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vendredi 10 août 2012

Lac de l'Ascension (Queyras)

Ça y est : le Queyras ! Ah, on ne fait que quelques kilomètres depuis la Grave, et pourtant, tout change - l'influence du climat méditerranéen... Parfois, on jurerait sentir la lavande et entendre les cigales. D'autres fois, c'est à la Corse qu'on pense...

La randonnée du jour : le Lac de l'Ascension (2306m). J'ai hésité avec les Lacs de Malrif... Je me suis dit que ceux-ci seraient au programme du lendemain... Soit. Depuis le camping de Ceillac, direction donc La Roche-de-Rame (1000m environ), puis, Le Lauzet (1786m). C'est déjà une aventure : une piste longue de 10km qui avale 800m+ ! D'ailleurs, on passe par un endroit qui s'appelle Le Calvaire. La piste est certes en plutôt bon état, et pas si étroite que ça, m'enfin je n'aime pas beaucoup ça... Je suis bien content de ne croiser personne (évidemment à 7h, personne ne descend de là-haut). Eh ! bien si ! quelqu'un descend, et c'est un camion, qui transporte des troncs d'arbres ! J'ai pu me garer dans un lacet et le laisser passer, mais comment peut-il descendre une telle piste en camion ?! (interrobang) Bref, j'arrive au Lauzet quand même.

On traverse un gué, on continue sur la fameuse piste jusqu'aux Ruines de Giet (1831m), et là, on tourne à droite pour monter dans la forêt, jusqu'au très beau Ravin de la Font des Ardouis (2117m). La montée est rendue difficile surtout par la chaleur qu'il fait déjà ! (ça aussi, ça fait penser à la Corse). Une petite pause après le ravin, et avant d'attaquer ceci :

Le vallon amenant au Collet du Peyron
Ça n'a l'air de rien, on ne se méfie pas vraiment, d'ailleurs, mais c'est un autre Calvaire. J'ai souvent l'habitude de dire qu'en montagne, c'est au sommet qu'on peut dire : "Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?" D'invraisemblables efforts... récompensés. C'est très court, du ravin au Collet du Peyron (2465m). Mais justement, 350m+ en si peu de distance, en plein soleil qui plus est... Très difficile physiquement, et moralement puisque ce satané Collet semble ne jamais se rapprocher. Je fais attention à ne jamais dépasser 90% PMA, et dois donc m'arrêter deux fois - sur même pas 1,5km, je ne crois pas avoir déjà fait ça... 


Tête du Peyron depuis l'abandon
Longue pause au collet, et hésitations : on peut gagner la Tête du Peyron (2591m) assez rapidement et avec peu de dénivelé supplémentaire. L'intérêt : une vue à 360° et notamment les Ecrins, masqués depuis le Collet par le Gros Puy et ses collègues... En vue, ça n'a pas l'air difficile... mais c'est une arrête... je m'engage, mais quand ça devient trop impressionnant, trop vertigineux, je préfère battre en retraite. Dommage...






Du Collet du Peyron, on a une vue magnifique et surplombante sur le Lac de l'Ascension et ses amis lacs (Lac Escur et Petit Lac Escur), parsemant un cirque assez grandiose. 

Le Petit Lac Escur et le Lac Escur

Le Lac de l'Ascension
Vue d'ensemble


De l'autre côté : 
Le Queyras au loin



Je redescends ensuite. Courte descente assez pénible (pas d'accroche) avant de très vite gagner quelques lapiaz parmi les herbages, parcourus par de très farouches marmottes dont la spécialité est de se poser sur un rocher, de ne laisser dépasser que la tête, et de scruter l'ennemi (moi).



Position typique de la marmotte de l'Ascension



Se promener dans le cirque est un vrai régal, et pas seulement pour les Vermines. 
Le Petit Lac Escur

Juste au-dessus, le Lac Escur (alors qu'un ver de terre semble s'être incrusté à ce moment-là sur mon objectif)

C'est pas le Lac Miroir, m'enfin il se défend aussi


Une fois dépassé le Lac Escur

On arrive au Lac de l'Ascension
A côté du Lac, un immense rocher, fendu en deux. On ne connait qu'Alexandre le Grand dans toute l'histoire de l'humanité, capable d'un tel exploit. Aucun historien n'atteste pourtant de sa présence dans le Queyras. Étrange.

ça passe...

vue d'entre le rocher...

Du coup, on s'attarde, on s'attarde, mais l'heure du repas arrive, les pieds dans l'eau :


Après que deux gros chiens patous ont manqué de manger les quelques randonneurs présents parce qu'un couple avait eu l'outrecuidance de venir avec leur chien, c'est le moment de redescendre. 

Descente d'accord, mais le chemin est assez mal marqué. Bon, à la carte, on y va... Au passage, je crois être tombé sur la source de Serre Duc (?) :

Regard arrière une dernière fois :
Pic du Haut Mouriare (2808m) qui surplombe le lac de l'Ascension
Puis, je rejoins un très beau cairn annonçant l'aire des lapiaz :

La descente après cela prend une tournure très corse, avec moins d'eau qu'au Fango, mais quand même... 
La descente de l'Ascension

Une mini-piscine naturelle



















Enfin, on retrouve la tristement fameuse piste, qu'il faut descendre à pied jusqu'au Lauzet, puis en voiture... Mais au passage, on aperçoit les Écrins et leurs magnifiques sommets à travers les arbres :
Sommets de l'Ailefroide, Pic Sans Nom, et Mont Pelvoux à droite

 Quelques données sportives :

16km et 1300m+ cumulés

Jolie boucle autour de la Tête du Peyron

Passage dans les Ecrins : bonus

La Meije, ah bin oui...

Le GR54, Tour de l'Oisans, continuait par là, après le Col d'Arsine...

Quelques progrès au sténopé

Mais bon... Ah, si quand même

Lac du glacier d'Arsine (Ecrins)

Sur la route du Queyras (cf "Lac de l'Ascension" et "Lac Miroir"), je prends un arrêt dans le Massif des Écrins pour grimper au Col d'Arsine (2340m), et pousser jusqu'au Lac du Glacier d'Arsine (2463m).

Au programme : 21km et 1000m+. Le départ est pris au pont d'Arsine (1667m) non loin de Villar-d'Arêne, mais on peut gagner un bon quart d'heure en se garant au parking suivant. Pour atteindre ce point de départ, on monte du Bourg-d'Oisans à la Grave et on s'offre donc une vue sur la Meije, assurément un des plus beaux sommets alpins qui soit... 


Comme on le constate sur le profil de la course, ça grimpe d'un coup d'un seul, et on peut même dire que ça envoie grave ! ça réveille, quoi. On atteint alors les alpages, pas encore touchés par les rayons du Soleil vers 7h30, mais les marmottes pointent déjà le bout du nez, et parfois un peu plus...




Après le raidillon, on a droit à ça :
Montagne des Agneaux a gauche et la Roche Faurio (3730m) à droite encadrent la Chamoissière (son Pic à 3207m)

Derrière, Villar-d'Arêne se réveille... le sentier à droite va au Col du Lautaret
 

Ohhh
De part et d'autre du refuge de l'Alpe de Villar-d'Arêne (2077m), les alpages sont vraiment magnifiques, peuplés de marmottes qui s'en donnent à cœur-joie, donc, mais aussi de vaches (évidemment ! un alpage sans vache serait comme un Anglais sans chapeau... absurde) qui meuglent et paissent, et du Rif de la Planche, aux superbes méandres et qui rejoindra plus tard la Romanche qu'on remonte depuis le Bourg-d'Oisans d'ailleurs. Avant une nouvelle montée vers le Col d'Arsine, ce sont d'imposants rochers qui s'invitent et parsèment l'alpage. Selon toute vraisemblance, ils ont été catapultés ici lors d'une guerre féroce entre Français et Italiens, sans doute aux alentours des années 1960, d'après les sources. 

Le Rif de la Planche, merci à lui

Les vestiges d'une guerre, donc...



Les marmottes :



Bref, on atteint le col assez vite (il est annoncé en 2h d'en bas). Et là, c'est le royaume des corbeaux. Et des rochers, toujours. Si bien que ce n'est que d'un corbeau l'autre, d'un rocher l'autre... Ils jouent aux rochers musicaux, au "rocher coassant" peut-être, mais le nom du jeu n'a été confirmé par personne de sérieux : ni journaliste, ni porte-parole du parti socialiste.

Du col, la vue est belle vers la Montagne des Agneaux (3664m) et au premier plan une moraine, derrière laquelle est coincé le lac du Glacier d'Arsine. Eh bien ! en route
La moraine, et derrière...


C'est un très beau lac glaciaire, un double lac en fait... on peut s'avancer dans les rochers entre les deux, quasiment jusqu'au pied du Glacier d'Arsine où c'est un incessant ballet de pierres qui chutent, qui roulent, mais c'est si minéral ici qu'elles ne trouveront pas mousse à amasser, en effet. 
Le lac quand on arrive, avec le glacier au fond

L'autre partie du lac, qui scintille

Plus près du glacier...

Vue d'ensemble partielle

Il n'y a plus, alors, qu'à redescendre par le même itinéraire, et saluer la Montagne des Agneaux :
Bonjour...


Quelques fleurs du jour : 
Alors c'est qui que vous reconnaissez ?

mardi 7 août 2012

Le sentier des moulins

 Une petite mise en jambes avant quelques jours alpestres. Direction la Loire, et le petit mais joli village de Saint-Médard-en-Forez. Là-bas, une petite boucle de 11,5 km (3h30 annoncées pour le marcheur lambda, j'ai mis un peu moins de 2h) en longères et traversées des petits (ou plus grand avec la Coise) cours d'eau des alentours. Le parcours est bien entendu assez vallonné, on joue aux montagnes lyonnaises en fait, pour finalement environ 400m de dénivelé. Pas mal de plat quand même, et quelques passages routiers pas toujours très agréables...



Bon, le sentier des moulins, d'accord les moulins, mais enfin n'allons pas nous imaginer déjà Rossinante... la Mancha... le heaume de Mambrin... Sancho Panza... Dulcinée du Toboso... Amadis de Gaule et moult Géants combattus avec force exploits - Don Quichotte, quoi. Non ! non ! rien de tout cela !... Absolument rien que l'allure du Chevalier à la Triste Figure, et c'est bien là l'essentiel.

de jolis bleuets

et... euh ?


dimanche 5 août 2012

Circuit de Saint-Marcel-l'Eclairé

Une petite ballade dans les Monts de Tarare avec ce petit circuit de 7 km (160m+) autour de St-Marcel-l'Eclairé et son vallon.

Annoncés en 2h20 dans le topo-guide de la FFRP, en réalité il faut 1h de moins en marchant très tranquillement. La vue sur Tarare est très limitée. Mais le vallon est très joli, et quelques campanules et œillets ajoutent des couleurs. Par contre, il est sans doute préférable de faire le tour dans le sens inverse à celui recommandé dans le même topo-guide, pour mieux profiter du paysage lors de la descente, et monter au-dessus de l'étang dans la forêt...

Il faut donc faire : 1 => 3 => 2 => 1

lundi 30 juillet 2012

Week-end auvergnat

D'abord la Vallée de Chaudefour, au pied du Puy de Sancy :
d'en bas...
d'en haut...

la Banne d'Ordanche et le Mont-Dore
sous le Sancy, le Puy de Dôme au fond
la Crête du Coq et la Dent de la Rancune, en fin de descente
Bilan :
Finalement, on n'a jamais fait que le tour de cet arbre (en 15 km et 3h)
+ 842m de dénivelé

Très jolie boucle auvergnate


 Le lendemain, un petit tour aux Puy de Lassolas (1187m) et Puy de la Vache (1167m) :
Après la montée dans la forêt, il reste à tourner autour du Lassolas
Le massif du Sancy et la Vallée de Chaudefour de la veille
Des petits puys
Le Puy de la Vache, destination suivante
Et le Puy de Dôme


Quelques bebêtes :
Le nom de son coiffeur ?



Son nom à lui ?


Un Milan noir ?


Et quelques fleurs :



Et en bonus, quelques photos prises au sténopé numérique :

 Bon, y a des progrès à faire...