumes offrent aussi de jolies ambiances sur les aiguilles et falaises au-dessus.

Les Aiguilles
Montée au pas de l'Oeille

Je n'y suis pour rien
Au bout de la longue traversée, une deuxième rapide pause, car il y un bon morceau qui m'attend avec le Pas de l'Oeille. Pas loin de 400m à gravir, et le passage un peu technique de la randonnée. Je vais avaler ça assez tranquillement, mais attention notamment en descente, si jamais le terrain est humide, on ne ferait pas forcément le malin. 

Sous le Pas de l'Oeille
Pas la même ambiance sur l'autre versant
Traquet?

Ambiance dans le Pas de l'Oeille
12h15 au Pas de l'Oeille. Les bouquetins sont là, les marmottes aussi ; le cadre est vraiment tranquille pour le repas. Une petite cinquantaine de bouquetins, quand même, que je suis parfois obligé de déloger d'une sieste pour pouvoir passer. 

Pas de l'Oeille
Avec le Trièves
Belledonne saupoudrée
Etagne et éterlou

Et puis, de nouveau, une longue traversée pour retourner aux Clots, dans une boucle parfaite. Le seul point noir, c'est qu'il ne faut à ce moment pas regarder vers la Grande Moucherolle et les remontées mécaniques venant des Glovettes et de l'horrible lieu-dit "Le Balcon de Villard"...

Falaises et arêtes du Gerbier
Retour
Venturon montagnard

samedi 7 septembre 2019

Etang des aigrettes

Les aigrettes sont là, ainsi que certains de leurs collègues hérons : en tout cas le cendré et le pourpré. Une armée de cormorans et de canards. Un circaète-Jean-le-Blanc. Deux râles d'eau. Et du petit : bergeronnettes grises, gobemouches, etc.







lundi 2 septembre 2019

La Pyrénéenne dans le Cantal

Après la Pyrénéenne, notre randonnée annuelle de la fin du mois d'août, dans les Alpes l'an dernier, nous continuons d'élargir les Pyrénées, au Cantal cette fois-ci.

Fin de journée au Col du Pertus

Au réveil : les crêtes à parcourir jusqu'au Puy Mary

Le volcan cantalien offre sur carte beaucoup de possibilités. Le plus grand stratovolcan d'Europe qu'il parait. Mais personne ne l'a vu en éruption depuis 2 millions d'années, à part peut-être Eric Woerth quand il l'a gravi sur les pointes avant, le volcan s'était justement réveillé et cela rajoutait si besoin était à l'exploit du Monsieur.

Au-dessus de Mandailles
Vers les crêtes
Au Piquet

Enfin, nous voilà pour un bivouac au Col du Pertus, au-dessus de Mandailles, le vendredi soir. Belle vue panoramique sur les crêtes à parcourir le lendemain, dont je profite avant que le soleil ne se couche et que l'équipée bordelaise n'arrive. Les chouettes hulottes se régalent dans ces forêts et la faible pollution lumineuse permet d'observer beaucoup d'étoiles dont quelques filantes.

Du Puy Chavaroche, vue le Puy Mary et Peyre Arse
Fin d'été : les myrtilles commencent à rougir

Le lendemain matin, tout le monde est d'attaque, ayant plus ou moins dormi, et nous descendons à Mandailles pour le départ. Une belle journée s'annonce. Nous faisons donc la partie la plus panoramique pour aujourd'hui, puisque le lendemain est plus incertain niveau météo. Nous rejoignons donc, au plus court, la crête en direction du Piquet. Un petit 600m direct de dénivelé pour commencer. 

Vautour fauve devant le Puy Mary

Après quoi, le parcours de crête sera plus tranquille, même si ça monte et descend presque continuellement. Après le Puy de Chavaroche, les faucons crécerelles se font remarquer parmi les hirondelles ; puis une marmotte lance un cri annonçant un danger aérien : les vautours fauve sont là et commencent à tournoyer. 

Et encore, il n'y a pas d'escalator
Crêtes parcourues

Pique-nique ponctué de quelques framboises parfaites et d'un rafraîchissement au col du Puy Mary, "grand site de France" et donc véritable usine à touristes. D'ailleurs, un chemin raide mais bétonné amène tout le monde au sommet en quelques minutes. De l'autre côté du sommet, tout redevient vite plus "sauvage" même si la fréquentation reste importante et entraîne une forte érosion contre laquelle il faut lutter comme on peut. 

Vers la Brèche de Roland
Regard arrière sur le Puy Mary

Le parcours passe par la Brèche de Roland, encore une... Chacun sa passion, mais le Roland lui, il venait un peu partout, foutait un coup d'épée dans la montagne du coin, et repartait... Et pourquoi pas après tout? En tout cas, ça offre un petit passage un peu plus technique et vertigineux, pour l'Auvergne... 

Brèche de Roland
Vers Peyre Arse

Puis, c'est une belle traversée sous Peyre Arse notamment qui nous ramène au-dessus du Font de Cère où nous allons dormir. En chemin, un milan royal se laisse admirer en jouant avec les vents ; et un hélico de la gendarmerie vient secourir un randonneur, affolant les chevaux qui nous foncent dessus. 

Puy Mary
Milan Royal

Le dimanche matin, après la truffade du soir, le temps est devenu plus maussade, avec un peu de pluie même, mais heureusement pas grand chose. Nous remontons sur la crête et, puisqu'on n'y voit rien, descendons tranquillement vers Mandailles en passant par la cascade du Luc, à sec. Pas mal de champignons en forêt, et même un groupe de cerfs et biches qui se cache à la lisière. 

Puy de l'Usclade dans la brume du dimanche

Nous rentrons donc à Mandailles plus tôt que prévu, où une truffade nous attend donc, en récompense des 29km et 1600m de dénivelé de ces deux jours.