Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

mercredi 18 mars 2015

A l'ombre des jonquilles en fleurs

Sainte Catherine

Printemps
Un après-midi de repos, accompagné d'un beau soleil printanier... Allez, une petite sieste forestière, à l'ombre des jonquilles en fleurs. Sortie de la pollution lyonnaise (quelle brume affreuse)... direction les Monts. Sainte Catherine pour trouver des jonquilles! s'il en reste car elles sont cueillies cueillies cueillies... 




Raymond
Enchevêtrement 

















Il en reste! pas question bien entendu de les prendre autrement qu'en photo. Mais plus l'envie de dormir, à vrai dire... plutôt de marcher. Je fais alors le tour du Bois du Châtelard, et regagne tranquillement le plan d'eau de Sainte Catherine, non sans avoir croisé ici Raymond le mouton, là Balthazar l'âne. 



Respiration.

dimanche 8 mars 2015

Petit week-end vertacomicorien

Printemps! On voit pâquerettes, primevères et autres plantes malfaisantes ne plus se cacher après avoir comploté sous terre tout l'hiver durant. Le Soleil les y a autorisées à agir de la sorte. On ne peut pas lutter.

Panorama au-dessus de Grenoble



C'est le moment! Deux courtes classiques de ce bon vieux Vercors... depuis Lans.

Chocard devant le Dévoluy
Samedi après-midi, montée tranquille au Moucherotte, en passant cette fois-ci par le habert des Ramées, puis par les crêtes. Le cheminement est plus agréable, plus escarpé et moins emprunté que la voie royale toute tracée... Arrivé au sommet, le vent est aussi violent que froid, et il est bien difficile d'y rester. Je voulais à l'origine y attendre pour profiter des dernières lumières du jour et redescendre en nocturne, mais je revois mes plans.

Ambiance un peu menaçante?
Dévoluy, Trièves, Vercors
Ecrins et Taillefer

Je redescends, tranquillement lentement, dans le désert des Ramées où il n'y a plus personne. La Montagne m'est rendue. Pas même un chamois, un tétra, un loup, un ours polaire, rien! Les couleurs crépusculaires sont légèrement décevantes. Je rentre donc en évitant de tomber de la falaise, à la tombée de la nuit. Plus un skieur mais des chenilles qui font des pâtes de sable avec la neige. Bon.

Ça fait quand même du bien comme petite marche...

Sur le fil de l'arête - resdecente
Plateau des Ramées


Demain? ski de fond? ou, réveil nocturne et lever de soleil depuis le col de l'Arc? Ni l'un ni l'autre. Trop dur de se lever si tôt après une nuit perturbée par la faune locale qui descend en luge à skis en chameau ce que vous voulez la piste des allières jusque tard, donnant l'impression de ripailles et chansons sans discontinuer.

Fontaine Froide

Je préfère quand même aller au Pic St Michel qu'aller skier. Départ vers 8h20... un peu tard mais seuls 2 skieurs m'ont précédés, je vais être assez tranquille. Complètement, même! Direction le Col de l'Arc en passant par le joli cirque de Fontaine froide. Des charbonnières m'accueillent mais ne me laissent pas le temps de leur donner à manger. Pfuit envolées. Tant pis.

Vers le Col de l'Arc

Je remonte et passe au-dessus des barres rocheuses défendant l'accès au Col de l'Arc. Une belle lumière matinale... Et déjà une agréable température au Col, Soleil dans le dos. Pas que le Soleil, les massifs imposants en face...

Je floute pour que la NSA ne sache pas où j'étais - traditionnelle Montgolfière

Je reprends ma route, attentif aux bestioles qui pourraient vaquer à leurs occupations. Bingo! deux cervidés en bas. Je les observe un bon moment sans me rendre compte que je suis moi-même observé, par deux chamois qui me surplombent. Ils jouent un moment à "Je suis là - Je suis plus là" mais ça ne sert à rien, je suis toujours là, moi.

Bambi
L'observateur observé
Tentative de fusion?

Je finis par les abandonner, pour arriver au Pic vers 10h15. Personne. Mais, depuis ma crête, je voyais en contrebas les premiers skieurs attaquer les pentes finales, venus plus directement au Pic. Je reste jusqu'à être rejoint, et descente pas très agréable en revanche dans cette neige soufflée par le vent de ces derniers jours.

Au sommet - au loin Mont Aiguille et Grand Veymont

Peu avant de rejoindre les allières, un chamois longe le chemin, occupé à remonter à toutes enjambées certes pas facilitées par la neige. Il me passe juste à côté, je peux entendre son souffle... il ne faisait pas le malin, je ne suis pas certain qu'il soit un candidat pour les jeux olympiques des biquettes.

Chartreuse

Revigorant... 

dimanche 22 février 2015

Apocalypse snow

Autant de neige que de monde à la Croix de Chaubouret
D'un contretemps l'autre... Stop le temps! tous les temps... Celui qui passe et qu'on veut remonter... d'un fuseau l'autre... au plus près du pôle, courir à fond dans le sens anti-horaire, et remonter le temps. Jusque quand? Ca n'a de toute façon pas de sens... une fois remontée la journée, on recommence à la journée du jour. Ca ne marche pas. De toute façon le temps n'existe pas. 

Hospitalité de la forêt vierge
Hostilité vers la Perdrix

Mais aussi le temps qu'il fait. Quelques jours de soleil, par-ci par-là, qui nous promettent tant et tant. Et les promesses, elles n'engagent... Bref! Hier c'était apocalypse snow sur les routes. Aujourd'hui, pas voulu prendre le risque alors que le Vercors me faisait de l’œil. 


Qu'à cela ne tienne! petite promenade dans le Pilat, où le vent est aussi agressif qu'un discours de Manuel Valls, et la neige poudreuse aussi douce qu'une interview de Mahmoud Ahmadinejad. Ah! oui, petite pique qui va bien. C'est cadeau : 



Ah! je sais ce qu'on va dire! "Comment? tu soutiens Ahmadinejad? blabla islamofascisme blabla rayer Israel blabla". Non. Mais il est vraiment extraordinaire de voir nos deux compères guillerets, journalistes parangons de la démocratie, des droits de l'homme et de la liberté d'expression, se faire laminer 45 minutes durant, avec calme, sérénité et humour, et ça m'amuse énormément de les imaginer dans leur avion du retour, la queue entre les jambes, à être contraints de décider de ne rien montrer de leur interview qui aurait du être un gros coup, parce que trop contraire à ce qu'ils voulaient faire passer. Ah! Ah! Ah!

Mahmoud ça pique

Bref! Je me gare à la Croix de Chaubouret, n'ayant pas trop confiance en la route menant à la Jasserie, et ayant la flemme de mettre les chaînes. Pas de lumière! que des nuages... mais j'y crois. Il ne faut jamais croire. Et c'est ainsi qu'Allah est grand.


Ayant recalculé la surface de Dieu hier soir, je confirme que Dieu est grand. Comme disait le Docteur Faustroll, c'est le chemin le plus court entre zéro et l'infini, dans un sens ou dans l'autre. Et même! il osait le dire... c'est le point tangent de zéro et de l'infini. C'est dire s'il est grand. Sachant que le point n'existe pas... pas plus que le temps... Je crois que je commence à dire des hérésies... Allez... Tout a commencé en retombant sur cette vidéo de grands malades des années 60 ;



Allez, c'est la fin.



dimanche 18 janvier 2015

Saupoudrage auvergnat

Guère plus... en attendant peut-être un peu plus de neige le week-end prochain?

Le cône saupoudré du Pariou

Le Pariou au programme de cette petite promenade.




dimanche 11 janvier 2015

Et si on faisait un pas de côté?

Exemplaire à offrir à Bibi Netanyahu
Gébé! Un pas de côté! Je ne suis pas Charlie, aujourd'hui... Pour une fois que tout le monde marche... pas moi! Rêveries du promeneur solitaire, de toute façon... Imagine-t-on Don Quichotte parmi des millions de congénères? Mon Charlie, c'est celui qui était encore assez libre...  Malgré tout... peut-être aurais-je pu vaincre mon agoraphobie en souvenir de Charb, d'Honoré, de Wolinski, Cabu, Oncle Bernard! etc. Si et seulement si la racaille médiatico-politique de l'Empire qui marche n'avait pas fait main-basse sur ces pieds-hauts. 



Le monde à l'envers
Une union nationale sous le patronage de l'oligarchie mondialiste la plus criminelle qui soit... c'est impossible. Le jour où Charlie était attaqué, l'OTAN se félicitait d'avoir lâche 5000 bombes sur l'Irak. Cinq milles bombes. Les dirigeants occidentaux sont des milliers de fois plus meurtriers que nos 3 "jihadistes" dézingués cette semaine. Mais, apparemment, ça ne dérange pas grand monde de marcher à côté d'eux. Et la cerise! Netanyahu... qui avait menacé la France rappelons-le, et qui fait le lien entre le soutien à la Palestine et ces attentats... Netanyahu donc, participait. N'en jetez plus.


Étang de Vallin
Le temps est assurément très maussade. Heureusement que le Mossad n'a jamais frappé en France, parce qu'on pourrait croire certaines choses (menaces, mobiles, etc.)... Non! ce serait conspirationniste mon Dieu!

Bref, moi, je fais un pas de côté. Et je vais en forêt. Non loin de Lyon si possible. Je cherche. Forêt de Vallin, je trouve. Soit. Pas un chat de ce côté-là... seuls quelques oiseaux petits et grands chantent mais sont trop chez eux pour que je les capte. Maussade, le temps. Je fais le tour. Et j'arrive... n'est-ce pas extraordinaire?... j'arrive à la Thébaïde.

Quelle ambiance!


Vers la Lumière
Et alors la Thébaïde me direz-vous? De Thèbes en Egypte, et de la région qui l'entoure, la Thébaïde, désertique, et où on allait donc se réfugier, notamment les premiers Chrétiens fuyant les persécutions. D'où une thébaïde, "lieu sauvage, isolé et paisible, où l'on mène une vie retirée et calme".

Forêt de Vallin

Quel symbole! Il ne me rend certes pas moins maussade, mais enfin, j'apprécie le clin d’œil du hasard.

Joli cône

vendredi 2 janvier 2015

Première sortie raquettes - Col de la Bataille

Exit la tourbe, place à la neige. Le résultat le même ou presque! englué embourbé... gelé en prime! Le blanc Vercors, j'en avais le blues un peu. J'envisage d'aller visiter la Plateau d'Ambel y voir la Tête de la Dame. Fort bien! Les choses en décideront autrement, car elles sont fortes les choses. Une infâme  et néanmoins spectaculaire (c'est pareil) couche de pollution occupant en bonne néo-nazie la Vallée du Rhône, j'entreprends une montée nocturne et motorisée vers les Plateaux résistants. Bon. 

Rochers de la Sausse

Arrivé à Léoncel, je constate que le Col de la Bataille est fermé, sans doute par quelques collabos du coin. Je mènerai la guerre depuis le Grand Echaillon, quelques kilomètres plus bas. A la montée, les raquettes sont bien utiles... je les mets. C'est forêt, forêt, et forêt. C'est le Bois de Rucla, pour être honnête. En en sortant par le ravin de Pissenible (?), les pelouses de la Sausse en contrebas des Rochers de la Sausse cassent un peu la monotonie du paysage. Et puis les premiers rayons de Soleil arrivent là-haut. 


Arrive aussi le Tunnel du Col de la Bataille, où l'on apprend que l'accès au Plateau d'Ambel est interdit en hiver par la route ou par le GR93, pour cause de risque d'avalanche. Et en effet, le passage sous le Roc de Toulau semble fait exprès pour être emporté par une avalanche. Pas de quoi être avalanché aujourd'hui, mais quand même. Demi-tour. Avant ça, 2 chamois bondissent d'un rocher l'autre... Bien noirs les chamois... bien au chaud... et heureusement, parce le vent est violent et froid. 

Roc de Toulau

2 chamois... si! si! ils sont là
Plutôt que rentrer directement tout penaud, j'entreprends le parcours des Rochers de la Sausse. Des traces partout dans la neige! Quelle féerie nocturne ça doit être! Ils sont tous là. Chamois, renards, lièvres, mouflons, loups, léopards d'Egypte (j'ai retrouvé son passeport), poisson-chat... un festival de traces. Mais, le matin venu, plus rien! 

"Je saurai vous trouver jusqu'au fond de votre repaire."
trassaki?

A suivre les traces, on finira bien par tomber sur l'un d'entre eux! Que nenni! Les traces s'arrêtent le plus souvent, de manière parfaitement abrupte. Ce qui prouve que tous ces animaux savent voler



Qu'à cela ne tienne. Descente sans raquettes... et retour à la pollution-civilisation. 

Irisations