Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

dimanche 8 mai 2016

Lac du Lauzon

A peine descendu du Dôme, je prends la route de Lus-la-Croix-Haute et le vallon de la Jarjatte où rendez-vous est donné à midi. Pique-nique prévu au bord de la cascade de Mougious, avant de monter sous ou au lac du Lauzon.

Lac du Lauzon

Cascade "de Fleyrard"
Le pont qui dans ma mémoire existait encore l'an dernier n'est plus qui permettait de franchir le Buech pour aller à la cascade... à moins que le débit soit plus fort cette année, empêchant un franchissement du torrent?

Bref, pique-nique au bord de la cascade de Fleyrard (appelons-la comme ça), avant de monter à la cabane de Fleyrard par le sentier raide au départ puis plus tranquille.

Déversoir du torrent du Lauzon - lac blotti derrière ce verrou

Gentiane acaule
Là, même si le temps se couvre un peu sans être menaçant, il est trop tentant de ne pas aller voir le lac du Lauzon, déjà raté l'an dernier à cause de neige imprévue. Hop! 300m de dénivelé à avaler, assez facilement même si les bornes d'hier se font sentir. Le final dans la roche est assez compliqué, il faut aimer et savoir crapahuter, surtout à la descente. 

Lac du Lauzon

Gentiane printanière
Le lac est encore partiellement gelé, le paysage est rendu plus austère encore par le temps grisâtre. Je ne traîne pas, je descends, d'abord sur la croupe, puis en prenant à flanc dans les pentes herbeuses raides mais faciles à dévaler, quelques haltes au passage, jonquilles obligent. Un aigle me semble-t-il survole les lieux, mais il est haut trop haut. Pas de gypaète...

Tête du Lauzon

Petit bouquet

Il n'y a plus qu'à regagner tranquillement le parking. Les sommets du Dévoluy, ce sera lors d'un mois de juin dans les années qui viennent... 

Les beaux sommets du Dévoluy

Une sinécure dans le Vercors - dôme de Glandasse

Je reviens vers les hauts-plateaux du Vercors, certainement l'un des endroits que je préfère. Toujours, j'ai escamoté la partie Dôme de Glandasse, dans mes différents parcours ; j'en fais aujourd'hui mon objectif prioritaire.

Épervier d'Europe
Divers accès possibles : Col de Rousset? Chatillon-en-Diois? Combe de l'Aubaise? Je découvre un topo de Valverco proposant de monter par la combe de Veyranche, en surplomb ouest d'Archiane. Tentant, et apparemment facile comparé au Pas de Sambardou à étudier un jour. Et on peut boucler en redescendant par la combe de l'Aubaise : parfait.

Combe de Veyranche au petit matin, depuis Archiane

Homme pendu
Départ à 6h30 d'Archiane, après avoir dérangé, bien à l'insu de mon plein gré, toutes sortes de chevreuils et lièvres sur la route du col de Menée. Il fait beau et bon. D'Archiane, j'observe cette belle combe de Veyranche, gigantesque éboulis qui laisse entrevoir, dans la falaise, un accès au plateau. Obligé d'y aller!

Je prends le petit sentier qui mène à Crépée et l'Eaupigne (ce n'est pas une blague, mais je ne sais pas d'où ça vient) ; puis la piste, et au coude formée par celle-ci, je repère le cairn qui indique le début de la sente. Jusque-là tout va bien. 

Morille
Un champignon (morille!) par là, un satané coq qui chante par ci, un souci d'appareil photo, j'en perds ma concentration, et avance un peu machinalement sur la sente. Il y avait une "patte d'oie" à repérer - pas vue! et je commence à me dire que je vais trop loin au nord. Je poursuis tout de même, et arrive à une langue de pierrier que je peux repérer sur la carte : 50m trop haut! Demi-tour, mais plutôt que redescendre chercher une patte d'oie que je n'ai pas vue, je pars par une sente animalière, en courbe de niveau, vers le bon pierrier, observé en prenant un peu plus de hauteur.

Combe de Veyranche

Après quelques démêlés avec les arbres, j'atteins le bout du pierrier de la combe de Veyranche. Ouf!... Sauf que c'est une bavante. Les gros blocs sont bien en place, mais en plein soleil, même si tôt, ce n'est pas une sinécure! Banzaï!... Siné! qu'a rendu l'âme... Banzaï! Un pied dans la combe!

Un pied dans la combe

Bouquetins et chamois, eux, gambadent dans la combe. Moi, je quitte parfois les gros blocs pour la petite caillasse, beaucoup moins stable elle, et c'est la galère. Des pauses pour admirer les aiguilles et grottes alentour font du bien. 

Combe de Veyranche

Plantainche
Finalement, après une bonne heure et demie passée dans cette magnifique combe, je sors sur le plateau (la Plantainche). Austère! Beaucoup de caillasse, j'en veux plus de la caillasse!... Des chamois m'accueillent : ne faites pas de pareils bonds! On s'en extirpe tellement plus facilement que de la combe de Veyranche... 

Ne fais pas de pareils bonds!

Jonction, à Jencourt, avec le GR. Crocus! tout beau le crocus. Vers le dôme, des cris. Quelques groupes de randonneurs s'en donnent à cœur-joie à tue-tête. Voilà aussi pourquoi je préfère les combes désertées aux autoroutes. 

Crocus
Vire d'Archiane

Au Dôme, c'est intenable. Un vent terrible. Je m'éloigne, vers les crêtes, abrité par les pins, pour un petit pique-nique.


Traquet motteux
Je surplombe assez vite les cabanes de Chatillon, où j'avais initialement prévu dormir. Un troupeau. Quel est donc ce galimatias? Des bouquetins! Je descends, je m'approche et me pose pour les observer.

Combats

Vautour fauve





Si ce n'est la distraction offerte par les vautours, ou par ce traquet motteux qui virevolte, je passe l'après-midi à les regarder se défier se combattre. Ils sont 74 mâles, quelques jeunes, remis à leur place d'un simple regard, et les autres qui y vont cornes contre cornes. 

Cabanes de Chatillon - 74 colocataires pour la nuit?
Combats

Jonquille
Je me décide à aller faire le tour des crêtes, chercher de l'eau à la source de Baume Rousse, et revenir tranquillement. Jonquilles, gagées, gentianes colorent un peu les prairies, grattées par les bouquetins.


Gagée
La vire menant à la source est très belle, mais la source est à sec. A peine le fond est-il un peu humide. Bon... Je n'ai pas tout perdu. Une étagne, ayant perdu une corne, est là, posée, à surveiller les cabris acrobates stupéfiants mais qui jettent des pierres sur la vire. Je suis en-dessous, faites attention!

Vire vers la source de Baume Rousse
Cabris acrobates
Etagne écornée

Porte du Veymont
Retour aux cabanes, les 74 sont toujours là. Il est encore tôt, je décide de prendre de l'avance sur le chemin du lendemain. Je reprends le nord. Je passe par monts et par vaux, bouquetins et chamois, en contrebas du dôme, devant la bergerie de Laval d'Aix, envahie par les crocus, et habitée d'un chamois en bois, et trouve une petite place pour le bivouac

Chamois bergerie Laval d'Aix
Myriades de crocus

20h, le Soleil est caché par les nuages, il fait froid, je suis fatigué, je mange je dors.

Le Débonnaire

5h - réveil, ouverture de la tente. Je vois les massifs, où un voile nuageux semble s'arrêter. Un petit rideau de ciel pas orangé seulement. Quelques inquiétudes sur la qualité du lever de Soleil que je vais observer, dissipées aussi vite que le voile pas très républicain parait-il par le Soleil. En revanche, il fait aussi froid que les couleurs se réchauffent.




Tout feu tout flamme, le Soleil te peint ça de rouge orange jaune bleu etc. etc. Ça valait la peine de se réveiller si tôt. 



On reprend la route
J'ai tellement froid que je plie tout illico et en route. La logique voudrait que je regagne le GR91 qui retrouve le GR93 et reprend ensuite la combe de l'Aubaise. Je préfère descendre directement par le Bois du Roi et m'épargner 3 bons kilomètres. Je scrute la carte, ça a l'air jouable. Je scrute le terrain, ça a l'air faisable. Garanti sans randonneur! Je trouve les ruines indiquées au pied de la butte 1903m, les surmonte, et contemple la descente. Une tente ici : en effet bon terrain de bivouac. Mais ça dort encore (et le lever du Soleil alors?). Dernière hésitation : Banzaï! c'est parti.

Ruines - point de repère pour le Bois du Roi


Bois du Roi
La descente plein Est se heurte à une pente trop forte, je pars alors Nord-Est, ça passe tranquillement. Je reprends ensuite Est-Sud-Est et gagne ce magnifique jardin d'herbes et de lapiaz déjà repéré lors de mes précédents passages dans le secteur, en surplomb du GR93. Des chamois peuplent les lieux ; les dernières fois, c'étaient marmottes et bouquetins. 

Lapiaz
Chamois surpris

Je ne les dérange pas, et, après avoir constaté quelques cairns montant sur le plateau, ou rejoignant (?) la vire de Sambardou, je descends, par la combe de l'Aubaise, sur Archiane. A mon arrivée, c'est le départ, le départ des randonneurs.

Le Dévoluy depuis le plateau ; c'est pour demain

dimanche 1 mai 2016

Singeries II

petit retour à l'Ile de la table ronde, quelques jours après...

^Grande Listère

Orchis singe
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