Afficher On pense avec les pieds sur une carte plus grande

dimanche 19 mai 2013

Promenades pour temps de pluie

Château de Bouligneux
Il pleut, c'est malheureux il pleut, il n'arrête pas de pleuvoir. Un tel temps n'est pas fait pour encourager autre chose que le cul-de-plomb. Pourtant, j'arrive à me décider, quand même !...


Je pars donc tôt ce dimanche matin, sous la pluie, pour Villars-les-Dombes et les Étangs de Bouligneux (8km, 4m+). J'aurais eu du mal à y aller un jour de grand beau temps, alors ça me semble la bonne occasion. A part moi, il n'y a pas foule pour déranger les oiseaux qui peuplent ces étangs. Même si la pluie a beaucoup de mal à s'interrompre, la promenade, environ 8km, est bien agréable, mais les oiseaux très farouches. Je rate le héron, il s'envole la tête en arrière pour vérifier que je ne le suis pas - que cet ahuri m'explique comment j'aurais pu faire ?! les oiseaux sont des cons !... Je rate le lièvre qui détale comme un lapin, après que j'ai vu ses oreilles dépasser des herbes hautes. Pourquoi diable les lièvres ont-ils des oreilles si grandes ? A quoi cela peut-il bien leur servir ? Dieu seul le sait, mais il est toujours "en réparation". D'autres zozos plongent et reparaissent vingt mètres plus loin... Fortiche le type !

Va falloir se lever, quand même !




Le plongeur fou




 Voilà quoi, ça gazouille à tout va, ils se croient tout permis, même le dimanche matin. 



Caborne
Sur le chemin du retour, je compte bien m'arrêter pour ne pas en rester là. Autre promenade de temps pluvieux : les cabornes de Poleymieux. Les cabornes sont des cabanes en pierres sèches : simplement empilées savamment de manière à ce qu'elles se tiennent les unes les autres. C'est l'occasion de faire le Tour de Poleymieux (10km, 200m+).

à l'intérieur










drôle d'architecture



















Machine à laver
 
Tout un vocabulaire descend : ce ne sont que clapotements, pataugeages, embourbées, grondements, tonnerre, averses... et dans les intervalles : abeilles, orchidées, marguerites, points de vue, rayons de soleil... 

C'est bon l'aubépine
Orchis

???














 De terne et morne, cette journée en a finalement été remplie de sons et de couleurs. Jusqu'à l'affreux orage qui a eu la délicatesse de se déclencher au moment précis où je referme la porte de ma voiture. Ouf. 

A l'arrivée, histoire de ne pas oublier les heures les plus sombres de notre histoire, quand même ! 

sens interdit

Et puis quelques couleurs :


dimanche 12 mai 2013

La cascade de la Fouge

Dernière promenade de ce pont de mai, non loin du Pont-d'Ain, à Préau. En vue : la combe étroite de la Fouge, avec un cheminement le long de la Morena puis de la Fouge en forêt. Le temps autorise des éclaircies de plus en plus belles au cours de la journée sur la région, mais pas au-dessus du bois de la Saint-Jean, où la pluie tombe. Alors, ça clapote... il pleut il mouille etc. De la boue partout. Finalement, la météo colle assez bien à l'ambiance du lieu, et de cette forêt barbue : les arbres recouverts de mousse pendante, les roches creusées de-ci de-là, il ne serait jamais surprenant de rencontrer quelque sorcière au détour d'un chemin. 







Le point d'arrivée est la superbe et impressionnante cascade de la Fouge, qui vaut la peine d'être vue. 



Bref, amusante et sympathique balade (6km, 150m+) le long de cette rivière historiquement aménagée pour les ateliers de papeterie (depuis 1427 !).

vendredi 10 mai 2013

Lacs Pavin et Montcineyre

Après avoir observé les canetons sur les bords de l'Allier la veille...






... une petite rando (15km, 300m+) aujourd'hui en Auvergne, au départ du Lac Pavin (1197m) en direction du Lac du Montcineyre (1175m) en passant par le Puy de Montchal (1407m). Paysages typiquement auvergnats... avec encore pas mal de névés en forêts...



De la neige qui fume :



... et des jonquilles qui jonchent le sol, encore là en ce mois de mai. Elles sont accompagnées, ces jonquilles, par moult anémones et force pensées... mais aussi par quelques orchidées par-ci par-là... pour ceux qui les traquent...

Jonquille
Violette tricolore
Orchis sureau

La flore en diaporama




Et le lendemain, nous faisons un petit tour au dessus de Saint-Nectaire vers le Puy de Châteauneuf et ses grottes troglodytes.

mercredi 8 mai 2013

Cirque d'Archiane

Mont Aiguille
C'est un échec. La journée avait pourtant bien commencé avec un départ très matinal de Lyon et l'ombre du Mont Blanc visible depuis l'autoroute par ce beau temps et Soleil pas encore levé... L'idée était de se rendre à Archiane et de passer 4 jours dans les Hauts-Plateaux. Avant le col de Menée, la vue sur le Trièves et le Dévoluy est déjà magnifique, et le Mont Aiguille gagne ses premiers rayons de soleil. 

Archiane est caché là-dedans
Je gagne Archiane et son parking (761m), petit village bien caché au milieu du cirque du même nom, traversé par le rau du même nom et surplombé par le rocher du même nom. Le site est impressionnant. Un peu avant 8h, il n'y a guère que quelques grimpeurs qui partent grimper. 

Et moi, je rejoins le GR93 pour parcourir la combe de l'Aubaise qui mène aux Hauts-Plateaux, d'où je compte gagner la cabane de Pré Peyret pour la première étape. 

le Rocher d'Archiane au départ
le Rocher d'Archiane au retour
M'étonnera toujours
La montée dans la forêt est agréable et tranquille, elle a ceci de surprenant de nous faire passer d'une saison l'autre en quelques pas... ici aridité et chaleur estivale, là fraicheur et fleurs printanières, plus loin parterre de feuilles mortes et lumière automnale, et au détour de la falaise, froid et neige hivernale. 
à l'intérieur

le GR passe sous la falaise, et on perd immédiatement 10°C
L'ami randonneur est prévenu d'un risque de chute de pierres. Et en voyant les "pierres" qui jonchent le sol, l'ami randonneur pense que ça n'arrive pas tous les jours, mais le jour où... le compte est bon. Tiens, un vautour (ils nichent dans la falaise en face, versant ouest) me survole à ce moment-là. Je pense à cette randonneuse qui, après avoir fait une chute de 300m vraisemblablement mortelle, a été dévorée par les vautours avant l'arrivée des secours. Bon. 

J'avance, et un ami randonneur n'avait pas lu la recommandation de ne pas stationner dans cette zone de risque de chute de pierres. En me voyant arriver, il reprend toutefois sa route et certains seront certainement rassurés d'apprendre qu'il est possible d'aller plus vite que moi en montagne. C'est en effet bien la première fois qu'un ami randonneur me lâche. Bon, c'était lui : 


La combe se poursuit, après la falaise, dans un pierrier, jusqu'au Quatre chemins de l'Aubaise (1408m). Pierrier qu'il va falloir gravir à l'ouest pour gagner le plateau... pénible pierrier... assez court heureusement... qui provoquera l'abandon de plusieurs amis randonneurs l'après-midi alors que je le redescends (beaucoup plus amusant à descendre, il se transforme en véritable lithophone). Quelques cairns en annoncent la sortie et l'arrivée dans un "petit jardin" (vers 1600m) magnifique, paisible, et tellement à l'image des Hauts-Plateaux. La récompense est belle.

arrivée sur les Hauts-Plateaux

regard arrière sur la combe de l'Aubaise

















De la neige, encore, et des champs de lapiaz. Neige + lapiaz = prudence. De quoi se découper une jambe ou tomber dans un gouffre, cette histoire. Je parcours le lieu en quittant le GR, à l'observation des croqus, des lapiaz, des chants de lagopèdes? tétras? je les entends mais ne les vois pas à la différence des grands corbeaux qui croassent pour annoncer l'arrivée des vautours qu'ils escortent.


Là, je me rends compte malheureusement que mes frêles épaules ne supportent plus le poids du sac. Hésitations... tergiversations... Si ce n'est que les épaules, ce n'est pas très grave, mais des douleurs au dos apparaissent, et à l'occasion d'une petite descente, je constate que les genoux prennent aussi. Je décide donc de renoncer à ces 4 jours, partagé entre la certitude que c'est la bonne décision et la déception de l'abandon. Plus tard dans l'après-midi, en redescendant la combe de l'Aubaise, j'ai au moins pu constater que je n'avais de toute façon pas le choix : ni dos ni genoux n'auraient supporté les 3 jours supplémentaires.

L'escorte
Le Vautour

Mais avant de redescendre, je pose le sac et monte quelques mètres au-dessus de la falaise qui surplombe le GR, avec 2 idées en tête : voir le Mont Aiguille et le Grand Veymont ; retrouver des bouquetins.

Hauts-Plateaux, Veymont, Aiguille
Le Grand Veymont et son aiguillette (Petit Veymont)
Le Mont Aiguille
Quant aux bouquetins, je les retrouve en effet :


Quelques fleurs pour finir le récit de cette belle journée, quand même ! (©Manuel Valls) :

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Croqus blanc
Gentiane de Clusius et visiteuse
Gentiane de Clusius bleu foncé
Orchis pourpre

samedi 4 mai 2013

Miss Orchis

Vivement le grand coup de balai ! c'est demain. Nous en profiterons pour balayer, en plus de nos amis UMPS, nuages et neige tardive - envie d'aller plus haut, moi... En attendant, promenade, quand même ! - comme dirait Manuel Valls. M'enfin, en début d'après-midi, c'est un peu tard pour les Alpes. Tiens, je n'ai jamais mis les pieds dans le Bugey, alors allons-y... 

La vallée de l'Albarine depuis Ambérieu, annoncée comme "la vallée sans brouillard", est parcourue dans un parfait brouillard. Puis, on monte vers Innimond, petit village perché sympathique. Là, l'idée est d'atteindre le Mont Pela (1152m). Pas de carte sous la main... et le brouillard qui bouche la vue pour savoir où aller... bon, je trouve un GR, je le suis, et, après 20 mètres dans 40cm de boue, il monte (c'est bon signe).

au retour, on y voit un peu plus clair : la crête


On a droit tout le long à la triplette printanière : pulmonaires (discrètes), pensée (omniprésentes), orcanettes (des milliers des millions des myriades, une gigantesque invasion ! du jaune partout - le péril jaune...). Pas de vue pour cause de brouillard... Mais j'ai mis les pieds là-bas après avoir lu qu'il y avait légion d'orchidées... Quelques-unes, c'est vrai, à la montée... rien là-haut, sur la crête dont le versant ouest est très agréable en pente herbeuse. Mais à la descente, j'en repère un peu plus... et surtout, à une épingle de la large piste ramenant au village, il y a une porte (une porte avec rien autour, à la Printemps, été, automne, hiver... et printemps), et des herbages fleuris. Alors je franchis la porte, et là... en effet, pléthore d'orchidées, toutes plus belles les unes que les autres. 

Orchidée : le nom lui-même est magnifique, il ne saurait en être autrement. Quelques-unes :


Orchis mâle, orchis bouffon, orchis sureau (jaune)...

Il n'y avait pas que des orchidées : 

Muscari en grappes (liliacées)
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lamiacées

mercredi 1 mai 2013

Aide-toi et le ciel t'aidera - Crêt des Fayes

travailleuse à l'air abruti, à cause du travail

Un bien sale temps règne encore en cette fête des travailleurs, et non pas du Travail comme je l'ai stupidement écrit hier. Encore un peu, et je prenais ma carte à l'UMP. Des travailleurs ! pas du Travail. Guy Debord, défends-moi : ne travaillez jamais ! 




Toujours est-il que la journée s'annonce bien morne, une fois de plus. Je me décide à aller braver ce mauvais temps quand même. Une pluie battante m'accompagne de Lyon jusqu'à Duerne. Et alors ? Elle m'accompagne d'ailleurs jusqu'à la cote 721m dont parle l'excellent topo









Second cri
Là, deux cris annoncent la récompense - celui d'un arbre qui saigne d'abord, celui d'un rapace de bon augure ensuite. D'un instant l'autre : la pluie est chassée remplacée par les rayons du Soleil. Et la petite promenade n'en sera que plus agréable. 

Premier cri : l'arbre qui saigne





Et au fait, pourquoi saigne-t-il ?
































Entre champs et chemins, les haies gagnent des feuilles, les fleurs colonisent à grande vitesse (les Jules Ferry des fleurs prétendant que c'est au nom du bien des races inférieures). 

Timides genêts, et compères & comparses

Chercher le sommet du Crêt des Fayes (876m) est assez amusant, entre fougères et rochers... on finit par repérer un imposant tumulus. Personne n'ayant encore pensé à couper ces arbres pour en faire des bâtonnets pour les glaces, le marcheur est privé de vue depuis ce culmen. Qu'à cela ne tienne, de toute façon, les Alpes sont dans les nuages. 

Alignement : folles prairies de l’insouciance, plans d'eau, Duerne, St Martin en Haut, Signal St André


De l'autre côté en revanche, on aperçoit de temps à autre le Forez, encore enneigé... Il s'agirait quand même de fondre un jour, non ?

au-dessus des cumulus au fond : la neige dans le Forez

Je gagne ensuite, en croisant - incroyable ! mais vrai - un trio de marcheurs, le Thue des Sarrasins qui permet de voir l'Aqueduc romain de la Brévenne. Alors là, moi qui aime l'étymologie, je ne vais passer à côté des commentaires consécutifs au cité-topo. Au final, il semblerait donc que les "thus" sont des trous (en patois local) et que les Sarrasins y planquaient lors de leur retraite, à moins que Sarrasins ne soit une déformation de Césarin en cela que ce qui était romain était attribué à César. Allez savoir...

Et puis, c'est le retour sur Duerne, après quelques 13 km et environ 500m+, qui m'auront aussi valus de rencontrer, outre les inévitables engins motorisés - le Bruit et l'Odeur !... - quelques animaux rigolos.

Course sans dopage

Qu'est-ce donc que ce galimatias ? un Meloe (famille des méloïdés, coléoptère dont la larve vole, pas l'imago)
Qui va là ?